Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Benjamin Lowy

25/05/2009 | Benjamin Favier

Jeune photographe de guerre, Benjamin Lowy est l’un des rares à se rendre en Irak. Quand il ne couvre pas un conflit, il ne quitte pas son appareil et s’occupe de sujets plus légers. Histoire d’oublier quelques instants les horreurs qu’il vit au quotidien.

Son baptême du feu a lieu en 2003, en Irak, lors de l’invasion des troupes américaines à Bagdad. Benjamin est âgé de 24 ans. Depuis, il ne cesse d’y retourner, dans le cadre d’un projet personnel, qu’il définit en ces termes :
« La plupart des gens n’ont jamais vu ou vécu les conséquences d’une guerre. Confronté à un niveau de violence si élevé qu’il est impossible de marcher dans les rues, je me suis retrouvé contraint de rester avec l’armée américaine et de photographier à travers les épaisses vitres pare-balles des Humvee. »
Les images en disent long sur la situation du pays. Sur la frontière qui sépare l’armée, sensée venir en aide à une population désorientée. Mais les soldats restent le plus souvent confinés dans leurs véhicules, vivant constamment sous la peur d’attentats éventuels. Les clichés de Lowy trahissent remarquablement ce constat d’impuissance. Voir les galeries Iraq Perspectives I et II dans la rubrique Projects, sur son site.
Quand il ne se rend pas sur le territoire irakien, Lowy reste en contact avec l’enfer : Afghanistan, Haïti, Soudan… qu’il s’agisse de révolte ou de guerres civiles, le photographe new-yorkais ne rate aucun épisode. La proximité avec ses sujets fait froid dans le dos. La série sur la sanglante révolte de février 2004 à Port-au-Prince, en Haïti, à l’encontre du président Aristide en est la parfaite illustration (rubrique Editorial).

Autres mondes

Si ces drames humains constituent l’essentiel de son activité, ils ne prennent pas l’intégralité de son temps. Heureusement pour lui. Ainsi, il arrive à Benjamin de faire de la photo publicitaire (voir rubrique Commissioned) pour des marques de café ou d’eau minérale. Ses clichés, tels ses portraits de chiens (il possède lui-même deux teckels) ou de mannequins, révèlent une ironie certaine à l’égard de sa terre natale et de la société occidentale en général. Avec toutefois plus d’humour que de méchanceté (voir également la série West in the sun dans Projects).
La rubrique Storylines offres des images au format panoramique non assemblées. « Frustré et ennuyé » selon ses propres termes par l’emploi quotidien du numérique, Benjamin Lowy développe une démarche artistique et éditoriale en parallèle de ses activité, avec une appareil argentique. Il reproduit ainsi « une image panoramique représentant une idée ou un espace que je ne peux illustrer avec mes boîtiers numériques. »
Membre de l’agence VII, Lowy a déjà remporté un 2ème prix du World Press en 2007 pour des portraits de détenus irakiens (catégorie Stories). Il collabore régulièrement avec le New York Times, Newsweek, Stern ou Men’s Health. Il fait sans aucun doute partie des meilleurs photographes de guerre actuels.

Crédits photos : Benjamin Lowy/VII Network

Le site de Benjamin Lowy

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