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D5000, prélude d’une nouvelle gamme Nikon

14/04/2009 | Laurent Katz

14/04/2009 - Il y avait la référence à un, deux et trois chiffres, il faudra maintenant savoir compter en millier, avec le D5000 qui ouvre le bal en magasins début mai.


À la suite d’intenses cogitations marketing, Nikon a décidé de segmenter ses reflex non professionnels en quatre familles : pour la photo souvenir (D60), pour l’amateur de photographies (D90), pour le semi-professionnel (D300) et maintenant pour le consommateur d’images. Un qualificatif qui doit beaucoup, estime Nikon se fondant sur une étude du Sipec (Syndicat des entreprises de l’Image, de la Photo Et de la Communication), au fait que « la photo pour les ménages bascule d’un outil de mémoire à un outil de communication ». D’où la vidéo et les usages ludiques. Bien… On en pensera ce que l’on veut, mais le D5000 mérite mieux que cette catégorisation réductrice, car un tel appareil est aussi capable de séduire l’amateur averti et pourquoi pas, le semi-pro. Sa fiche technique et son obturateur donné pour 100 000 déclenchements le prouvent. Pourtant, son prix indicatif est des plus attractifs, comme vous pouvez le constater ci-dessous.

Prix Configuration
729 € boîtier seul
779 € avec F3,5-5,6/18-55 mm
829 € avec F3,5-5,6/18-55 mm VR
1 029 € avec F3,5-5,6/18-55 mm VR et F4-5,6/55-200 mm VR
929 € avec F3,5-5,6/18-105 mm VR

Autour d’un capteur Cmos de 12 Mpxl et du processeur Xpeed, Nikon a développé un boîtier un peu plus haut que le D60 muni d’un LCD multidirectionnel, mais sans définition exacerbée, car il n’y a que 230 000 pixels. Enfin ! Car pour profiter au mieux du LiveView, photographier et filmer en HD (720p) avec des angles inhabituels de prise de vue, c’est indispensable. Le fer de lance de ces deux usages est la mise au point. En vidéo, l’autofocus est inactif – c’est aujourd’hui le point faible des reflex Canon et Nikon. En Live View, ce n’est pas encore le nirvana, mais en introduisant la détection de visage et le suivi de sujet, l’amélioration est certaine. À ce jour, seule Panasonic a su réaliser un AF multizone à détection de contraste performant pour ses DMC-G1 et DMC-GH1. Et puis, en visée reflex, l’autofocus utilise onze collimateurs, ce qui a permis à Nikon de proposer le suivi 3D, à employer par exemple avec le mode rafale à 4 im/s. Bien sûr, le système de reconnaissance de scène, pour parfaire l’exposition, la mise au point et la balance des blancs, introduit il y a deux ans sur les D300/D3 est de la partie, avec un capteur de 420 photosites.

Exposition tous terrains

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Le sélecteur présente les modes PASM et les programmes-résultats essentiels.

D’un point de vue réglage, si les modes PASM sont présents pour les photographes avertis, ils sont complétés par une pléthore de programmes-résultats empruntés aux compacts CoolPix (mais pas le mode Panorama, dommage) ou créés pour l’occasion, comme les modes Low-Key et High-Key. Les principaux sont à portée sur le sélecteur, les seconds accessibles dans les menus. Ces derniers obéissent à la logique Nikon, avec des onglets fonctionnels et des textes d’aide expliquant en détail les moindres réglages… qui sont nombreux. L’appareil est aussi fait pour les experts et il permet de personnaliser le dernier onglet, pour se créer un menu à la carte, avec les commandes de son choix.

