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AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G : Le piqué

14/03/2012 | SEPULCHRE Jean-Marie

Le piqué

L’objectif a été mesuré sur des Nikon D3s et D7000 et les résultats sont absolument superlatifs, aussi bien en JPEG qu’en RAW, soit un sans faute absolu grâce à une netteté excellente sur tout le champ dès la pleine ouverture. Les graphiques montrent les mesures obtenues sur des fichiers NEF ouverts par Capture NX2. Les résultats à pleine ouverture sont particulièrement appréciables, car le modèle AFD ne devenait excellent qu’en fermant à f/2,2 alors que le nouveau modèle atteint ce grade dès f/1,8 rejoignant ainsi son ancêtre à mise au point manuelle très performant aussi sur ce plan, mais très délicat à mettre au point. Ce modèle fait bien partie de la nouvelle famille des f/1,8 Nikon pour lesquels cette performance a été visiblement recherchée par les concepteurs. Avec un capteur très « razor sharp » comme celui du D3s nous conseillons même de passer en « neutre » ou « portrait » pour ce type d’usage, trop de piqué peut nuire dans certains cas. Après bouclage du journal nous avons eu la chance de pouvoir refaire un nouveau test avec un Nikon D3x, même en JPEG (notre graphique) les résultats sont excellents, ce qui augure très bien de l’usage sur un futur D800, dont la densité de photosites équivaut à celle d’un D7000 !


- Ci-dessus : Carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats.

GIF
- Ci-dessus : Piqué selon l’ouverture pour Nikon D700/D3s (format 28 × 42 cm).


- Ci-dessus : Piqué selon l’ouverture pour Nikon D7000/D5100 (format 32 × 49 cm).


Piqué selon l’ouverture pour Nikon D7000/D5100 (format 32 × 49 cm).

Pourquoi photographier à pleine ouverture ?
Si nous sommes enthousiastes par rapport aux optiques présentant un piqué très élevé à pleine ouverture, il faut bien reconnaître que leur usage n’est pas si fréquent dans ces conditions et que par exemple des portraits avec une telle focale seront meilleurs autour de f/5,6 si on veut photographier un modèle de trois quarts avec les deux yeux nets. Cependant quand des sujets sont mobiles et en faible lumière il est très appréciable de disposer d’un excellent piqué et de vitesse d’obturations élevées : en fait, un zoom pro f/2,8 avec anti vibrations ou un objectif macro stabilisés peuvent être plus pratiques pour des détails intérieurs de monuments, mais les objectifs à grande ouverture permettent de choisir des vitesses plus rapides. A ce jeu, les 85 mm f/1,4 sont encore plus performants, mais le Nikkor AFS f/1,4 vaut quatre fois le prix du nouveau f/1,8 !
MDLP N°44, Avril 2012
- Retrouvez l’intégralité de notre test du AF-S Nikkor 85 mm f/1,8G dans notre numéro quarante-quatre du MondedelaPHOTO.com, actuellement en kiosque.
- Lire le sommaire du N° 44 de MDLP

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  • bonjour ! c’est a nouveau moi apres moult test de 85mm. j’ai acheté un sigma, optiquement sans defaut, un piqué a jeter mon 50 1.8G.. mais retourné 4 jours plus tard pour egalement moult raisons concernant l’autofocus et la construction... 2 exemplaire essayés au salon en novembre plus le miens, tous avec un probleme sans exception. j’abandonne sigma jusqu’a ce qu’il en ai terminé avec leur nouvelle gamme "art".
    je suis donc a nouveau en course mais cette fois chez nikon d’ou la grande question 1.4G ou 1.8G ? beaucoup d’utilisateurs affirment que le 1.8G est mieux piqué, que tous les tests le montrent, qu’il donne aparemment toute la mesure du d800 notamment (pas le 1.4) et que pour le prix il n’y a meme pas a se poser la question.

    cependant...
    apres avoir lu maintes revues, relis le test des objectifs sur le d800 que je vous ai acheté ;) je dois vous dire que je ne suis qu’a moitié d’accord ! et cela me fais vous demander quel protocole de prise de vue et de test vous et vos collegues des autres revues vous utilisez ? (jpegs, raw, raw + sharpening ?)

    avec mes petits tests d’amateur pas scientifique, je me suis mis sur l’ordinateur en rentrant chez moi pour regarder un peu les fichiers des objectifs que j’ai utilisé au salon de la photo et en magasin et je dois vous dire que j’ai eu des surprises :

    a premiere vue, l’ordre établi des revues sur les tests de piqué y compris les votres donne le classement suivant et c’est egalement ce que j’ai pu vérifier par mes propres yeux en sorti de boitier en raw. pour les optiques que j’ai testé/possède :
    1)nikon 85 1.8G
    2)sigma 85 1.4 quasi egal
    3)nikon 50 1.8G
    4)nikon 85 1.4G

    quelques subtilités cependant, le sigma a la meilleure définition mais le nikon 85 1.8 a un meilleur contraste, meme remarque entre le 85 1.4G avec sa définition et le contraste du 50 1.8G.

    après avoir procédé au développement sur lightroom, l’ordre a changé, alors que les memes parametres ont été appliqués au images ! parfois avec ajustement de la lumiere pour faire ressortir le maximum de details. le tout a été poussé aux limites de la dégradation d’image. les tests n’ont été effectué qu’au centre de l’image a pleine ouverture je précise, cela pourrait être une tout autre histoire dans les coins..

