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Adobe Max 2019 : Photoshop sur iPad

15/11/2019 | LAURENT KATZ

À l’occasion du salon Adobe Max 2019 , à Las Vegas, Adobe montre les évolutions technologiques de cette fin d’année, certaines déjà distillées comme des pré-annonces depuis des semaines, ou des mois comme la tant attendue version de Photoshop sur les tablettes Apple.

À l’heure où nombre de logiciels ne jurent que par Windows 10 ou une version récente de macOS, le lecteur intéressé par cette mouture tablette du plus emblématique des logiciels d’imagerie doit savoir que seul l’iPad est concerné et que les tablettes Android 1sont pour l’instant ignorées. Mais Adobe indique : « Nous continuerons à rendre Photoshop compatible avec d’autres appareils, vous donnant ainsi plus de choix d’outils de travail ».

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L’écran d’accueil (cliquer pour agrandir).
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Les outils d’apprentissage (cliquer pour agrandir).

Tous les iPad ne sont pas compatibles, seuls les iPad Pro 9.7, 10.5 et 12.9 pouces de deuxième génération au minimum, les iPad à partir de la cinquième génération, les iPad Air 2 et 3, les iPad Mini 4 et 5, avec iPadOS 13.1 ou supérieur acceptent l’app. Le logiciel est intégré au Creative Cloud global (tous les produits Adobe, 100 Go de nuage, 60 €/mois) ou dédié à la photo (Photoshop CC et les différents Lightroom, 20 Go de nuage, 10 €/mois). A signaler, même si les services ne sont pas les mêmes, qu’Affinity Photo, fonctionnellement plus riche et doué pour le photomontage, est vendu 22 € en licence perpétuelle.

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L’interface, avec la Barre d’outils à gauche et les panneaux, dont le gestionnaire de calques, à droite (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Les principales fonctions de retouche correspondant aux calques de réglages.

Photoshop pour iPad est encore incomplet en matière de retouche photo. Ce n’est pas un péché originel qui va entacher la vie de l’application mobile. Souvenez-vous, avant de devenir une excellente application, Lightroom Mobile était vraiment indigent en matière de fonctionnalités. Pour la version inaugurale, Adobe s’est attaché à la retouche en mode minimal (oubliant les Raw au passage !), au photomontage créatif à base de calques et à l’ubiquité des fichiers traités entre équipements sédentaires (ordinateur de bureau) et nomades (portable et iPad) par le biais du Creative Cloud.

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L’écran d’accueil de Photoshop montre les images traitées par la version iPad, avec l’extension PSDC (cliquer pour agrandir).
(photos LK)

Les évolutions vont s’enchainer pour consolider l’aspect fonctionnel, qui aujourd’hui concerne les manipulations de fichiers, les calques, le masquage et les retouches de base. La liste des fonctions de la version de bureau absentes ici est longue comme une nuit sans fin, en matière d’outils de sélection, de filtres, de traitement du bruit, d’ajustement des couleurs et de la tonalité, de fusion de plusieurs images pour le panorama, l’HDR ou l’empilement de mise au point. De prochaines mises à jour apporteront la rotation de la zone de travail, la sélection du sujet par l’intelligence artificielle, l’amélioration du contour de sélection, un pinceau plus riche en options. Plus ce que les usagers demanderont en nombre et avec insistance, Adobe y est attentif pour les évolutions. Et on l’attend impatiemment qu’une énorme omission soit comblée, le traitement des Raw, qui pour l’instant est délégué à Lightroom Mobile afin de produire un fichier Jpeg ou Tiff à l’intention de Photoshop iPad.

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La gestion des calques, avec la barre d’outils à droite donnant accès à des commandes pour manipuler ces derniers (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Les commandes liées à la gestion des calques (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

L’interface a été adaptée à la tablette, avec quantité de gestes tactiles, à effectuer avec les doigts ou un stylet. La gestion des calques a fait l’objet d’un certain éparpillement des commandes qui pourrait irriter ceux qui ont une pratique intensive du photomontage et des calques de réglages. Cela pour tenir compte de la taille de l’écran des iPad. Mais le tout jeune logiciel va évoluer vite et Adobe pourrait revenir sur l’emplacement contesté de certains réglages, comme celui de l’opacité, pour des accès plus immédiats.

