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Le Piqué

22/03/2010 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué

Le test a été effectué avec un boîtier EOS 7D en JPG style paysage, car nous avons déjà noté que le style standard est plutôt à réserver aux images douces comme les portraits. Le piqué est de très bion niveau à toutes les focales, et même excellent au centre dès les plus grandes ouvertures. Selon la focale on fermera le diaphragme d’un cran ou deux pour améliorer l’homogénéité, mais sauf à 85 mm où la couverture de champ est insuffisante à F5,6 ce zoom ne présente pas les baisses de netteté que l’on constate souvent en montant en focale, et il fera parfaitement son office à 135 mm. On notera une qualité véritablement excellente aux focales moyennes, ce qui est parfait pour la photo en « cadrage naturel » comme en portrait.

Ci-dessus la carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats

- 18 mm :

En paysage, on fermera à F5,6 pour une bonne couverture de champ, mais le piqué est déjà très élevé en zone centrale pour un usage reportage.

- 24 mm :

Les résultats à 24 mm sont très homogènes, le piqué devient excellent sur tout le champ à F8.

- 35 mm :

35 mm représente un cadrage standard naturel sur petit capteur, et le piqué est sans reproche sur tout le champ.

- 50 mm :

A 50 mm, focale parfaite pour le portrait, le piqué est maximal en zone centrale dès F5 et ne présente plus aucune faiblesse en paysage à partir de F5,6.

- 85 mm :

Même si le piqué reste toujours de très haut niveau au centre, le reste du champ est faible à pleine ouverture, on fermera à F8 pour un bon rendu (famille, voyage) et même à F11 pour des paysages très détaillés partout.

- 135 mm :

A la focale maximale, le résultat est excellent au centre et encore bon sur les bords à F5,6, ce qui est très utile par exemple en sport, la paysagiste préférera fermer d’un cran pour l’homogénéité de l’image.

RAW et corrections optiques
Le format RAW n’est sans doute pas ce qui sera le plus utilisé par la clientèle de ce zoom familial et passe partout, mais il faut souligner que les défauts optiques de vignetage, aberrations chromatiques et distorsion sont remarquablement corrigés par le logiciel Canon DPP (Digital Photo Professional) du moment que l’on possède au moins la version 3.7.2 qui reconnaît l’objectif. Par défaut en traitement par lot les contrôles ne sont pas activés, il faut les paramétrer pour la première image en automatique puis copier cette « recette » (fichier Canon de réglage) pour toute la carte à dématricer. Par exemple à 18 mm la distorsion tombe à 0,26 % au lieu de 1,44 % en JPG, l’aberration chromatique à 0,8 contre 2,4 pixels et le vignetage à 0,3 IL au lieu de 0,7. La distorsion négative des focales moyennes et longue est aussi bien corrigée. Cependant la netteté globale est nettement moins tranchante, et il faudra pousser la netteté, de préférence au final au moment de choisir une taille d’agrandissement sous Photoshop, car DPP semble programmé pour délivrer des fichiers très doux, ce qui est idéal pour des tirages A2 voire A1…mais on peut penser qu’une bonne partie de la clientèle à laquelle est destinée ce zoom fera plus souvent des A4 qui paraîtront en réglage par défaut nettement plus mous qu’en JPEG. Au final, on souhaiterait que Canon intègre aussi – comme Nikon le fait sur ses boîtiers récents – une correction d’aberration chromatique sur les JPEG natifs !

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