    A ce petit jeu la le 85 1.4G s’en sort haut la main ! et qui plus est sur l’ensemble de l’image apres avoir testé un sujet décentré, big applause pour nikon. le sigma était de base exceptionnel et est au niveau. quand aux 85 et 50 1.8G ils sont capable de faire du tres tres bons des la sortie du boitier mais on dirait qu’ils calent sur le micro contraste des très fin détails, surtout le 50mm qui doit être fermé a 2.2/2.5 pour révéler autant de fin détails que les trois 85 ! j’en suis resté pantois... mais pas si étonnant d’après certains testeurs : nasim mansurov dis dans sa confrontation entre le 85 1.8G et le 1.4G ceci :

    “As you can see, the Nikon 85mm f/1.8G still seems sharper than the 85mm f/1.4G. But now we can see why – the Nikon 85mm f/1.4G has more visible chromatic aberration wide open. If it wasn’t for CA, the 85mm f/1.4G would have looked as good or better “–

    laisser l’image telle quelle, c’est un peu comme avoir un d800 et prendre des jpegs...

    mes tests n’ont rien de fiables certes, mais cela confirme ce que mes yeux ont vu et que je n’ai pas rêvé... avec un bon post processing, les AC enlevées il en sort une toute autre image. pour mes petits tests j’ai utilisé a courte distance des textures très compliquées et très détaillées tels des cartons publicitaires en magasin et boite a chaussure a la maison qui reflètent une certaine granulation difficile a mettre en évidence aux grandes ouvertures. si vous êtes curieux je vous enverrai des prints screens.

    peut etre je suis a coté de la plaque et mes yeux voient ce qu’ils veulent voir mais il m’a semblé de maniere encore plus évidente que les optiques, de même que les boitiers mais dans une moindre mesure, ont un "potentiel" a la façon d’un fichier raw qu’il faut développer. et qu’a ce titre le prix d’un 1.4G en apparence mou en sorti de boitier, se révèle être un instrument de précision plus qu’on ne l’imaginait, pourrait être justifié pour un professionnel qui est capable d’en tirer le meilleur. peut etre est-ce le prix de "l’excellence" face a un "simplement" excellent 1.8G. dailleur je serais curieux de voir ce que donnerait un fichier sur un D800E traité avec dxo optic pro qui il parait est le meilleur software pour le sharpening, nous risquerions d’être ébloui...?

    tout ça pour dire que je n’avais pas l’intention de dépenser autant d’argent pour un 85 mais c’est tentant.. surtout si on considère sa capacité a garder toutes ses propriétés face au soleil, 2/3 stop supplémentaire en lumiere, un micro contraste tres fort, une pdc encore plus courte et créative, un flou encore plus doux... ça vaut peut etre le coup ce nano crystal malgré le prix apres tout. comme vous avez dit, les 85 peuvent provoquer des coups de foudre !

    je voulais simplement partager mon expérience avec vous et me rappeller a l’occasion, qu’aujourd’hui en numérique c’est le photographe ET l’infographiste qui fait de belles photos... pas l’appareil, ni l’objectif.

    • Brêve réponse sur notre protocole : pour les produits "pro" nous testons en général en RAW mode standard développé par le logiciel du contrusteur, sauf quand le JEG boitier est plus piqué (cela arrive souvent avec certaines marques dont le développeur est mauvais, comme Fuji ou Sony par exemple), auquel cas nous utilisons le JPEG de l’appareil. Pour les produits amateur nous ne testons qu’en JPEG ; Jamais nous ne poussons le fichier au piqué maximal permis par les post traitements (et d’ailleurs, pourquoi choisir LR alors que DxO est encore meilleur puisqu’il rattrappe le piqué sur les bords !) et jamais nous ne donnons de note pour le 100% écran (même si nous publions nos crops de brique à fin de comparaison) mais pour le format nominal permis par le capteur à 254 pp (soit 40 x 60 cm pour un 24 Mpix...alors qu’à 100% écran à 96 ppp ce n’est plus 60 cm de large mais 1,50 m !
      Mais quand on cherche la limite absolue en effet on peut pousser les fichiers jusqu’à ce qu’ils aient un aspect "numérique" c’est à dire...plus net que nature ;o)

    • mhm it makes sens... il est assez rare de faire des impression beaucoup plus grandes. effectivement pourquoi choisir lightroom, je pense qu’on ne peux pas avoir tous les logiciels a moins justement de faire encore plus grand ! Peut etre que ça demontre que l’utilité du potentiel de tel matériels, d800/85 1.4G n’a de sens que si on utilise les outils adaptés pour les impressions en conséquence. soit des panneaux pour abri bus par exemple ! mais bon, faisons nous plaisir, en plus ça fait marcher l’économie ^^