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Boxing Place

28/05/2007 | Michel Lion


©Wilfrid Hoffacker / Journal photographique

Nous quittons la maison un brin nostalgiques, mais immédiatement la rue nous rappelle à la réalité lorsque nous passons devant un vieux ring de boxe à ciel ouvert. Hemingway adorait ce sport, il soutenait des clubs avec ses propres deniers pour que les enfants de Cuba puissent s’entraîner avec de bons équipements. L’endroit est marqué par le temps. Nous cherchons un club où nous pourrons photographier un entraînement. Les contacts sont rapidement pris et la responsable d’une salle située dans le Havana Vieja nous ouvre ses portes.


©Wilfrid Hoffacker / Journal photographique

L’âme de ce lieu transpire par tous ses murs aussi distinctement que la peau des boxeurs. Le ring est superbe, à ciel ouvert entre deux bâtiments aux couleurs pastel et le linge qui pend aux fenêtres. Une trentaine de jeunes évoluent au milieu de gradins vétustes, de cordes et de gants. Cuba a une longue tradition de boxeurs talentueux. Bruno et Wilfrid, GX-10 en main, sont plongés dans l’ambiance extraordinaire qui nous enveloppe. Des combats commencent. L’occasion est intéressante pour évaluer les capacités du GX-10 sur des scènes d’action. Intérieurement, j’imagine filés, jolis flous, corps tendus par l’effort, visages éprouvés, souffles courts et regards agressifs dans un décor rongé par le temps.


©Wilfrid Hoffacker / Journal photographique

Dans cette ambiance survoltée, le GX-10 équipé de son 18-55 mm se montre assez nerveux. Il accroche bien la scène mais les combattants vont très, très vite. Dans les cas extrêmes, quand l’autofocus décroche, l’objectif patine et à tendance à buter bruyamment entre la mise au point minimale et l’infini. Mais la course du 18-55 étant très courte, il raccroche rapidement la netteté. Cela laisse présager que le GX-10 et ses successeurs, lorsqu’ils seront équipés des très attendus objectifs à motorisation interne, devraient afficher de très jolies performances AF.
Dans le viseur lumineux et très confortable, nous suivons chaque geste et essayons d’anticiper, stupéfaits de la détermination de ces gamins sur un ring. On décèle déjà de belles attitudes de sportifs et quelques tempéraments explosifs pas évidents à cadrer. Notre séance ne prendra fin qu’au moment ou les enfants exténués arrêteront leurs velléités pugilistiques, et que nos cartes saturées ne permettront plus aucune prise.


©Wilfrid Hoffacker / Journal photographique

À notre hôtel le soir même, nous avons conscience d’avoir vécu un des moments forts du reportage. Devant un Daïquiri rafraîchissant et les volutes d’un Robusto nous affichons les résultats d’un premier editing. La soirée sera longue et légèrement arrosée comme pour prolonger l’euphorie dans laquelle nous avons baigné quelques heures plus tôt, autour de ce ring de boxe.

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