Nikon a soigné l’exploitation des photos, pensant à ceux qui pratiquent l’impression directe et ne souhaitent pas retoucher sur l’ordinateur. Alors, il y a la conversion du Raw, une commande de recadrage multiformat (4/3, 16/9, 1/1, 5/4) et une multitude de filtres et d’effets. Certains bien pratiques pour corriger la distorsion ou redresser la perspective. Avec le D5000, Nikon s’adresse aussi à ceux qui pratiquent le partage. L’appareil annonce sa compatibilité avec les cartes Eye-Fi et il faudra voir si Nikon développe une solution autour de ces cartes SD, assurant stockage et communication Wi-Fi, et son site de partage MyPictureTown. En tout cas, le D5000 sera compatible avec toutes les versions de ces cartes, capables d’envoyer des photos et des vidéos sur Flickr ou YouTube, d’accéder à des bornes publiques ou à un routeur domestique.

Premier avis

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Notez la présence d’une sortie audiovidéo numérique de type HDMI.

Si les tests prouvent que la qualité du D300 est là, et le contraire serait surprenant, cela prouverait que pour à peine plus de 700 €, il est possible de se payer un rendu d’image de haut niveau. D’ailleurs, l’amateur averti au budget serré ne manquera pas de considérer le kit à 929 €, avec le 18-105 mm VR. Tout en sachant qu’il existe des limitations, comme l’impossibilité de monter un grip ou l’absence de correction des aberrations chromatiques. Mais le pilotage de flashs distants, la sortie HDMI, les Picture Controls, le D-Lighting actif et l’essentiel des technologies Nikon sont bien présents. En clair, nous avons ici un D90 en réduction du point de vue de l’ergonomie (une seule molette et pas de LCD de contrôle sur le dessus), des réglages et de la qualité du LCD. Malgré cela, c’est un sérieux concurrent pour qui ne se préoccupe que de la qualité des automatismes et de la restitution.


- AFFICHAGE DES RÉGLAGES

Le LCD présente les paramètres essentiels, et bascule en mode Réglage grâce à la touche Infos, pour ajuster les données photographiques et numériques.

- VISÉE SUR LCD

Le LiveView activé, un des modes d’affichage permet de juger du cadrage, à 100%, et d’avoir sous les yeux les paramètres de prise de vue.

- MISE AU POINT

Plusieurs types d’autofocus sont accessibles pendant la visée sur le LCD, dont la reconnaissance de visage et le suivi dynamique d’un sujet.



- FONCTIONS PERSONNALISÉES

Nikon a réduit leur nombre par rapport aux modèles plus experts, mais leur liste occupe quand même trois écrans !


- AFFICHAGE CALENDAIRE

Le D5000 reprend les modes d’affichage du D90, avec des index jusqu’à 72 vues et une présentation calendaire, pour naviguer facilement dans ses photos de vacances.

- FILTRES CRÉATIFS

Nikon a insisté sur les fonctions de retouche et propose par exemple ce filtre Coloriage, qui correspond au Tracé de contours de Photoshop.



- FONCTIONS DE RETOUCHE

Nombreuses, elles incluent la conversion en Raw, le D-Lighting pour ceux qui auraient omis de le demander à la prise de vue, ainsi que des filtres sur les couleurs et des ajustements géométriques, comme le recadrage, le redressement des perspectives et la correction de la distorsion.

