Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Ce que leurs yeux ont vu... Hommage à ceux qui nous donnent à voir

26/11/2016 | Nadia Trujillo

Présentée dans les collections permanentes du musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, Ce que leurs yeux ont vu... met à l’honneur les reporters de guerre. L’exposition croise les portraits de photographes de guerre réalisés par Alizé Le Maoult, avec leurs images et leurs témoignages.

JPEG - 100 ko
Véronique de Viguerie, Française,
Perpignan, 5 septembre 2015
Photo : Alizé Le Maoult

C’est en 1995, à la fin de la guerre, qu’Alizé Le Maoult découvre Sarajevo pour la première fois. Elle est comédienne et c’est un tournage qui la conduit dans la ville dévastée par trois ans de siège. Sur place, c’est une véritable prise de conscience. Elle côtoie des photographes et prend la mesure de l’engagement de ces hommes et ces femmes qui mettent leurs vies en péril pour témoigner des drames humains qui se jouent à travers la planète. De cette rencontre naît l’obsession de rendre hommage. Réalisatrice et photographe par ailleurs, Alizé Le Maoult décide à son tour de parcourir le globe pour faire le portrait ce ceux « qui nous donnent à voir l’Histoire ».

JPEG - 54.9 ko
Visuel de gauche : Un combattant blessé de l’Armée syrienne libre est mis hors de danger dans la vieille citadelle d’Alep lors d’affrontements avec les forces du régime de Bachar al-Assad /
Photo : Edouard Elias
Visuel de droite : Edouard Élias, Paris, 5 mai 2016 /
Photo : Alizé Le Maoult

Entre septembre 2013 et juin 2014, la Française réalise quarante-six portraits, couvrant neuf pays et dix-sept villes, de Barcelone à Zagreb, en passant par Sarajevo, New York et Oslo. Son projet est exposé à Sarajevo par la Mission Centenaire 14-18, lors des commémorations internationales de la Première Guerre mondiale. L’exposition présentée au Musée de la Guerre de la ville de Meaux, est le prolongement de « ce travail de mémoire de ceux qui nous rapportent la réalité du monde qui gronde, que ce soit en Syrie, en Tchétchénie ou encore en Centrafrique. » Pour Alizé Le Maoult, un portrait restera manquant. Celui d’Anja Niedringhaus : « Nous avions rendez-vous à Genève, mais elle a été tuée en Afghanistan le 4 avril 2014. »

- Infos pratiques
Où : Musée de la Grande Guerre, Meaux
Quand : du 1er octobre au 31 décembre
Site officiel

Crédit image d’accueil : Veronique de Viguerie/ Getty Images

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages