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Canon EOS 7D Mark II : l’autofocus sur le terrain

12/10/2014 | Benjamin Favier

Nous avons pu tester une version de présérie du dernier reflex de Canon, lors d’un match de l’équipe de France de football. Premiers essais en images.

Présentation

En attendant de mettre la main sur une version finalisée du 7D Mark II, nous avons pu effectuer quelques tests avec un boîtier de présérie (firmware 1.0.1), à l’occasion du match amical qui a opposé la France au Portugal, le samedi 11 octobre au Stade de France. Cerise sur le gâteau, nous avons pu le coupler à l’EF 200-400 mm f/4L IS USM, doté d’un convertisseur intégré (x1,4) : sur le 7D Mark II et sont capteur APS-C, il offre l’équivalent d’un 320-640 mm, et d’un 448-896 mm, en activant le multiplicateur de focales, l’ouverture passant alors à f/5,6. Sur un tel événement, il est donc indispensable d’avoir un second boîtier – en l’occurrence un EOS 5D Mark III avec un 70-200 mm f/4L IS USM –, pour photographier les joueurs quand l’action se déroule à seulement quelques mètres.

Depuis l’annonce de ce reflex, nous attendions avec impatience de pouvoir jauger le mode autofocus qui, sur le papier, va plus loin que celui des EOS-1D X et 5D Mark III : les soixante-cinq collimateurs (soixante-et-un sur les deux modèles cités) sont tous de type croisés. Logiquement, les menus dédiés à l’autofocus sont aussi denses que sur les deux reflex plein format. La « Case 4 » s’imposait naturellement pour ce match de football.

En mode Ai Servo, j’ai donné la priorité à la mise au point pour la première image, puis au déclenchement sur la seconde.

La majeure partie du temps, j’ai opté pour les soixante-cinq collimateurs à disposition, jouant du poussoir autour du joystick pour choisir entre les différents types de zones : ce nouvel élément s’avère très intuitif à l’usage.

Au passage, il est désormais possible d’afficher les collimateurs en rouge, en mode Ai Servo, ce qui n’est pas le cas sur le 5D Mark III (ils n’apparaissent qu’en noir dans ce mode).

- Le site de Canon

L’AF à l’épreuve du terrain

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L’avantage du format APS-C sur le plein format est indéniable lorsqu’on se trouve loin d’une action. Malgré le recours à une sensibilité élevée, j’ai procédé à un léger recadrage sous DPP (réduction de bruit de luminance et de chrominance à +14).
Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 400 mm, 1/800s, f/4, 3200 Iso.
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Pour l’instant, seul Canon DPP 3.14.41 permet de développer les fichiers Raw du 7D Mark II. Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 200 mm, 1/640s, f/4, 2500 Iso.
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Le fait d’activer le réglage de la sensibilité par incréments d’1/3 est utile pour gérer les Iso par pallier. À 2500 Iso, le niveau de bruit est tout à fait acceptable (extrait du Raw agrandi à 100 % sous DPP ci-dessous). Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 200 mm, 1/1000s, f/4, 2500 Iso.

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L’AF n’a pas lâché la star portugaise Cristiano Ronaldo. Ci-dessous, l’agrandissement à 100 % dans DPP montre le niveau de bruit avant traitement. J’ai préféré ne pas dépasser 3200 Iso durant tout le match, tandis qu’avec le 5D Mark III, je n’hésite pas aller jusqu’à 6400 Iso en Raw.
Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 250 mm, 1/1250s, f/4, 3200 Iso.

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En travaillant à de longues focales (ici l’équivalent d’un 457 mm en 24 x 36), avec un téléobjectif aussi lourd que le 200-400 mm, il faut impérativement s’appuyer sur un monopode (voir illustration ci-dessous) et se laisser une marge de sécurité pour figer les actions rapides (1/800s ici).
Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 286 mm, 1/800s, f/4, 3200 Iso.

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En Raw uniquement, le mode Rafale haute vitesse à 10 im/s a autorisé une série de dix-huit images, avec une CompactFlash UDMA SanDisk de 32 Go (60 Mb/s). Il faut prendre en compte qu’il s’agit d’un boîtier de présérie, mais cette donnée s’avère en-dessous de ce qu’annonce Canon (31 Raw ou 20 fichiers en Raw + Jpeg), qui sont valables pour des cartes Ultra UDMA 7. Toutes les photos de la série, montrant l’attaquant André-Pierre Gignac sprintant vers l’objectif, sont nettes.
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Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, en train de chanter la Marseillaise.
Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 400 mm, 1/400s, f/4, 2500 Iso.
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La même scène, mais avec le convertisseur x1,4 du 200-400 mm activé.
Canon EOS 7D Mark II, EF 200-400 mm f/4L IS USM à 560 mm, 1/250s, f/5,6, 2500 Iso.

Ces images ne constituent qu’un premier aperçu, puisqu’il s’agit d’un boîtier de présérie. Néanmoins, à l’issue de ces essais, nous pouvons dire que l’autofocus s’annonce très prometteur. L’interface des menus n’a rien à envier aux reflex pros que sont les EOS-1D X et 5D Mark III. La présence du joystick (propre aux boîtiers experts de la marque et déjà à l’œuvre sur le premier 7D) permet de passer rapidement d’une zone à l’autre et le poussoir situé autour de celui-ci est une excellente trouvaille. Très proche du 5D Mark III au niveau de l’ergonomie, le 7D Mark II forme un duo très complémentaire avec ce dernier. Il nous tarde surtout de le mesurer au Samsung NX1, sur d’autres terrains de jeux…

- Article modifié le 13/10/2014 à 11h45 (mention cartes Ultra UDMA 7 pour les données constructeur en rafales)

- Photos : © Benjamin Favier

- Le site de Canon

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