Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Ami Vitale

25/03/2008 | Benjamin Favier

Ami Vitale est une photojournaliste engagée. Certainement l’une des meilleures à l’heure actuelle. Son passeport est américain, mais son cœur bat pour le Cachemire, depuis sa première visite en 2001.

À 37 ans, Ami Vitale affiche un parcours à rendre jaloux les grands reporters les plus chevronnés. Argentine, Kosovo, Angola, Mauritanie, Palestine… Des destinations pas vraiment prisées par les touristes, Argentine exceptée.

La photographe américaine ne voyage pas pour le plaisir. Ses clichés ont pour mission d’informer sur les atrocités commises sur des territoires en proie à une violence perpétuelle. Ils garnissent régulièrement les pages des plus grands médias internationaux, dont le Time, le New York Times ou The Guardian et ont été récompensés à de nombreuses reprises.

Pas de quoi lever le pied. Novembre 2001. Ami découvre le Cachemire, région coincée entre ses deux immenses voisins, le Pakistan et l’Inde, terre d’adoption de la photographe américaine (elle réside à New Delhi). Elle est fascinée par la beauté de ce territoire en proie à une guerre sans fin :

« La poésie de cette magnifique culture s’est atrophiée pour devenir une lamentation. Chacun ici est otage de la souffrance et la nouvelle génération, gonflée de haine, ne connaît plus que le langage des armes. »

Le chapitre consacré au Cachemire s’impose probablement comme le plus saisissant du portfolio déjà bouleversant d’Ami Vitale. Pour son reportage Cachemire, un paradis troublé, elle reçoit le prix Canon de la femme photojournaliste en 2003. Ici, point de téléobjectif. La violence est saisie au grand-angle. Et en couleurs, pour ne pas adoucir les vives teintes rouges du sang. Certaines images prennent une dimension picturale, comme ce portrait en plongée d’une femme en pleine détresse, enlacée par ses proches.

Ami Vitale rend hommage à cette population à travers son œuvre :

« Je veux rendre justice à la force et à la souffrance du peuple Cachemiri. Partager cette appréhension simultanée de la beauté et de la terreur qui fait leur quotidien. Je crois que toute cette beauté survivra car là-bas, règne toujours malgré la souffrance un éternel espoir de paix. »

Une vision optimiste admirable de la part de cette femme qui a vu le pire.

Le site d’Ami Vitale

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