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Adobe au salon NAB

05/04/2019 | LAURENT KATZ

Depuis le lancement du Creative Cloud sur abonnement, avec des mises à jour constantes au fil des mois, les événements internationaux sont des étapes marquantes, comme Adobe Max à l’automne ou encore le salon Nab qui se tient à Las Vegas, cette année du 6 au 11 avril. L’occasion de faire évoluer la partie audiovidéo de la suite Adobe.

Les sorciers de la statistique ont sorti de leur chapeau cornu un chiffre que reprend Adobe : d’ici 2021, il y aura chaque semaine 604, 8 milliards de minutes de vidéos produites chaque semaine. Admirez la précision. Mais à l’heure où la moindre incartade d’un matou, le moindre trait d’eye-liner d’une blogueuse mode ou le plus insignifiant trait d’humour d’un ado dans sa chambre se traduisent par du filmage, on imagine qu’en ajoutant les productions télévisées, filmiques, documentaires ou publicitaires, la durée totale des vidéos produites est astronomique.

On sait que la vidéo demande une puissance informatique considérable. Adobe travaille constamment l’aspect performance qui repose sur l’optimisation des logiciels. Notamment leur capacité à profiter des architectures de pointe des ordinateurs, comme la présence d’un couple de cartes graphiques, quand une seule suffit généralement pour piloter deux moniteurs en même temps. L’idée est de mettre à contribution les GPU (le processeur graphique de la carte) pour opérer des calculs intensifs, et en 4K ou 8K, ils le sont. Pour appliquer des effets avec Premiere ou After Effects, calculer des animations avec Character Animator, opérer le suivi de masquage ou lancer le rendu d’un montage en vue de son exportation dans un format vidéo standard. Les performances ont été optimisées avec l’usage d’une paire de processeurs graphiques dans Premiere Pro. Adobe donne comme exemple l‘exportation d’un clip de 30s en UHD qui prend 0,45s contre 2,52s avec un seul GPU.

Au chapitre des nouveautés fonctionnelles, on ne s’étonne pas de voir l’intelligence artificielle s’inviter dans After Effects pour du remplissage automatique de l’arrière-plan en fonction du contexte… que propose Photoshop depuis plusieurs versions. Les zones à supprimer sont masquées et AE analyse, image après image, leur environnement en se fondant sur l’ensemble du clip, pour reconstituer l’arrière-plan. Il reste possible, pour guider le processus, d’agir manuellement, sous Photoshop, sur des images intermédiaires qui deviennent des images de référence. Adobe précise que ce n’est pas parfait, mais que les ajustements qui restent consomment infiniment moins de temps qu’un travail image par image. Et ce sera une aide appréciable pour les vidéos à 360° pour supprimer les éléments indésirables, le trépied ou la perche par exemple.


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Le remplacement des objets indésirables en fonction du contenu (une recréation de l’arrière-plan fondée sur l’intelligence artificielle) est introduite dans After Effects. Il faut sélectionner les zones dans la première image de la séquence, les supprimer et activer la fonction qui recalcule les pixels de remplacement, image après image
(doc. Adobe)

Affichage sans contrainte
Dans Première Pro, l’affichage Freeform apporte une nouvelle manière de voir les clips du projet en vue d’un montage. Non pas triés selon un des critères proposés par Premiere, comme la date ou les noms de fichier, mais selon les vôtres. Ce mode d’affichage étant sélectionné, les clips peuvent être placées librement dans un espace de visualisation, sans la rigidité lignes/colonnes du panneau Projet. Il devient facile d’opérer des regroupements par type de prise de vue, sujets, couleurs, acteurs, plans fixes ou animés, etc. D’en agrandir certains, de les empiler et définir des points d’entrée et de sortie. Certains agrandis, d’autres empilés. Facile d’y créer un story-board au besoin pour préparer le montage, avec des cliquer/glisser pour les amener dans la ligne de temps. Cette nouveauté avait fait l’objet d’une demande des professionnels d’Hollywood.

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L’agencement libre des clips dans le panneau du Projet.
(doc. Adobe)

Le moniteur de visualisation s’enrichit de guides et de règles, pour placer précisément (à la souris ou avec les touches fléchées) des objets, des titres, des graphiques. Leur sauvegarde en vue d’un partage entre Premiere Pro et After Effects est permise. On trouve aussi dans Premiere Pro une commande de masquage d’une vidéo par une forme graphique, une manœuvre qui impliquait auparavant le passage dans After Effects. L’outil Texte, pour le titrage, propose d’appliquer des styles avec la création simultanée de plusieurs contours aux caractères.

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Les règles et guides du moniteur.
(doc. Adobe)

Audition évolue avec une demande récurrente, enfin introduite : le Punch and Roll. Déjà existante dans un concurrent comme Audacity depuis la version 2.3 (un gratuiciel pour gérer l’audio), ou disponible dans Audition via un plug-in, elle permet de réenregistrer une partie d’un commentaire sonore avec un minimum de manœuvres. Alors que le début du nouvel enregistrement qui va partiellement effacer celui existant est marqué dans la bande-son actuelle, cette fonction recule la tête de lecture (pre-roll) et joue le son. Le commentateur reprend donc son texte en amont, dispose de quelques secondes pour caler sa voix et son débit, et au moment où le repère est atteint, Audition bascule du mode Lecture vers le mode Enregistrement.

Dans Premiere comme sous Audition, la commande existante d’auto-ducking (adaptation automatique du volume d’un clip sonore en fonction des dialogues par exemple) est étendue aux sons d’ambiance.

- Le site d’Adobe

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