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Canon PowerShot G3 X : plus long le zoom

18/06/2015 | Benjamin Favier

Présenté en début d’année, cet appareil ressemble beaucoup au G7 X, fer de lance de la gamme PowerShot. S’il est dénué de viseur, il se rapproche toutefois plus de l’univers des bridges, de par son zoom 25x et son gabarit…

Présentation

L’annonce du G3 X vous avait peut-être échappé, puisqu’elle survenait en même temps que celle des EOS 5DS/5DR, EOS 750D/760D, EOS M3 ou encore l’EF 11-24 mm f/4L USM. Au beau milieu de ce feu d’artifice, Canon dévoilait le prototype d’un boîtier fortement inspiré du G7 X, lancé en 2014.

Baptisé G3 X, ce boîtier s’intercale entre ce dernier et le G1 X Mark II, doté d’un capteur plus grand. Car le G3 X se contente d’un imageur d’un pouce et 20 Mpxl : celui embarqué dans le G7 X. La comparaison entre les deux modèles se poursuit au niveau du design. Canon a adopté une approche similaire en affublant le déclencheur et le barillet de réglages d’une couronne rouge, qui fait écho aux optiques de la série L. Signe que ce boîtier se situe dans le haut de la gamme PowerShot.

Le flash, extractible via un bouton, est placé au même endroit que sur le G7 X. Le jeu des comparaisons s’arrête là, car le G3 X offre une ergonomie plus poussée. Sur le dessus, la griffe porte-accessoires permet de monter n’importe quel flash Speedlite de la marque (ou des modèles compatibles), mais sans la possibilité de les utiliser en mode esclave, le flash intégré n’assurant pas de fonction maître ; la griffe peut aussi accueillir le viseur électronique EVF-DC1 (2,36 Mpts), apparu en même temps que le G1 X Mark II et également compatible avec l’EOS M3. Près du déclencheur trône une molette, paramétrable, au même titre que la bague de mise au point de l’optique et la roue codeuse à l’arrière.

Au dos, la disposition des touches est identique à celle du G1 X, seule leur nature diffère. L’écran de 3,2 pouces, monté sur charnière, est inclinable à 180° vers le haut (à condition de ne pas utiliser le viseur externe), mais aussi à 45° vers le bas, ce qui est pratique pour viser au-dessus d’un obstacle ; rappelons que le LCD du G7 X pivote uniquement vers le haut. Tactile, il autorise le déclenchement, la navigation dans les menus ou l’agissement sur les réglages pendant un enregistrement vidéo du bout des doigts. L’écran compte 1,62 Mpts.

Mais la principale raison d’être du G3 X se trouve sur la face avant : il s’agit bien sûr du zoom 25x, équivalent à un 24-600 mm f/2,8-5,6, stabilisé sur deux axes (cinq en vidéo) avec un gain annoncé à 3,5 vitesses. La formule repose sur dix-huit éléments, dont quatre lentilles asphériques, deux verres UD et un Hi-UD, répartis en treize groupes. Notons que, contrairement à son habitude, Canon a placé le système IS près de la lentille frontale, afin de gagner un peu en compacité.

Le diaphragme est composé de neuf lamelles. Quant à la distance minimale de mise au point, en mode macro, elle est de 5 cm au grand-angle, et de seulement 85 cm à 600 mm. Un bouchon est fourni, muni d’un cordon pour l’attacher au boîtier ; cependant, le pare-soleil LH-DC100 est optionnel : la bague permettant de le visser possède un filetage pour employer des filtres. À noter, le G3 X offre la possibilité d’activer un filtre ND intégré, aussi bien en photo (utile, l’obturateur plafonnant à 1/2000s) qu’en vidéo.

