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Conclusion

30/07/2010 | Jean-Marie Sépulchre

Tant le capteur que la qualité des optiques garantissent au possesseur du Leica S2 d’excellents résultats, dès lors qu’il considérera qu’un système superlativement hors norme exige aussi de grands soins dans la prise de vue (une mauvaise mise au point ruinera le piqué immanquablement) et dans le post-traitement, ce qui peut hélas imposer d’utiliser deux logiciels, chacun étant exploité pour ses points forts.

Le Leica S2 n’est donc pas l’appareil du « touriste lambda »… même si le voyageur fortuné l’appréciera beaucoup dès qu’un petit zoom sera livrable en plus des magnifiques optiques fixes qui constituent la gamme actuelle. On pourra trouver le rapport qualité/prix impossible à quantifier, voire même le prix délirant. Mais le Leica S2 se situe dans la catégorie des produits d’exception produits en petite série, comme il en existe en automobile ou en horlogerie, et pourra même être un fort argument de vente pour un photographe corporate ou de mariage qui vise une clientèle fortunée attachée autant aux signes qu’à la qualité finale.

En bonus, vous pouvez réalisez deux impressions A4 depuis le site de JMS.

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  • Enorme surtout le prix
    c’est pour Jean Marie Bannier ce Joujou

  • un système superlativement hors norme exige aussi de grands soins dans la prise de vue (une mauvaise mise au point ruinera le piqué immanquablement)

    Ah, parce que en FF, en APS-H et APS-C une mauvaise mise au point ne ruine pas le piqué ? C’est une bonne nouvelle, je vais pouvoir arrêter de soigner mes MAP !!!

  • dès lors qu’il considérera qu’un système superlativement hors norme exige aussi de grands soins dans la prise de vue (une mauvaise mise au point ruinera le piqué immanquablement)

    Je suis bien content de savoir que le piqué ne sera pas ruiné si je foire ma map avec de l’apsc, de l’apsh où du ff. Quel test instructif.

    J’apprécie aussi fortement de voir que mon précédent commentaire a été censuré, vive la liberté d’expression sur ce site !

    • Merci Jean-Marie,

      Ce test est complet et synthétique à la fois. Dommage que d’aucuns ne comprennent pas la finalité - et le sens - d’un apn, où la pdc est plus courte qu’un ff ou apsc.

      Ainsi oui, la map est toujours plus délicate, au fur et à mesure des tailles grandissantes de capteurs. L’auteur le dit bien pourtant. A champs égal, il faut un 18mm en apsc, un 27mm sur ff, et un 35mm avec des Mf ... ! Le champs est plus restreint à diaph égaux. Ainsi on "visse" en paysage, terminologie usuelle en photo, pour les MF, afin de compenser éventuellement ces optiques très longues. Mais évidemment : on profite aussi des pdc réduites des grands diaph. La visée est donc plus facile d’emblée, on voit mieux la cible (visée à pleine ouverture) à champs réduit, mais on rate plus facilement aussi, toute erreur se payant cash ! Une map, on bouge un peu, à peine, et voilà le champs en arrière ou avant.

      C’est un superbe choix pour professionnels, ou passionnés.

      Olivier-P

    • Quand on ne comprend pas, on pose des questions plutôt que de se répandre en commentaires désobligeants, surtout quand ces commentaires prouvent son incompétence en la matière...

      Je vous suggérerai donc de consulter les blogs et forums auxquels l’auteur de ce test participe. Vous y trouverez toutes les explications dont vous aurez besoin pour comprendre le lien entre profondeur de champ et taille de l’image. Ca vous sera beaucoup plus utie que d’écrire vos commentaires.

    • Il s’agit de matériel professionnel, dans la zone de prix des Blad numériques et autres Phase One, pour lequel le coût n’est pas le principal problème, seulement la qualité. Hurler parce c’est cher n’a aucun sens, quand on fait un shooting de mode ou de pub on utilise le matériel approprié, point, quitte à le louer (dans ma branche, on achète jamais une caméra super 16 et un kit Zeiss grande ouverture, on le loue)... Peut-être que quelques amateurs fortunés se le payeront pour le plaisir, mais ce n’est pas le coeur de cible. Leica s’installe sur un créneau qui pourrait bien être porteur, celui des pros, une offensive qui va se poursuivre sur le front des optiques cinéma.
      Pour ceux qui trouvent Leica trop cher, un M8 d’occasion revient à 1800€, un M6 à 600€... avec à la clef autrement plus de plaisir qu’avec un compact haut de gamme.

  • merci pour ce test
    trop cher malheureusement sinon ce serait de suite mon choix, je me tournerai vers un 645d ou Blad

  • Un grand merci pour ce test !
    C’est comme en automobile ou en HiFi, le très haut de gamme reste dans le domaine du rêve pour la plupart d’entre nous.
    Mais il n’est pas interdit d’admirer, de comprendre ce qui fait la supériorité de ce genre de matériel sur le tout venant.
    Comme beaucoup d’autres, je suis affligé par les réactions agressives de certains.
    Ce n’est pas parce que l’on roule en Clio plutôt qu’en Porsche (liste non limitative) qu’il faut en vouloir à la terre entière !
    Le plaisir d’utiliser un tel objet, le rendu indiscutablement différent des images appartient au domaine du ressenti, de la passion.
    Que celles et ceux qui en auront les moyens et le talent nous régalent de belles images faites avec ce beau boîtier.
    Bonne remarque à propos de la possibilité de louer en vue d’un projet photographique précis.
    Bonnes photos à tous !

    • Bravo pour ce message qui répond exactement, et de la meilleure façon, au sujet évoqué ainsi qu’aux personnes qui viennent inconsidérément le parasiter.Avec tous mes compliments à son auteur...

  • Merci pour cette excellent test , ils sont tres rare sur le net

    • On rêve parfois d’un système automatique de filtrage pour éliminer en amont les commentaires stupides voire offensants de certains qui feraient mieux de se taire ou de retourner à l’école élémentaire avant d’écrire sur ces blogs. Evidemment, ce ne serait pas très "démocratique", mais la sacro-sainte démocratie a parfois ses limites...

      Pour en revenir au Leica S2, dont le prix (certes élevé) se justifie pleinement, je voudrais juste mentionner l’objectif Apo-Macro Summarit-S.2.5/120 mm. Non seulement cette optique ne souffre aucune critique mais elle mérite selon moi d’être classée au rang de pur chef-d’oeuvre. La beauté images qu’elle fournit, la subtilité des flous d’arrière-plan lorsqu’on l’utilise à grande ouverture, le charme qui se dégage des clichés obtenus, le piqué extrême qu’elle atteint tout en conservant cette douceur très spécifique à tous les objectifs APO de Leica, tout cela mérite vraiment le qualificatif d’exceptionnel. On retrouve ici l’esprit du très fameux Apo-Macro Elmarit-R 2,8/100 mm d’il y a 10-15 ans, que beaucoup considéraient comme la meilleure optique macro du marché. Mais en beaucoup mieux encore. Une référence absolue dont on se demande qui, sur le marché des optiques actuelles, pourrait l’égaler.