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DNG ou Jpeg ?

30/07/2010 | Jean-Marie Sépulchre

Souvent les photographes en moyen format n’utilisent que le Raw, mais le Leica S2 offre aussi l’usage du format Jpeg. En fait, le Jpeg à la sensibilité nominale est vraiment très qualitatif, même sil e DNG codé sur 16 bits offre des capacités immenses en post-traitement. Le Jpeg reste bon à 320 Iso mais sa qualité se dégrade sérieusement au-delà, et il est donc beaucoup plus rationnel de toujours sélectionner la qualité DNG pour toute prise de vue pour laquelle on souhaite une qualité de tirage superlative.


Prise de vue en Jpeg à 320 Iso.


Détail au centre.


Détail dans les ombres.

Alors que les Jpeg sont pauvres en détails en haute sensibilité, il reste possible d’obtenir des tirages de haute volée à partir des fichiers DNG traités avec soin, ce qui est souvent assez rapide. En tout état de cause, la qualité est excellente à 640 Iso et bonne à 1 250 Iso, alors que les Jpeg sortis du boîtier sont nettement dégradés.

Deux logiciels sont très performants avec les fichiers du S2 : Adobe Photoshop Lightroom 3 (il faut impérativement choisir la version 3, la 2 étant critique en hauts Iso) ou Phase One Capture One 5 donnent tous les deux d’excellents résultats, mais chacun des deux excelle plus dans certains domaines.

En hauts Iso, ajuster au mieux un fichier de S2 est exceptionnellement facile avec Lightroom 3, qui donne un petit grain saturé très argentique aux photos prises à 1 250 Iso et sort des 640 Iso d’une propreté absolue. Par contre Capture One donne une structure moins propre et persistent parfois des petits points blancs qui nécessitent un débruitage supplémentaire.


Notre test en hauts Iso en lumière chaude est impitoyable et révélateur.


Extraits témoins à 160 Iso.


Traitement du DNG par Lightroom 3 à 640 Iso.


Traitement du DNG par Lightroom 3 à 1 250 Iso.

Par défaut, Capture One donne toujours un piqué supérieur, mais on peut y remédier en personnalisant l’accentuation sur Lightroom. Cependant, il persiste un dilemme dans le choix du logiciel de post-traitement, pour certains cas particuliers où se manifesteraient des moirés comportant des aberrations chromatiques, car dans ce cas Capture One Pro (et uniquement la version Pro !) possède des corrections de moiré chromatique très puissantes et efficaces, dont il garde à ce jour l’exclusivité.

Paradoxalement, le S2 moire très peu en Jpeg, car le processeur corrige très bien ce défaut à la volée. Mais sur certaines structures il faut être attentif avec les fichiers Raw. En fin de test, j’ai bien entendu cherché volontairement un sujet piège, ici un immeuble entouré de filets… sur certains le moiré se voyait à l’œil, sans même regarder dans le viseur de l’appareil ! En examinant une zone atteinte par le défaut, on peut constater que le moiré est combattu par le traitement interne en Jpeg, que le traitement inclus dans Capture One Pro est très efficace, mais que Lightroom 3 ne peut le circonscrire.


Type de sujet favorisant le moiré sur n’importe quel appareil.


Détail du Jpeg natif fourni par le boîtier.


Détail du DNG corrigé par Capture One Pro.


Détail du DNG développé par Lightroom 3 dépourvu de filtre anti-moiré.

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  • Deux fois plus cher,mais 2 fois meilleur que le Pentax 645d ??

    • Certainement pas deux fois meilleur...mais comme je n’ai pas encore eu le Pentax en test je ne peux pas faire de comparaison. Le Pentax n’a pas la même prise en main (le Leica ergonomiquement c’est comme un gros reflex 24 x 36...le Pentax un petit moyen format) et c’est sur les optiques "spéciales haute définition" que Leica fait la différence, hélas avec encore peu de modèles, alors que l’on attend une gamme top chez Pentax, qui par contre permet un très large choix d’objectifs d’occasion, pas forcèment optimisés pour un tel pouvoir séparateur ! Parce que le capteur sortant de la même usine et ayant la même taille de photosites, ce n’est pas là que se fera la différence !