Canon insiste beaucoup sur les capacités du G3 X en matière de tournage. Il est vrai que le boîtier possède quelques atouts, à commencer par la double présence d’une prise micro et d’une prise casque, avec la possibilité de contrôler le niveau sonore via un vumètre dans les menus (nous ne savons pas encore s’il s’affiche à l’écran pendant le tournage). En revanche, il faudra encore patienter pour tourner en 4K chez Canon, l’EOS-1D C demeurant pour l’instant le seul appareil photo de la marque à pouvoir le faire. Il faudra ici se contenter de filmer à 24 ou 60 im/s en 1080p. Les réglages sont entièrement débrayables pendant le tournage : la fonction tactile de l’écran est précieuse dans cette perspective pour agir en toute discrétion. Le focus peaking peut lui être mis à contribution pour faire le point manuellement. Détail appréciable, la semelle du G3 X est munie d’un double pas de vis pour optimiser l’usage avec des rotules vidéo.

Parmi les autres fonctions, soulignons l’apparition d’un déclenchement Bulb, accessible via le mode d’exposition manuelle. En tant que modèle « expert », le G3 X permet de photographier au format Raw. En revanche, pas d’intervallomètre (il y a simplement un mode Scène Star Time-lapse Movie) ou de mode de panorama par balayage. Ni de récepteur GPS. Néanmoins, le WiFi NFC est bien là, et permet de déclencher le boîtier à distance, aussi bien en photo qu’en vidéo, ou d’envoyer des fichiers vers des périphériques connectés, via l’application Camera Window.

Pour finir, il est important de signaler la présence de joints d’étanchéité : sans revendiquer le label « tropicalisation », le G3 X est ainsi le premier boîtier de la gamme PowerShot G à bénéficier de protections contre les intempéries. Avec un poids de 733 g, le G3 X n’est clairement pas un compact. Et en ajoutant le viseur externe et le pare-soleil (hélas optionnel), l’embonpoint devient manifeste. Le grip en façade, très bien dessiné, rend la prise en main confortable.

Le boîtier est alimenté par l’accu NB-10L, qui autorise, selon Canon, trois cents vues (deux cent quarante avec le viseur électronique). La sortie est prévue pour la mi-juillet au prix de 899 €. Parmi les accessoires optionnels, le pare-soleil et la bague adaptatrice, tous deux en plastique, devraient se situer aux alentours de la quarantaine d’euros, tandis que le viseur EVF-DC1 coûte 250 €.

- Le site de Canon

Premier avis

Positionné à 899 €, sans viseur, le G3 X aura fort à faire, tant la concurrence est rude sur le segment des boîtiers dotés d’un capteur 1 pouce. Ses principaux rivaux sont des bridges : les Panasonic FZ1000 et Sony RX10/RX10 II. Face à eux, le G3 X a pour lui la polyvalence de son zoom 25x. En revanche, le Lumix et le RX10 II filment en 4K (mais ce dernier se situe dans une autre sphère tarifaire) et intègrent un viseur…

Reste que pour un usage vidéo, ce boîtier s’avère très attrayant pour qui veut éviter d’avoir à changer d’optiques sur le terrain, tout en bénéficiant d’un capteur d’une taille suffisante pour jouer sur la profondeur de champ. La pertinence du G3 X pose plus question sur le versant photo : comme nous l’avons mentionné, la présence de boîtiers munis de viseurs à des tarifs équivalents, comme les Panasonic FZ1000 et Sony RX10, risque de mener la vie dure au nouveau venu. Mais nous attendrons d’avoir effectué un test pour émettre un jugement définitif. L’avènement du G3 X pose en revanche des questions sur le futur des bridges au sein de la marque sur le segment grand public : un créneau de plus en plus occupé par les compacts dotés d’un zoom de forte amplitude, comme le SX710 HS. Le dernier bridge en date en entrée de gamme est le SX60 HS et son délirant zoom 65x.
Même question concernant le G1 X Mark II. Certes, il adopte un capteur plus grand que les G7 X et G3 X. Mais avec la réussite du G7 X, plus celle de l’EOS M3, que l’on peut considérer comme le « vrai » premier compact à objectifs interchangeables de Canon, il reste peu de place à un éventuel successeur du G1 X Mark II…

