Publié le : 14/05/2013

Canon EF 200-400 mm f/4 L IS USM Extender 1,4x, Prise en main

Une pièce unique ! C’est en février 2011 que Canon a annoncé une innovation révolutionnaire : un zoom pro 200-400 mm à ouverture constante, intégrant un multiplicateur 1,4× dans le corps de l’objectif. Il a fallu deux ans pour passer du prototype, qui a été admiré dans les salons, au modèle définitif. Mais après l’avoir tant attendu nous saluons un chef d’œuvre optique !

D’un simple coup d’index, on bascule l’interrupteur arrière du convertisseur et on se retrouve avec un 560 mm ouvert à f/5,6 au lieu de son 400 mm f/4. Imaginons même que l’on utilise un 7D en chasse photo ou sport auto, et on dispose d’un 320-640 mm de base, avec un « boost » à 896 mm (disons équivalent 900 mm !) sans démonter l’objectif. Ce zoom est unique, car son seul concurrent (le 200-400 mm Nikon) exige le montage et démontage du boîtier pour monter le multiplicateur vendu séparément. Mais il est aussi unique, car, y compris avec le convertisseur enclenché, il a des performances optiques équivalentes aux « grands blancs » de focale fixe pris à même ouverture : un 500 mm ou 600 mm f/4 Canon diaphragmé à f/5,6 ne donne sur notre mire un piqué vraiment supérieur à celui du zoom utilisé à 560 mm, ce qui est proprement incroyable.

Prise en main

Imposant et pesant son poids (3 620 g) l’objectif semble construit de façon blindée, mais c’est peut-être sa couleur le fait apparaître volumineux, car son concurrent le Nikkor 200-400 mm f/4 qui n’intègre pas de multiplicateur ne pèse que 300 g de moins et a une longueur identique. Construit sur une base en alliage de magnésium L’objectif est construit principalement en alliage de magnésium, et est protégé par de nombreux joints contre les poussières et l’humidité. Evidemment, le fait que le convertisseur de focale soit intégré évite de le monter ou démonter en atmosphère hostile. La formule optique intègre 25 lentilles en 20 groupes, et le convertisseur comporte 8 lentilles en 4 groupes. Les verres utilisés sont de dernière génération, incluant des traitement s de surface à la fluorine, des verres fluorites et à ultra faible dispersion (UD) et des traitements anti-reflets Canon SWC ou Super spectra.

L’objectif peut être soutenu par une large poignée qui comporte deux pas de vis pour être compatible avec tous les supports de pied, mais qui est délicatement rembourrée pour faciliter la tenue en main et le portage. Certains photographes aiment cependant travailler avec la poignée inversée, pour un zooming plus rapide à main levée.

La commande du convertisseur intégré est très ergonomique, avec un verrou de sécurité. Les autres commandes, notamment celles des différentes vitesses du stabilisateur (gain de 4 crans annoncé) figurent sur le flan de l’optique. L’autofocus et le stabilisateur sont très rapides et très silencieux, de ce point de vue ce zoom est tout à fait au niveau des grandes focales fixes de même gamme.


- Ci-dessus : La large poignée assure un excellent équilibre sur pied


- Ci-dessus : Une délicate attention avec un rembourrage pour la tenue en mains


- Ci-dessus : Certains photographes préfèrent retourner la poignée, qui sert alors au transport, pour un meilleur accès aux bagues de mise au point et zooming.


- Ci-dessus : La commande du convertisseur peut être verrouillée


- Ci-dessus : Un petit tableau de bord donne accès aux commandes personnalisées

Caractéristiques & formule optique :

- formule optique : 25 lentilles en 20 groupes (33 lentilles en 24 groupes avec 1,4x)
- distance minimale de mise au point : 2 m
- filtre : 52 mm à l’arrière
- motorisation : oui
- stabilisateur : oui
- joints d’étanchéité : oui
- dimensions : 128 × 366 mm
- poids : 3 620 g
- accessoires : bouchons, pare-soleil
- fabriqué au Japon
- Prix Public Conseillé : 12 999 €
- Sortie : 29 mai

- Site officiel du fabricant : http://www.canon.fr

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  • Les pauvres nikonistes, obligés de monter un convertisseur sur leur miserable 200-400 ..... Que le monde est injuste !
    Enfin, bon, pour la moitié du prix, ils peuvent toujours monter un d7100 sur leur 200-400 et économiser ainsi les six mille euros de plus que coute le canon......