Un autre Photoshop est en gestation, Photoshop Camera, pour l’année 2020. Prévue sous Android et iOS, cette app de prise de vue utilisera intensivement AI Sensei (les techniques d’intelligence artificielle d’Adobe) pour optimiser des photos, proposer des filtres et effets. Instagrameurs, influenceurs et autres blogueurs semblent être les cibles privilégiées.

- Le site d’Adobe Max
- Le site d’Adobe

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  • Adobe et apple : la complicité des arnaqueurs.
    Ou, en novlang, du win-win.

  • "Le logiciel est intégré au Creative Cloud global (tous les produits Adobe, 100 Go de nuage, 10 €/mois) ou dédié à la photo (Photoshop CC et les différents Lightroom, 20 Go de nuage, 60 €/mois)"
    Il fallait bien lire l’inverse : 60E/mois pour la version complète, 10E/mois pour la version photo ;)

    Comme tous, bien déçus de cette annonce, surtout que ça fait un bout de temps qu’ils communiquent dessus. Ca va s’ameilliorer petit a petit, mais en attendant il faut payer le prix fort..

  • J’ai quitté Adobe (LR6 + CS6) avec grand plaisir et vraiment sans regret, bien au contraire, puisque je peux enfin développer les fichiers de mes nouveaux boîtiers.
    j’utilise notamment Affinity Photo et Capture One pro 12 en version perpétuelle ; ce dernier est un outil vraiment professionnel.
    Aujourd’hui, Adobe c’est surtout du marketing.
    Alors Photoshop sur Ipad, je rigole !

  • En fait c’est toujours la même rengaine et toujours les mêmes qui postent leurs commentaires contre Adobe. Bla bla bla
    Rien de constructif... de l’amertume exacerbée... allez une petite cure de Maalox s’impose. Vous n’aimez pas Adobe vous êtes allés voir ailleurs... tout le monde s’en f..
    Certains pros utilisent les produits Adobe (il faut juste rappeler que ce sont à la base des produits pour les professionnels) et n’y voient que des avantages.
    En ce qui concerne le sujet et comme l’écris Sebas on peut être déçus par cette première mouture et pour ma part je ne vois pas trop l’intérêt de traiter ses photos sur une tablette...

  • Non, c’est plutôt constructif car cela montre que des utilisateurs aguerris ont changé de process avec succès malgré la désinformation, la pollution intellectuelle et le matracage marketing pour une enseigne peu respectueuse des plus anciens et fidèles utilisateurs.
    Essayez C1 et après vous pourrez peut-être vous offusquer :)

  • @5 Le sujet de l’article est Photoshop... vous le comparez à C1 ? Vous pouvez argumenter ??
    Et qui vous dit que je ne l’ai pas testé ?

  • Si vous l’aviez testé vous ne feriez pas cette réponse.
    Si vous souhaitez des arguments, commencez par utiliser la version "pro" et après nous en reparlerons.

  • @7 C’est bien ce que je pensais... comparer un développeur RAW qui a quelques fonctions complémentaires comme la gestion de couches à un logiciel de retouche... ouarffff rires
    Allez bonne journée !

  • @8
    Le monsieur, ne comparait pas C1 à Photoshop mais à LR puisqu’il utilise aussi Affinity Photo pour remplacer CS

  • Bonjour tout le mon.
    Je trouve dommage que cette version ne puisse être prise sans abonnement...
    J’ai Affinity Photo et Designer sur iPd et PC (super) ainsi qu’Affinity Publisher sur PC. C’est trop bon comme suite.
    Finit l’abonnement mensuel Adobe à 60 euros (même s’il y a une promo actuellement), je garde celui à 12 euros.

    En ce qui concerne la gueguerre entre C1 et LR...