Caractéristiques

  • Capteur : Cmos BSI 1" (8,8 x 13,2 mm), 20 Mpxl
  • Taille d’image : [3/2] 5472 x 3648 pxl
  • Vidéo maxi : 1080p (30 ou 60 im/s, son stéréo)
  • Format de fichier : Jpeg, Raw, MP4
  • Zoom : 24-600 mm (éq. 24 x 36) f/2,8-5,6
  • Mode macro : 5 cm (GA) - 85 cm (Télé)
  • Mise au point : multizone (31), détection de visages, ponctuelle
  • Stabilisation : oui (optique)
  • Écran : LCD 3,2 pouces tactile, 1,62 Mpts, orientable à 180° vers le haut et 45° vers le bas
  • Viseur : optionnel (EVF)
  • Modes d’exposition : Auto, PASM, scènes (7), filtres créatifs (10), vidéo
  • Sensibilités : 125 - 12 800 Iso
  • Balance des blancs : auto, prédéfinie, mesurée
  • Vitesses : 1 s - 1/2 000 s
  • Rafale : 5,9 im/s
  • Flash : incorporé ou externe sur griffe Iso
  • Stockage : SD - SDXC
  • Connectique : Mini HDMI, USB 2, micro, casque
  • Wi-Fi : Transfert de fichiers, contrôle à distance, géolocalisation, configuration simplifiée par NFC
  • GPS : -
  • Accu : Li-Ion NB-10L ; environ 300 déclenchements (240 avec le viseur optionnel)
  • Dimensions / poids : 123,3 × 76,5 × 105,3 mm / 733 g (avec accu et SD)

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  • Pour près de mille euros, un appareil sans viseur d’origine et une batterie de moins de mille ampères, un zoom qui shifte vers f5,6, voilà bien qui ressemble à une envie d’imiter panasonic mais comme dit la.pub avec les hommes verts, on ne peut pas vraiment se prendre pour le.roi ds bridges face à panasonic, l’empereur !

  • Un boîtier expert 1" à presque 1000€ affublé d’un zoom jusqu’à 600mm à faible ouverture comme sur les compacts armateurs et pas de viseur... Next.
    Coucou Sony Rx100 IV :)

  • C’est la chute de l’ euro qui justifie ces tarifs hors-normes ? ( Canon G7X, Sony Rx10, Rx100, a7Rii... )
    Ou la chute des ventes ? Pas sûr que cette évolution tarifaire soit une solution.

  • 899€ ! Pas 1000 €....
    C’est un produit marketing qui propose une sérieuse alternative
    au Sony RX 10 (qui peut être jugé trop court en télé ) ou au Pansonic FZ1000 ("seulement" 400mm).
    C’est surtout une alternative aux coûteux MFT à objectifs interchangeables dont la compétitivité est discutable.
    Le capteur est 1.9x plus petit que celui d’un MFT mais le rendement du capteur BSI permet de compenser ce déficit.
    Avec ce bridge, Canon propose rien moins de remplacer l’ensemble du line-up optique MFT (sauf zoom GA &FE) !!!

    Le choix de l’absence d’EVF répond également à des critères marketing :

    - La plupart des photographes amateurs visent sur l’écran et ces derniers sont de plus en plus performants

    - L’absence d’EVF, c’est moins de consommation (donc plus d’autonomie) et celà permet d’afficher une masse de 100g inférieure à celui du Pana FZ100...

  • @M3

    Mais quelle chute de l’Euro ???
    La chute de l’Euro par rapport au Franc Suisse ou par rapport au Yen ?

    Au risque de choquer, le G3X n’est pas cher ; c’est un produit de haute technologie dont le capteur est plus performant que celui de certains capteurs APSC vendus il y a 10 ans (Le Nikon D200 par exemple)...tout en étant plus léger, compact et polyvalent.
    La technologie d’un CMOS BSI 1" a un coût
    La technologie d’un zoom 24-600 aussi (4 lentilles asphériques, verres UD & Hi-UD )

    Vous ne voudriez tout de même pas que Canon le propose gratis, hein !?

