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ACDSee Photo Studio Ultimate 2020 : une pluie de nouveautés

15/10/2019 | LAURENT KATZ

L’édition 2020 consolide la gestion des calques, améliore la manipulation des visages, s’ouvre à l’HDR et facilite l’attribution des mots-clés. Le grand chambardement de l’intelligence artificielle, quand nombre d’éditeurs s’en sont emparés, n’est pas encore de mise, mais l’éditeur y travaille.

ACDSee Photo Studio Ultimate 2019, qui a introduit la reconnaissance faciale, s’est ouvert en 2019 aux fichiers Raw compressés de Fujifilm. Cette visionneuse d’origine, devenue depuis un puissant catalogueur, un convertisseur Raw, un retoucheur en mode non destructif assorti de fonctions créatives, passe à un niveau supplémentaire avec cette édition 2020 qui amène nombre de fonctions introduites depuis plus ou moins longtemps par ses concurrents. Sans pousser sur l’intelligence artificielle, qui en est au stade de la recherche et du développement comme aide au catalogage. Les logiciels sont toujours perfectibles et leur champ fonctionnel incomplet, même quand il s’agit d’un poids lourd comme ACDSee Photo Studio Ultimate.

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Quand elle n’est pas sûre, la reconnaissance de visage propose le nom d’un visage similaire.
(photo LK)

En matière de catalogage et d’identification des photos, la détection et la reconnaissance de visages progressent avec des suggestions de nom quand le logiciel perçoit un visage déjà enregistré. Par ailleurs, les données relatives aux visages peuvent désormais être intégrées à la photo elle-même ou importées dans le catalogue depuis l’image.

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La gestion des visages.

La gestion des mots-clés, hiérarchiques comme il se doit, propose maintenant, et cela rappelle les Ensembles de mots-clés de Lightroom CC, un tableau facilitant rapidement leur attribution. Des groupes de mots-clés peuvent ainsi être enregistrés et le tableau défini avec un nombre de lignes variant entre 1 et 25, et de colonnes compris entre 1 et 10. Soit 250 au maximum par groupe. On notera aussi que les nuages Dropbox et OneDrive font leur apparition dans la liste des dossiers, que les fichiers PDF et les documents de Microsoft Office (fichiers Word, Excel et PowerPoint) sont affichés, en tant que vignettes et avec une visualisation de leur contenu. Et qu’enfin, le Panier d’images, pour une référence temporaire à des photos, se multiplie : il est permis d’en créer cinq.

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Ce n’est pas nouveau : le logiciel propose des statistiques sur la photothèque.
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La hiérarchie des mots-clés et les nouveaux ensembles de mots-clés prédéfinis et modifiables (cliquer pour agrandir).

Le logiciel s’ouvre aussi à un monde que des concurrents ont déjà investi, la fusion d’image. Si le Panorama est encore absent, mais en cours de développement, la fusion HDR et l’empilement de mise au point (focus stacking) sont introduits. Assez maladroitement il est vrai et avec des bogues.

Pour l’HDR, il n’y a pas la production d’un fichier intermédiaire à dynamique étendue, en 32 bits, juste la création d’une image Jpeg selon quatre canevas : noir & blanc, détaillé, dramatique et naturel. Avec pour résultat des dérives colorimétriques marquées, parfois incompréhensibles au regard des photos constituant la séquence de bracketing, et sans pouvoir influer sur le mappage tonal. On peut juste espérer que des correctifs viendront améliorer cela, tant en termes de paramétrage que de résultat.

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La fusion HDR, pour une première implémentation dans ACDSee Photo Studio, mérite des corrections pour éviter les dérives colorimétriques.
(photo LK)

Pour l’empilement de mise au point, la seule série de photos que j’ai envoyée au logiciel se traduit effectivement par l’élargissement escompté de la profondeur de champ, au prix d’artefacts indésirables. Là encore, une mise à jour est espérée.

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L’empilement de mise au point (focus stacking) génère des artefacts (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Le traitement des images s’enrichit de la reconnaissance des appareils photo récents, listés ci-dessous.

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Les nouveaux Raw pris en charge par cette version 2020.

L’amélioration et la retouche évoluent avec une extension de l’outil de clonage qui tient compte des pixels en bordure de la zone recopiée, pour offrir une fusion plus naturelle, à l’image de ce que propose la dernière version de Corel PaintShop Pro. Autre ajout, très en vogue en ce moment, la prise en compte de table de couleurs (Lut - Look-Up Table) qui définissent pour chaque teinte en quelle autre teinte elle est transformée. Ce qui tient aussi compte aussi de la saturation et de la luminosité, permettant des évolutions colorimétriques et tonales importantes.

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Une des options du clonage tient compte des pixels environnants pour parfaire la fusion (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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L’usage des Luts propose de modifier drastiquement la colorimétrie de la photo originale (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

L’outil Calques s’enrichit fortement et il lui manque encore la faculté de créer des groupes de calques. Cependant, les Styles de calque sont introduits, facilitant la création d’encadrement, d’effet de biseautage ou d’ombrage, assorti d’une fonction Copier/coller pour reporter les styles d’un calque sur un autre. Dans le contexte de mise en calque apparait l’élargissement de la zone de travail, l’équivalent sous Photoshop CC de Image>Taille de la zone de travail. Par exemple, une photo de 6 000 x 4 000 pixels, tout en ne subissant pas de variation dimensionnelle, pourra se retrouver dans un fichier de 6050 x 4 050 ce qui équivaudra à créer un encadrement. Autre usage, le regroupement de trois images dans un fichier trois fois plus grand pour les juxtaposer et créer un triptyque.

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Une gestion complète des calques avec une multitude de calques de réglages est présente dans la section Edit (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Les calques se sont enrichis de styles : ici pour créer une bordure (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

L’ajout de texte, déjà présent dans les versions précédentes, évolue significativement. Il devient maintenant un calque à part entière, participant de manière plus souple au photomontage et à la création de documents simples, comme une affichette ou une carte d’anniversaire.

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L’ajout de texte est maintenant introduit en tant que calque (cliquer pour agrandir)
(photo LK)

Il existe plusieurs versions : ACDSee Photo Editor, ACDSee Photo Studio Home 2020, ACDSee Photo Studio Professional 2020 et ACDSee Photo Studio Professional 2020 ; ces deux derniers traitent le Raw et seule la version Ultimate offre la gestion des calques. La mouture française est prévue pour fin octobre.

Le logiciel fonctionne en 64 bits seulement sous Windows 7 (SP1), 8, 8.1 et 10. La version pour macOS, Photo Studio for Mac 5, est fonctionnellement bien plus réduite. La licence perpétuelle, pour un usage personnel sur un maximum de cinq ordinateurs, est vendue 172,49 €, l’abonnement annuel à 102,35 € (10,24 € mensuellement) octroie en plus Photo Studio pour Mac 5, Video Studio 4, Video Converter 5 et 50 Go de nuage.

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Les effets applicables aux photos n’ont pas bougé : il y en a toujours soixante (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

- Le site américain d’ACDSee
- Le site français d’ACDSee
- Le site du distributeur français Avanquest

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