    • L’éternelle joute entre Nikon et Canon est puérile et stérile...
      Je possède du matériel des 2 marques et je ne suis pas mort ;)
      J’ai tout de même une préférence cosmétique pour Nikon car je n’aime pas les futs blancs et les baques rouges ;)

    • L’éternelle "joute" comme vous dites est tout sauf stérile justement !
      Regardez les progrès accomplis en matière de zooms télés professionnels au cours de ces 50 dernières années !
      Systématiquement, ce sont ces 2 opticiens qui ont repoussé les limites de l’état de l’art en matière de télézooms professionnels HP ...et portables (disons un devis poids compris entre 2.5 Kgs & 5 Kgs )

      En 1961, Nikon sort le premier zoom animalier : Le 200-600/9.5-10.5 ! 686 mm de long et 2.424g !!! Un zoom aux performances modestes (pas de verres spéciaux disponibles à l’époque)

      Canon ne bronche pas.

      En 1975, Nikon remet le couvert et pond un 180-600/8 ED pesant 3.5 Kgs mesurant 404 mm, premier télézoom à utiliser des verres ED.
      Luminosité et performances amnéliorées par rapport à "l’ancêtre" de 1961.

      Canon se réveille et met en chantier un modèle concurrent qui est présenté 7 ans plus tard :

      Le 150-600/5.6 L FD est présenté en 1982 : 4.35 Kgs et 468 mm !!!
      Le zoom présente la particularité de garder sa longueur constante quelque soit la distance de MAP ou la valeur de la focale inscrite.

      Nikon réplique un an (1983) plus tard en faisant une concession sur la focale maxi ramenée à 400 mm, le range ramené à R=2 mais une ouverture portée à f/4 !
      Pas de zooming interne. Poids 3.5 Kgs et longueur minimale= 345 mm.

      On sent bien à l’époque que le mieux serait de marier les 2 technologies....sans provoquer une hausse du poids.

      En 2003, Nikon y parvient PARTIELLEMENT en intégrant la technologie du zooming interne
      sur son 200-400/4 AFS VR tout en intégrant les autres technologies disponibles à l’époque pour une photographie précise et rapide :
      AF, motorisation ultrasonique et stabilisation optique. Un pas important est franchi.

      En 2013, Canon parvient au graal de la photographie animalière professionnelle, à savoir marier les avantages du 150-600/5.6 L FD, ceux du 200-400/4 AiS et enfin les technologies du Nikkor 200-400/4 AFS VR tout en gardant l’encombrement du Nikkor et pratiquement son poids !!!
      Certes, ce mariage se fait au prix de quelques concessions :
      Il eût été souhaitable que Canon propose plutôt un 200-600/4-5.6 LIS, plus souple d’emploi qu’un 200-400/4+converter intégré mais la technologie n’est pas encore mûre.

      Que nous réserve l’avenir ?
      Sans vouloir jouer les devins, on peut facilement deviner la suite d’ici les 10 à 15 prochaines années :

      Sigma a présenté dès 2002 un intéressant 120-300/2.8 EX DG HSM relativement léger (2740 g) auquel on a reproché l’absence d’OS. Bon.

      Sigma corrige le tir 8 ans plus tard (2010) après avoir "ramé" sur la technologie de la stabilisation optique : 120-300/2.8 EX DG OS HSM et poids en légère augmentation
      ( 3kgs).

      Sigma a présenté à la fin de l’année dernière une version légèrement modifiée (pas de retouche apparente de la formule toutefois).

      Sigma pourrait très bien être tenté par une version à converter 2x intégrée.

      L’autre piste serait celle suivie par Panasonic et son intéressant 45-175/4-5.6 OIS (format réduit) qui est le premier zoom à longueur constante et ouverture variable.