  • Un produit marketing ??? Je ne comprends pas bien. TOUS les produits photo sont des produits marketing.
    Par rapport au micro 4/3, je ne peux pas être d’accord. On compare là des choses totalement différentes. Un olympus epl7 par sa polyvalence, sa compacité, sa flexibilité et son choix d’optiques performantes et compactes n’a rien a voir avec un bridge.

    On discute ici déjà beaucoup mais ce boîtier à 900 euros n’a pas un prix exagéré par rapport au Sony rx10, mais, mais.... Attendons de voir,la qualité de l’optique car il faut dire que les derniers "compacts" n’ont pas été très convaincants, c’est le moins qu’on puisse dire, sans parler de la,faiblesse de l’autonomie et du surcoût du viseur optionnel. Bref, tout n’est pas rose, même à 900 euros.

  • Pour que votre EPL7 soit aussi polyvalent qu’un G3X, il faudrait lui adjoindre un 12-300/2.8-5.6 qui n’existe ni dans le catalogue Zuiko ni dans le catalogue Lumix.

    Pour avoir la même couverture focale, il faut ajouter à votre EPL7 un 75-300/4.8-6.7(423g)+ 12-50/3.5-6.3 (212g)...et avoir un trou entre
    50mm et 75mm. On doit jongler entre les 2 zooms...
    Un ensemble EPL7 + 12 - 50+ 75-300 coûte officiellement 600 + 450+ 600 = 1650 € (Vs 899 € pour le G3X ) !!!
    Certains ne se poseront pas trop de question à l’heure du choix...

    Le bridge Canon est plus léger, plus compact, plus léger et moins cher...

  • Pour ce qui est de la qualité optique du zoom, les tests paerleront.
    Toutefois, les résultats déjà obtenus sur un RX 10 ou un FZ 1000 montrent que la qualité d’image, si elle n’atteint pas
    tout à fait celle d’un MFT équipé d’une bonne focale fixe, est tout de même capable de rivaliser avec les zooms "grand public" du MFT, en particulier les 12-50 & 75-300.

  • @7
    Ca y est, Éric P recommence avec sa bonne vraie mauvaise foi.
    Bon alors, on va etre plus clair.
    Olympus (ou Pana) propose un système. Un système offre donc de la souplesse et de la.polyvalence, et aussi de la performance, ne vous en déplaise.
    Un bridge est un bridge : un appareil tout en un. Avec les limitations inhérentes.
    Donc , on ne peut comparer des poires et des pommes. Celui qui veut un machin pas trop mauvais et pas trop encombrant, achètera un bridge. Ceux qui ont besoin d’un système pour différentes raisons achèteront o.ympus ou Panasonic en m4/3. Je pense aussi que celui qui va acheter un bridge ne va pas forcément acheter les plus lourd ni celui avec le plus gros zoom et encore moins celui sans viseur et avec un écran à rotation limitée, et sans 4k. Personnellement, je trouve que le pana tz1000 à bien plus d’atouts avec son écran mieux conçu, la 4k, le zoom à ouverture plus grande, ses performances optiques, etc. Un client entrant dans un magasin confronté aux trois,bridges leaders, le Sony rx10, le pana et le canon, partira 8 x sur dix avec le pana : le Sony a un range trop court et des couleurs fadasses, le canon est trop.lourd et a moins d’attraits techniques que le pana. Quant à l’optique, je le répète, elles ont été très décevantes sur les autres modèles sortis récemment, dont le g1x. À surveiller sur ce point.

  • J’ai oublié d’ajouter une autre (grosse ?) faiblesse de ce canon par rapport aux Sony /Panasonic : l’absence du mode panoramique, bien,utile en vacances ou pour faire des photos de groupe ...... Il semblerait que comme nikon au contraire de Sony et panasonic, canon n’arrive pas à aboutir à une conception plus,moderne de ses derniers boîtiers , la.canon M3 en est une belle illustration, hélas.