Caractéristiques

- Capteur : Cmos 23,6 x 15,7 mm, 12,9 Mpxl
- Format : 3/2
- Protection du boîtier : -
- Stabilisateur : -
- Anti-poussière : Oui
- LiveView : Oui
- Pixels utilisés : 12,3 Mpxl
- Définition : 4 288 x 2 848, 3 216 x 2 136, 2 144 x 1 424 pixels
- Vidéo : 1 280 x 720 (24 im/s, 5 mn maxi), 640 x 480 ou 320 x 240 (24 im/s, 20 mn maxi)
- Sensibilités : Auto, 200 - 3 200 Iso (extensions à 100 et 6 400 Iso)
- Bracketing sensibilité : -
- Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Raw + Jpeg
- Espace de couleurs : AdobeRVB, sRVB
- Monture : Nikkor AF
- Coefficient multiplicateur : 1,5x
- Mise au point auto. : Détection de phase TTL
- Zones de mise au point : 11 (détection auto ou manuelle), détection de visage en visée LCD
- Illuminateur AF : oui
- Mise au point  : Automatique au déclenchement ou continue, suivi dynamique, détection de visage
- Mode d’exposition : PASM, modes Scènes (19)
- Mesure de l’exposition : TTL
- Plage d’exposition : 0 - 20 IL (2-20 IL en ponctuel)
- Type de mesure : Matricielle 3D II sur 420 zones, pondérée centrale, moyenne, ponctuelle (2,5 %), sur collimateur actif
- Histogramme : Prise de vue et consultation (global et RVB)
- Compensation d’exposition : +/-5 IL par 0,3 ou 0,5 ou 1 IL
- Bracketing d’exposition : 3 vues (+/-3 IL par 0,3 ou 0,5 ou 1 IL)
- Vitesse : 1/4 000 à 30 s
- Vitesse de synchro X : 1/200 s
- Rafales : 4 im/s (11 Raw, 63 Jpeg, 7 Raw + Jpeg)
- Retardateur : 2, 5, 10 et 20 s
- Balance des blancs : Auto, préréglée (6), manuelle (1)
- Bracketing balance des blancs  : 3 vues
- Réglages divers : Mode Picture Control : couleur, contraste, luminosité, accentuation, teinte
- Prise flash : Griffe
- Contrôle du flash : iTTL
- Flash intégré : NG 17/18 (auto/manuel) à 200 Iso
- Compensation d’exposition au flash : -3/+1 IL, par 1/3 IL
- Commentaires sonores : -
- Visée : Reflex optique (95 %), grossissement 0,78x
- Moniteur : LCD TFT 2,7 pouces/230 kpxl, orientable
- Écran LCD de contrôle : -
- Modes d’affichage : Zoom, index (4, 9 et 72 vues), indicateur surexposition, calendrier, diaporama
- Stockage : SD/SDHC
- Interfaces : Hi-speed USB/AV, HDMI 1.3a, télécommande/GPS
- Configurations utilisateur : 1
- Touches personnalisables : 2
- Divers : 23 fonctions de personnalisation, surimpression, compatibilité module GPS, filtres, correction de distorsion et perspective, recadrage
- Télécommande : Opt.
- Logiciels : Picture Project
- Accessoires fournis : Accus et chargeur, bandoulière, 1 câble USB, 1 câble audio/vidéo, 1 protège moniteur
- Alimentation : Un accu Li-Ion 7,2 V/1 080 mAh
- Dimensions : 127 x 104 x 69 mm
- Poids : 550 g (sans carte, sans accu)

Le site de Nikon

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Messages

  • Un peu de distance vis-a-vis du dossier de presse Nikon aurait été le bienvenu : l’énumération des fonctions passe sous silence le retrecissement du viseur par rapport a celui du D60...

    • Passer de 0,8x à 0,78x n’est pas un renoncement majeur qui mérite une mise en avant.

      Par ailleurs :

      le texte résulte d’une brève, mais réelle prise en main initiale et non de la lecture d’un dossier de presse ;

      le vrai test avec une mise en perspective plus détaillée par rapport au D60, mais aussi au D90, est réservé au magazine papier, avec un D5000 finalisé.

      Laurent

    • Cela ne merite sans doute pas une mise en avant mais encore moins d’être passé sous silence. Tout comme la faible résolution de l’écran comparée à celui du D90 qui est aussi incompréhensible que regrettable de la part de Nikon alors que l’usage du Liveview rend la qualité de l’écran primordiale !

      L’écran est ici qualifié de "sans definition exacerbée" ??!!

    • Rectification, dans le texte, il y a "sans définition exacerbée, car il n’y a que 230 000 pixels", ce qui est explicite. et dans le paragraphe final il est mentionné que le LCD est en retrait par rapport à celui du D90.