      Canon ou Nikon pourraient donc suivre cette piste et réaliser un 200-600/4-5.6 stabilisé dont le poids n’excéderait pas 4 Kgs voire 3.5 Kgs.

    • Précision, je ne faisais pas allusion à la joute que se livre les constructeurs mais à celle que les utilisateurs des 2 marques se livrent perpétuellement à travers des commentaires sibyllins...

    • Mais elle est aussi constructive !
      Acheter du Canon/ Nikon, c’est comme s’abonner au Barça / Real Madrid !
      Les gens dépensent un fric monstre dans l’idée d’avoir "le meilleur" de la technologie à un instant T.
      Bien sûr, il y a un côté puéril de la démarche que personne ne niera mais, au bout du compte, cette rivalité exacerbée donne des moyens aux ingénieurs qui se creusent la cervelle pour "faire au mieux".
      Ce 200-400/4 LIS, on en parlait chez Canon depuis plus de dix ans (Une indiscrétion sur le net en février 2002 a valu les honneurs d’un démenti officiel de Canon....qui a menti au moins partiellement ).
      Canon aura donc mis plus de dix ans pour mettre leur "chimère" au point.
      Comme d’habitude, les utilisateurs testeront la "bête" , critiqueront ses faiblesses et les concurrents jaloux (Nikon, peut-être Sigma ) répondront à la dernière provocation
      de Canon, ce qui ne manquera pas de susciter une nouvelle vague de threads. Le monde est ainsi fait...

      Au bout du compte, et il suffit de comparer l’évolution de la production photographique professionnelle au cours de ces dernières décennies, on dispose bien aujourd’hui
      d’un ensemble d’outils qui permettent de réaliser des clichés parfaitement nets, en rafales, et dans des conditions lumineuses impensables il y a encore peu de temps (avant 2007)
      sur des sujets toujours plus variés (architecture en milieux étroits, macro, photo animalière, hautes vitesses,etc...).
      Bien sûr, le photographe est toujours un maillon essentiel dans le résultat final et il doit s’impliquer toujours davantage pour tirer la quintessence de son matériel.

      Nous ne sommes encore qu’au début de l’histoire "industrielle" de la photographie qu’on peut faire remonter à 1945-1960.

    • Discussions souvent stériles car elles ne sont alimentées que par des intervenants qui généralement n’ont pas les moyens de s’offrir ces joujoux ;)
      Ceux qui accèdent à ces technologies photographient et n’ont que faire de diatribes inutiles.
      Il y a des photographes comme des footballeurs qui font ; il y a des footeux comme des presse-boutons qui passent leur temps devant la télé plutôt que d’être sur le terrain...

    • tout a fait d’accord !!! qui peut aujourd’hui se payer ce genre de joujou... cela nous fait rêver mais au bout du compte ras le bol de regarder sans jamais toucher !!
      Les petits amateurs que nous sommes préférerions un peu moins bon mais surtout du plus abordable... allez trouver un 500 que dis-je un 300 F2.8 sans prendre un crédit sur 10 ans... quelques années de photos, un parc conséquent, mais aujourd’hui j’en ai marre de me saigner.......

    • Des diatribes, cher ami, vous en trouverez par milliers sur les forums ! Lisez-les donc et vous verrez !
      Derrière les utilisateurs pros, il y a souvent des fans de la marque purs et durs qui s’achètent ce type de zoom parce qu’ils croient à tort ou à raison qu’ils lui
      apporteront un avantage sur tel type de cliché.
      Il y a aussi les photographes "semi-pros", ceux qui ont les moyens, qui font des photos pour leur plaisir ou un usage dérivé de leur profession (ornithologues,etc...)
      et qui sont potentiellement intéressés par ce type de zoom.Parmi eux, beaucoup d’aficionados qui n’hésitent pas à communiquer sur les vertus de leur matos !
      Une clientèle que les fabricants "bichonnent" !
      Evidemment que le progrès (ou l’idée qu’on s’en fait !) alimente le "désir" chez le photographe qui fera souvent la différence entre ce zoom et celui du concurrent !
      La meilleure preuve : Nikon a "immédiatement" réagi en commercialisant un 800/5.6 AFS VR que son concurrent avait commercialisé 5 ans plus tôt.
      Pourtant, tout le monde sait bien que la demande réelle pour ce type d’objectif est très limitée mais les fabricants sont très attachés au symbole que dégage
      ce type d’objectif....y compris chez les gens qui n’auront jamais les moyens de se l’offrir !

