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3.Les défauts optiques

15/07/2011 | Jean-Marie Sépulchre

Le vignetage est bien maîtrisé, avec 1 IL à pleine ouverture en 24 × 36 et 0,6 IL sur capteur DX. La distorsion en barillet régulier facile à corriger reste très correcte avec 0,61% sur le D3 et 0,32% sur le D7000. L’aberration chromatique est exceptionnellement basse sur le grand capteur (0,3 pixel) et reste excellente sur le petit capteur, car 0,6 pixel revient en réalité à des franges invisibles sur un tirage A2 !


Défauts optiques : les zones jaune et rouge montrent des défauts gênants.

Le test des briques
Des façades inhabituelles ont été photographiées en Raw avec notre Nikon D3, en mise au point de reportage, c’est-à-dire avec l’assistance électronique (le point vert s’allume dans le viseur quand la mise au point est correcte). Cette procédure ne pose pas de problème sur un sujet lointain ou à moyenne distance, mais il faudra être très attentif (et multiplier les essais) à courte distance, car même ainsi la mise au point sur un endroit très précis de l’image n’est pas évidente tout le temps.
Nous avons été étonnés du rendement à F1,4 avec peu de nimbé ni de franges en contre jour, et une profondeur de champ assez étonnante en pratique, bien qu’il soit évident que ce n’est nullement la vocation d’un 35 ultra-lumineux de photographier en plein jour des immeubles à pleine ouverture, et encore uniquement en soleil voilé, car en plein soleil l’exposition correcte pour 100 ISO est de 1/16000 de seconde, ce qu’aucun appareil ne sait faire. A partir de f/4 pour ce genre de sujet le résultat est parfait.





Façade en contre jour sombre.





Façade en soleil voilé.

Et en monture Canon ?

Samyang nous a confié deux exemplaires de 35 mm F1,4 mais celui en monture Canon s’est montré beaucoup plus rétif à l’usage que celui en monture Nikon : en effet, comme les tous premiers modèles vendus en 2010 à « prix plancher » le modèle en monture Canon ne dispose pas de présélection automatique du diaphragme (la visée s’assombrit quand on choisit une petite ouverture) ni d’assistance électronique de mise au point. Alors que sur tous les appareils Nikon un petit point vert s’allume dans le viseur quand la mise au point semble acquise (avec plus de précision sur les appareils pro que grand public, néanmoins) avec un Canon il faut essayer d’imaginer le bon réglage. Evidemment, en fermant le diaphragme la profondeur de champ rattrapera bien des choses, mais ce n’est pas franchement un fonctionnement moderne pour un ultra-lumineux et Samyang, qui a augmenté ses prix, devrait s’inspirer des modèles de la concurrence comme Voigtländer et Zeiss qui ont intégré des puces électroniques dans leurs modèles en monture Canon. La mise au point manuelle en live view est par ailleurs un peu moins précise en Canon qu’en Nikon, en extérieur au soleil c’est un véritable calvaire à utiliser et sur mire, nous n’avons jamais réussi à caler comme il convient l’objectif pour atteindre le niveau moyen au centre à F1,4 alors qu’aux ouvertures moyennes le piqué est aussi élevé que sur l’exemplaire en monture Nikon. En vidéo sur pied avec capuchon on profitera de la douceur de mise au point du Samyang, mais nous ne le conseillons pas du tout pour un usage généraliste en Canon, alors qu’il donnera satisfaction au Nikoniste, d’autant qu’il est meilleur en piqué que l’ancien 35 mm F1,4 AIS, pourtant légendaire !

Le bokeh

Le flou d’arrière plan du Samyang est très agréable, mais bien entendu pour en profiter avec un 35 mm il faut se rapprocher nettement plus du sujet qu’avec un 50 mm ou mieux encore un 85 mm de même ouverture. Nous avons traité au D7000 la même fleur qui a fait l’objet du test du Nikkor 50 mm testé le même mois.



Flou d’arrière-plan (Nikon D7000) et centre de l’image à 100%.

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