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Adobe Creative Cloud : à la conquête du temps perdu

13/09/2017 | Laurent Katz

C’est à l’IBC (International Braoadcasting Convention) qui se tient à Amsterdam du 14 au 19 septembre qu’Adobe présente les dernières évolutions du Creative Cloud, dans les compartiments audio, vidéo et animation. Avec pour mot d’ordre : gagner du temps pour produire plus et mieux, notamment en travail collaboratif.

Après le salon NAB 2017 où l’accent était mis sur l’aspect travail collaboratif, assorti d’apports fonctionnels, Adobe présente en cette fin d’été des évolutions sous le crédo du temps. Le parcours des apports introduits dans ces logiciels montre que cet aspect mis en avant, s’il est bien réel, relève aussi de l’artificialité du marketing, car enrichir fonctionnellement des logiciels, introduire des automatismes et des optimisations se traduisent inévitablement par du temps gagné et c’est souvent le cas au passage d’une version à l’autre. Est-ce qu’aller de plus en plus vite et produire de plus en plus est une bonne chose ? Pas forcément d’un point de vue sociétal, mais pour alimenter à flux continu le web, les réseaux sociaux et la production audiovisuelle, c’est évident. Surtout quand des outils deviennent aussi complexes que les logiciels du compartiment audiovidéo du Creative Cloud, à savoir Premiere Pro, After Effects, Audition et Character Animator.

Alors, faire circuler les données plus facilement entre applications, améliorer l’ergonomie, renforcer le travail collaboratif autour de projets ambitieux mettant au travail plusieurs équipes, créer des outils pour réduire les interventions manuelles… voilà ce qui ressort des nouvelles versions de plus en plus ouvertes sur la vidéo immersive. Sans oublier une évolution attendue d’Adobe Stock qui propose maintenant des graphiques animés.

Commençons par Premiere Pro qui, revendique Adobe, est le seul logiciel LNE (Non Linear Editing), à permettre l’ouverture de plusieurs projets et le travail collaboratif sur un même projet, simultanément dans les deux situations. Avec la faculté de copier/coller des sections de l’un à l’autre — un générique par exemple. Pour éviter des mises à jour concurrentes, un système de verrouillage bloque un projet en cours d’édition. Et pour clore cet aspect, Adobe facilite la communication entre les intervenants d’un projet quant à la notification des changements apportés à ce dernier.

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Première Pro est capable de simuler à l’écran ce que vera le spectateur chaussant des lunettes de réalité virtuelle (cliquer pour agrandir).
(doc. Adobe)

Une attention toute particulière est apportée, dans Premiere Pro comme dans After Effects, aux vidéos immersives sur 180°/360°. Dans ce dernier, un espace de travail leur est spécifiquement dédié. Dans Premiere Pro, une commande de visualisation relie directement le logiciel à des lunettes de réalité virtuelle (Oculus Rift ou HTC Vive), superposant même à l’image une section de la ligne de temps et un télécommande virtuelle. Les deux logiciels s’enrichissent aussi d’effets applicables aux images 360° (VR Blur, VR Glow, VR Sharpen, VR De-noise, VR Chromatic Aberration), comme Premiere Pro offrant aussi de nouvelles transitions (VR Iris Wipes, VR Mobius Zoom, VR Spherical Blur , VR Gradient Wipe, VR Random Blocks, VR Light Rays, VR Light Leaks et VR Chroma Leaks ).

After Effects gagne, pour ceux qui affichent des graphiques statistiques, des animations fondées sur des contenus chiffrés. La convivialité et l’ergonomie sortent renforcées d’un clavier virtuel servant à lister, modifier, ajouter les raccourcis-clavier, d’une liste des polices de caractères montrant leur véritable aspect . Character Animator, qui quitte son état de bêta version, gagne en finesse d’animation des lèvres et sourcils, en animation comportementale, avec une gestion des collisions qui tient compte des lois physiques ou de l’opacité des composants de chaque marionnette.

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Le niveau sonore de la musique qui doit s’effacer devant un commentaire est ajustable automatiquement dans Audition (cliquer pour agrandir).
(doc. Adobe)

Le dernier membre du quatuor, Audition, offre la commande Auto-ducking qui, pour le coup, va faire gagner du temps à celui qui cherche à réduire le volume de la musique d’arrière-plan quand un commentaire ou un dialogue s’instaure. Avant, il fallait agir manuellement sur cette piste musicale. Maintenant, c’est un composant de Sensei (l’intelligence artificielle made by Adobe) qui s’y colle, laissant ouverte la porte aux ajustements manuels pour parfaire la procédure.

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Dans Audition, les enveloppes de fondu sonore à l’ouverture et à la fermeture sont ajustables symétriquement en volume et courbure.
(doc. Adobe)

- Le site d’Adobe

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