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Adobe va racheter Fotolia

12/12/2014 | Franck Mée

Une des plus grandes banques d’images, rachetée par le plus gros éditeur de logiciels d’imagerie : c’est l’opération annoncée par Adobe, qui va s’offrir Fotolia pour l’intégrer au Creative Cloud.

Les graphistes et les maquettistes ont souvent besoin d’images comme matière première pour leurs réalisations. Faute de temps ou de budget, c’est vers les banques d’images qu’ils se tournent, les tarifs étant attractifs et le choix vaste. À l’autre bout de la chaîne, ils sont nombreux ensuite à partager leur travail via une galerie, pour se faire connaître ou pour vendre leurs créations.

Pour un éditeur de logiciels graphiques, intégrer directement des outils de recherche et de publication iconographique à son écosystème permet donc de proposer un service supplémentaire dans un flux de travail mieux intégré. Ainsi, Adobe a racheté en 2012 Behance, un service de portfolio en ligne ; les dernières versions de ses logiciels (Photoshop et Premiere CC par exemple) proposent de publier directement ses travaux sur Behance pour se faire connaître.

Cette fois, c’est une source de document qu’Adobe s’offre : l’éditeur a annoncé le rachat de Fotolia, l’une des principales banques d’images en ligne – souvent critiquée pour ses tarifs très agressifs ne laissant qu’une rémunération limitée aux auteurs, mais au succès économique indéniable.

Avec ce rachat, la suite Creative Cloud poursuit donc son intégration verticale : au delà d’une collection de logiciels d’édition graphique, elle vise à devenir une bourse d’échanges gérant l’ensemble de la chaîne, de la recherche et l’achat d’éléments à la publication finale.

La vente devrait être concrétisée début 2015, pour un montant de l’ordre de 800 millions de dollars. Adobe indique que plus de 34 millions d’images et de vidéos seront ainsi mises à disposition de ses utilisateurs.

Notons également que Fotolia devrait, comme Behance d’ailleurs, poursuivre parallèlement son fonctionnement habituel : il n’est pas pour l’heure question de réserver ces services aux abonnés au Creative Cloud.

- Le site d’Adobe
- Le site de Fotolia

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  • Après avoir pris connaissance de cette fusion, une interrogation me vient à l’esprit :
    Comment un photographe pro vendant ses images a environ 0,3 € pourra t’il s’offrir les produits Adobe ? Quel bel avenir pour la photographie...
    Alexandre

  • et avec Fatalia il y a aussi wilogo une société de crowdsourcing, dont l’esprit ne plait pas beaucoup aux graphistes illustrateurs... :(

  • "il n’est pas pour l’heure question de réserver ces services aux abonnés au Creative Cloud"
    Parler de "services" est ici (au mieux) une grossière faute de vocabulaire.
    A vot’bon cooeur, M’sieurs-dames photographes ! Adobe se donne donc 2 ou 3 ans pour récupérer 800 millions de dollars sur votre dos...
    PS : Fatalia : est-ce vraiment une faute de frappe ?

  • Cet article aura au moins une utilité, celle de réveiller les consciences...
    De ce pas, je vais retirer toutes les images que j’ai déposé en agence, préférant ne pas vendre plutôt que me voir spolié prochainement car au train ou vont les fusions demain sera assurément un mauvais jour...
    D’ailleurs, pour tout vous dire, je ne vends plus grand chose ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je ne dépose plus d’images depuis quelques temps...
    Les éditeurs l’on bien compris pour quelle raison payeraient-ils à leur juste prix des visuels que ceux-ci peuvent trouver pratiquement sans bourse délier.
    Le tout gratuit a même gagné le monde des éditeurs car rémunérer quelques euros ou ne rien payer c’est la même chose.
    Seuls quelques photographes parmi nous peuvent vivre décemment de leur travail tandis que d’autres survivent en réalisant des pseudos reportages à l’instar de celui-ci qui récemment n’oublia pas - l’air de rien - de glisser dans son texte une petite pub pour le dernier fleuron d’un fabricant d’appareils photo...
    Finalement, cette situation qui est en train de dégénérer au profit des graphistes et maquettistes travaillant pour des "éditspoliateurs" aura peut-être une utilité, celle de faire retrouver aux photographes leur vrai statut, celui d’auteur ou d’artiste qu’ils n’auraient jamais dû brader.
    Plus que jamais, le travail d’un photographe peut reprendre tout son sens si chacun d’entre nous décide de ne plus vendre à un prix dérisoire plutôt que d’accepter de se faire spolier pour satisfaire l’ego.