    • Entre un 200-400 LIS à 13.000 boules et un 70-300 toutenplastic, il y a de la marge.
      Il y a également des objectifs tout à fait honorables chez Canon qui permettent de faire de la photo animalière sans prendre 10 ans de crédit :
      Il y a l’increvable 100-400 LIS qui a fait le bonheur de bon nombre d’amateurs
      et il y aussi l’increvable 400/5.6 L (non stabilisé hélas !) qui a fait ses preuves.

      Et puis il y a le marché de l’occasion...

    • Perso, je préfère acheter un 200-400mm Nikon avec un D800e, à part le multiplicateur, la qualité est bien plus importante pour moins chère !
      Voir les tests de DX

  • Ce serait bien d’intégrer sur le boîtier un bouton çazoome-çamape-çadéclenche. On pourrait chercher le champ à la focale minimale et ne pas subir le décadrage inhérent à la manipulation de la bague (mais ce serait mieux avec un range 3x que 2x).

  • Cet objectif 200 x 400, probablement de bonne qualité, à 2 défauts majeurs :
    1°- Il est blanc ! Quand, la marque Canon comprendra-t-elle que cette couleur manque totalement de discrétion, tant en photo animalière qu’en reportage ?

    2°- Un objectif de ce type à plus de 10 000 euros, c’est tout simplement du délire ! Que Canon rénove son 100-400 pour 2 500 € (au lieu de 1 500 € pour le modèle actuel) et tout le monde sera content !

    Appel à la presse spécialisée : s’il vous plait, n’encouragez plus ce type de production démentielle qui ne fait plus rêver personne, quitte à perdre quelques budgets publicitaires...

    Jean Salens

    • 1- La couleur blanche est paradoxalement un argument marketing pour Canon : On reconnaît tout de suite ces objectifs dans les manifestations sportives
      (JO, Mondial foot, F1, athlétisme , Rolangd-Garros,etc...) ce qui s’est avéré PAYANT pour Canon en terme de conquête de PDM sur ce créneau et pour les
      photographes "sans le sou" qui, à défaut de pouvoir s’offrir ces objectifs, achèteront du Canon pour rêver en attendant mieux.
      Les gros blancs, à tort ou à raison, exercent une fascination chez les amateurs...

      2-Vous avez raison, le tarif est délirant mais ce tarif est également une subtile opération de communication !
      En affichant un tarif largement supérieur à celui de la concurrence, Canon suggère inconsciemment à sa clientèle que la marquye offre le nec-plus-ultra en matière de
      zoom professionnel.
      Comme d’habitude, les plus riches accepteront de payer parce qu’ils ne veulent pas attendre.
      Les autres attendront que les prix baissent....au bout de 1 an ou plus.

      Pour vous donner une idée, le tarif du 300/2.8 LIS II était largement plus élevé que celui de son concurrent 300/2.8 AFS VR II (8800 € Vs 5970€)
      au moment de l’annonce du nouveau Canon (fin 2010).
      Un tarif que les canonistes les plus riches acceptent parce que cet objectif est plus moderne que celui de la concurrence et puis.... parce qu’ils sont impatients !!!
      Une fois cette clientèle servie, Canon consent quelques efforts pour les Canonistes "moins fortunés" ou plus radins !
      Aux dernières nouvelles (mai 2013), le 300/2.8 LIS II se vend pratiquement au même prix AU JAPON (pas encore en Europe !) que le 300/2.8 AFS VR II....

    • TOUS A FAIS D’ACCORT avec toi le blanc n’est pas discret pour la photo animaliere mais il suffirais qu’ils changent la couleur pour voir aussi la note gronfler ca risquerai de devenir comme pour les voitures

    • Ridicule ! Tous ceux qui font de la photo animalière, les vrais, savent comment camoufler une optique. Alors, discuter sur le blanc....

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