  • Bah, c’est un gadget ! N’importe qui peut faire du panoramique sur un reflex depuis longtemps à condition d’être soigneux dans sa pDV. Celà correspond malgré tout à un usage marginal.

    Pour revenir au duel bridge Vs mirrorless, vous noyez le poisson !

    *Les bridges 1/2.3" ou 1/1.7" ont un potentiel limité ; ils ne sont pas capables de concurrencer sérieusement un mirrorless (sauf le Pentax !). Je suis bien d’accord avec ça.

    *Pour ce qui est des bridges 1", la concurrence est réelle car le bridge 1" compense la taille plus petite de son capteur par l’arrivée du BSI : 40% de photons convertis en plus à surface égale !
    Ce qui fait que pour deux objectifs de même ouverture, le nombre de photon convertis sera de 40- 50% supérieur à celui du capteur 1" au lieu de 2x si le capteur 1" était de type FSI.

    - Le piqué des bridges 1" (en particulier le FZ 1000) ? Il n’est pas si loin de ce qu’on trouve en MFT.
    Il suffit d’aller examiner les samples disponibles par exemple sur DPR pour s’en rendre compte...

    - L’ouverture du zoom ? Elle est plus grande que celle du 75-300 ou même du 12-50 !!!

    Vous voulez plus ouvert ? Ce sera plus lourd et plus cher ! Autant passer au reflex FF...

    - La polyvalence ? Avec un zoom 24-600, on couvre la quasi totalité des besoins des amateurs lambda.
    L’usage des focales UGA ou FE est relativement marginal.Le 24-600 fait également de la macro à bon compte.

    - Les coûts ? À une époque où la guerre des prix touche à son paroxysme, le tarif du G3X ne va pas faciliter les ambitions conquérantes du MFT....

    Conclusion provisoire (j’attends de voir ce que le zoom Canon a dans le ventre en bout de range) :

    Canon tente une fois de plus de prendre le MFT en étau entre les bridges 1" rendus compétitifs grâce à la technologie BSI et les mirrorless à grand capteurs ainsi que les reflex.
    En annonçant un bridge plus petit/plus léger/moins cher/plus polyvalent que le MFT, Canon phagocyte l’essentiel des arguments marketing utilisés par Olympus/Panasonic pour promouvoir le MFT. Un comble !

    Les dernières stats de ventes mondiales montrent d’ailleurs que le mirrorless a vendu la peau du reflex un peu trop vite...

  • 1. Qui dit quelles capteurs des m4/3 ne seront pas aussi des BSI ?
    2. Vous êtes le seul à voir dans ce canon un concurrent du m4/3, tous les autres le positionnent - à juste titre d’ailleurs - en concurrent des bridges sonybet panasonic. Sans doute une vieille obsession dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser. C’est dommage. Enfin, TOUS les observateurs un peu attentifs font remarquer que le marché va évoluer vers le.mirrorless, lentement mais sûrement.la seule raison pour laquelle canonikon n’investit pas encore est qu’il attendent de voir comment ça se passe. J’ai écrit mirrorless, et pas m4/3. Sony a ouvert la brèche et si sonynpouvit gommer ses deux défaits majeurs (optiques pas a la.hauteur, raw pas vraiment raw à cent pour cent), il commenceraient à mettre en danger les canonikon qui a ce moment devraient réagir. Ils sont déjà en train de se poser des questions au vu des chutes spectaculaires es ventes des DSLR, alors qui vivra verra.

  • "1. Qui dit quelles capteurs des m4/3 ne seront pas aussi des BSI ?"

    Il y aura peut-être des capteurs BSI MFT dans pas longtemps...mais leur coût est sensiblement plus élevé.
    Toute la question est de savoir combien !
    Sony suggère que cette technologie est significativement plus onéreuse que le FSI (le prix du A7 r II est sensiblement plus élevé que le modèle précédent FSI ),
    Samsung suggère que le coût du BSI est "significativement" plus élevé que le FSI (il y a environ 300 € de différence entre un NX3000 FSI et un NX500 BSI ).