    Pour moi, elle n’as pas lieu.
    Je travaillai sur LR depuis très longtemps en remplacement d’Apertue sur Mac. Puis je me suis mis à tester C1...
    Au début bof bof, pour l’interface. Mais depuis trois versions (et bientôt 4 avec la version 2020 qui arrive) je n’ouvre plus LR... pour le traitement de mes images , sauf pour montrer autour de moi comment ça marche ; = ) car je forme en graphisme, retouche et gestion photo dans le Nord...
    LR est devenu mon logiciel de gestion des images (400 000 images et ça commence a ramer un peut).
    Je travaille donc sur C1 pour sa qualité de traitement et finalement son interface qui est au final pas mal quand on fini par l’apprivoiser. Il est beaucoup plus complexe que LR d’approche pour vraiment le cerner, mais ça vaux vraiment le coup. Je travaillais aussi avec DXO (trop fort sur les hauts ISO) mais lent pour des gros volumes de photo. Et puis autour de moi, dans les studio pro, ils sont beaucoup sur C1. Pour beaucoup d’autres LR est la ref. Et il marche aussi très bien, il a pour lui une accessibilité plus grande au départ et des modules tel que la création de livre ou la gestion des images mieux faite à mon avis. La partie gestion des images est meilleur, plus approfondie. Je forme des clients dessus.
    En fait, ça dépends de l’usage.
    LR ne travaille que si les images sont liées au niveau de la base de donnée (liées et pas intégrées). Capture One peux s’en passer) Chacun a ses avantages. Pour moi c’est C1 pour le traitement de reportages, avec Photo Mechanic pour l’Editing.
    Il y a plus de doc pour LR que C1 dans le Web, et plus facilement en Fr.
    Mon passage à C1 a donc été laborieux, mais j’en suis contant.
    Depuis peu, j’ai traduit le livre d’un auteur danois Nils Wille Christoffersen (en Anglais) sur C1 version 12. ça à été pour moi un vrai déclic, c’est une mine d’or de 500 pages avec tous les aspects du programme traité. Nous constatons ça supériorité dans certains domaines ( pas tous comme je l’ai dis plus haut) Mais il fait bien comprendre les processus.
    https://rawcaptureguide.com/
    https://gumroad.com/l/capture12guide
    Ce qui n’est pas dit sur le site c’est qu’une version Fr est dispo aussi sur le site, ça m’a pris 3 mois en temps masqué, des jours de boulot de fou mais je suis pas trop mécontent du résultat. Le livre est à 19$ (HT) pour Nils Wille Christoffersen … en US et Fr
    L’auteur a vraiment fait un super boulot.
    La version 2020 arrive, mais avec ce livre en PDF la progression est bien plus évidente. Plein d’aspects se sont éclairés pour moi !
    EN tout cas bon usage de vos logiciels et de vos boitiers ;-) !!!!!

  • Merci messieurs !
    je me sens moins seul :)
    A propos de C1, c’est vrai que lorsque qu’on vient de LR au début on tatonne mais ensuite finalement on ne veut plus s’en séparer à condition de prendre la version "pro" car les versions style "Fuji" sont trop bridées.
    Quant à Affinity Photo, j’en suis également très content !
    Comme quoi on peut très bien se passer de Mr Adobe y compris dans un cadre professionnel.
    je reconnais tout de même à LR le mérite du module livre tout en regrettant sa pauvreté d’utilisation (professionnellement ce n’est pas vraiment utilisable quand on travail avec de vrais imprimeurs).
    Avec C1, j’apprécie la possibilité de renommer en lot très facilement, l’agencement modulable, la possibilité d’insérer et de déplacer les outils.
    A dire vrai, l’interface est plus austère chez Phase One mais C1 fait moins "grand public" que son concurrent direct...

  • Avis aux amateurs.
    Désireux de me libérer des chaînes, je viens d’acquérir PhotoLab 3 et en une soirée, venant de LR, j’y retrouve tout ce que j’attends d’un tel programme (sachant que, n’étant pas Pro, ni producteur de dizaines de milliers de photos par an, je n’ai pas besoin de ’cataloguer’ : une arborescence adéquate, sous windows, me suffit).
    Tout ça pour le prix d’un an de location chez le tondeur de moutons !