      Lors de la présentation du D5000, j’ai fait remarquer à Nikon que, faute d’avoir choisi un afficheur VGA, un LCD de 460 000 pixels aurait pu être une solution plus qualitative, car je trouve que les 230 000 pixels manquent de piqué. Mais tout cela sera dit dans le banc d’essai. Et bien d’autres choses. Le site ne présente qu’un premier regard sur un appareil, vu dans une version de présérie.

      Par ailleurs, mais là c’est un choix que j’assume, je considère que la différence de 0,02x est négligeable et ne mérite pas d’être commentée... mais cela sera évidemment mentionné dans le tableau comparatif entre D60, D90 et D5000 du banc d’essai, pour que le lecteur puisse se forger une opinion.

      Laurent

      PS. En tout cas, merci de savoir exposer des arguments de manière adulte, contrairement à beaucoup de contributeurs !

    • Quelle a été la réponse de Nikon ? Economies de bouts de chandelle ou stratégie marketing pour ne pas cannibaliser les ventes d’appareils plus "experts" ?
      C’est vraiment dommage de proposer du Liveview avec un écran bien défini mais fixe sur le D90 pour ensuite fournir un écran articulé plus pratique que celui des Sony alpha 300-350 mais avec une définition aujourd’hui dépassée. Sauf à considérer que le public ciblé n’utilisera pas le liveview en focus manuel. Dommage pour la macro par exemple...

      Et bravo pour la réactivité de vos réponses aux commentaires des lecteurs.

    • En fait, cela n’a été qu’une remarque, car il est impossible d’avoir un jeu constructif de questions/réponses sur des thématiques concernant les omissions et défauts des appareils. Les représentants européens, toutes marques confondues, sont assez éloignés des prises de décisions liées à la conception des appareils, mêmes s’ils font des remontées sur les remarques émanant des clients et de la presse.

      Quant aux représentants des marques elles mêmes, en dehors de quelques précisions techniques sur lesquelles ils peuvent apporter des précisions, ce n’est pas la langue de bois, mais la langue de béton qui est de rigueur. Reconnaître une erreur et admettre la critique, cela semble en dehors de leur culture d’entreprise.

      Laurent

  • Rien d’extraordinaire ce D5000. Le prix n’a absolument rien d’exceptionnel, c’est toujours plus cher qu’un PENTAX K20D qui lui propose un viseur à pentaprisme d’une couverture de 95% et d’un grossissement de 95%. De plus son boitier bénéficie d’une finition tropicalisé et on le trouve à moins de 650.00€ chez de nombreux distributeur.
    Toutes vos news concernent NIKON le plus souvent, idem pour vos tests ou sur une année dans votre revue papier, vous tester 2 à 3 fois le même objectif NIKON (comme le Nikkor 24-70mm f2.8). C’est de la propagande par bourrage de crane.
    Aucun test des nouveaux PENTAX DA*55mm f1.4 SDM, DA*60-250mm f4 SDM ou du DA 15mm f4 Limited nouvellement sorti. Vous n’avez jamais non plus effectué un test du DA 55-300mm, ni du DA 17-70 SDM et vous n’avez fait qu’évoquer le DA 200mm f2.8 SDM ainsi et le 300mm f4 SDM. Dans un des derniers numéros sur un article traitant des objectifs macro, j’ai été très surpris que vous ne mentionniez pas même l’existence de l’excellent DA 35mm f2.8 macro Limited.

    Bravo la tentative de correction du test du PENTAX DA 18-250mm dans votre numéro 13, page 75 !!! On se demande bien à quelle focale corresponde chacune de vos trois courbes. Si quelqu’un peu m’expliquer.
    (test original page137 de MDLPn°11).
    PENTAX, OLYMPUS.. ne bénéficie pas du même traitement que NIKON ou CANON sur le plan de l’information dans votre revue.
    D’ailleurs PENTAX vient de sortir un nouveau firmware 1.03 pour le K20D qui améliorerait la stabilisation et la détection autofocus notamment en basse lumière.