    Il y a donc tout lieu de penser que cette technologie sera réservée à l’OMD-EM1 et l’écart tarifaire va encore se creuser...

    2- Ce n’est pas parce que je suis le seul à exprimer l’avis d’une concurrence possible entre bridges 1" et MFT que je suis le seul à le penser !
    Canon n’aime pas le MFT ; ça se voit !Ils ont même tendance à "snober" le mirrorless, c’est dire !
    La meilleure preuve, c’est la commercialisation d’un compact G1X au format légèrement majoré par rapport au MFT.
    On peut difficilement n’y voir qu’une coïncidence !

    Par ailleurs, ce n’est pas parce que le bridge G3X s’attaque au MFT qu’il n’attaque pas les autres bridges 1".
    Oui, le G3X est un concurrent direct du FZ1000 et du RX10 ; je ne dis pas le contraire...

    3-Tous les observateurs disent que le marché va évoluer vers le mirrorless....surtout chez les acteurs du mirrorless !!!
    Canon/Nikon et Pentax continuent d’investir sur le reflex (Pentax vient de présenter un boîtier 24x36)
    Sigma dit NE PAS AVOIR DE PLAN POUR UN SYSTÈME MIRRORLESS...

    Personnellement, je suis plus prudent et je reconnais que le mirrorless a énormément progressé ces dernières années.
    Néanmoins le reflex n’est pas mort et conserve encore des avantages significatifs sur ces nouveaux systèmes.
    Ne vendons pas la peau de l’ours reflex avant de l’avoir tué !

    4-Contrairement à ce que vous dites, Canon /Nikon observent TRÊS ATTENTIVEMENT LE MARCHÉ MIRRORLESS
    ET LES TECHNOLOGIES QUI Y SONT LiÉES ...pour la bonne raison qu’ils sont les premiers concernés !

    Toutefois, et je l’ai déjà dit sur ce forum, les avantages vantés par le mirrorless sont plus imaginaires que réels à y regarder de plus près :

    * L’AF des objectifs mirrorless condamnent ces derniers en cas de panne AF

    *La miniaturisation des objectifs n’est obtenu qu’en réduisant le format.
    Il suffit de réduire l’ouverture des objectifs équivalent 24x36 pour retrouver le poids /encombrement des objectifs actuellement proposés en mirrorless.

    Ainsi Canon pourrait très bien commercialiser un 135/3.5 aussi léger et compact qu’un 75/1.8 Zuiko MFT mais
    Canon proposait déjà ce genre d’objectif il y a 30 ans dans sa gamme FD. ; ils ont passé l’âge de jouer à la poupée !

    Les comparaisons faites par Olympus entre un proto 300/4 MZD e un 600/4 Canon sont irrecevables.
    Le Canon , bien que proposant la même couverture angulaire que le Zuiko, recueille en réalité 4x plus de photons
    que le Zuiko pour une durée d’exposition identique. Le 24x36 encaissera ainsi bien plus facilement une montée en isos que le MFT (Les tests effectués par DxO et son fameux paramètre "low light" parlent d’eux mêmes )

    Pour que la comparaison soit valable, Olympus devrait comparer son 300/4 avec un 600/8 pour 24x36.
    Il se trouve qu’il n’y en a pas mais Tamron propose un zoom 150-600/5-6.3 VC USD qui est à peine plus lourd et plus encombrant que ce Zuiko...tout en étant beaucoup plus polyvalent, moins cher et en réalité plus lumineux
    (la pupille d’entrée mesure 95mm Vs 75mm pour le Zuiko).

    Le rappport Q/P des objectifs pour reflex....reste à la’vantage des reflex.

    Après on s’étonne que les ventes de reflex aient rebondi le mois dernier....