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Des bonds technologiques attendus

23/08/2007 | Laurent Katz

Les ingénieurs et techniciens n’ont vraiment pas chômé, car il y a des nouveautés à tous les niveaux. L’étage matériel hérite d’un capteur plein format, d’un système antipoussière, d’un nouveau processeur, d’un écran VGA avec visée directe, d’une interface HDMI et d’un nouveau capteur de mise au point, tandis que le firmware propose le contrôle des zones d’ombres en temps réel, des styles d’images et d’une nouvelle technique pour améliorer la précision de l’exposition, de la mesure automatique de la balance des blancs et qui affine aussi le suivi de mise au point. Vaste chantier qui trouve son aboutissement sur les deux reflex annoncés, les D3 et D300.


- Alors que Canon jouait du Digic et Sony du BionZ, Nikon n’avait aucune partition marketing pour mettre en avant l’électronique de ses reflex. C’est chose faite avec Expeed qui désigne à la fois le processeur, mais aussi le traitement d’image embarqué avec une gestion sur 16 bits. Il pilote l’écriture sur la carte mémoire en mode UDMA, pour travailler avec les cartes récentes en 300x de SanDisk et quelques autres fabricants. Tout cela lui permet de travailler jusqu’à 11 im/s et, cerise sur le gâteau, d’être moins gourmand en énergie.


- Cette nouvelle appellation va sembler anecdotique quad vous apprendrez que Nikon met en place le format FX, nom de marque qui prolonge l’appellation DX des capteurs APS-C, et correspond au plein format. Les Nikonistes vont enfin pouvoir retrouver la profondeur de champ à laquelle ils étaient habitués et utiliser leurs optiques grand-angulaires sans conversion de focales. Le premier capteur, que Nikon réserve pour l’instant exclusivement à son usage, offre 12,1 Mpxl. Seulement vont penser ceux qui s’étonnaient déjà de l’annonce Canon de son imageur de 21 Mpxl ! Leur seul point commun est la technologie, le Cmos. Ce capteur présente des photosites de 8,45 microns de côté, dispose de 12 canaux de transfert et assure une conversion des données recueillies par ses photodiodes sur 12 ou 14 bits.


- Vous attendiez le plein format, il est donc là. Nikon propose aussi le système antipoussière qui, comme chez de nombreux concurrents, agit par vibration du filtre passe-bas coiffant le capteur, grâce à des éléments piézoélectriques qui se mettent à vibrer à hautes fréquences quand la fonction est activée. Il vient compléter sur le terrain le mode Dust-of du logiciel Capture NX, qui travaille à partir d’une photo blanche pour soustraire les poussières des autres images.


- Le capteur de mise au point lui aussi évolue, avec le nouvel AF Multi-CAM3500FX, doté de 51 collimateurs dont 15 en croix, avec des schémas de travail à 51, 21 ou 9 collimateurs. Autre possibilité, continuer à activer la configuration à 11 zones des D2. L’autofocus est calibrable, avec une correction globale ou individuelle par objectif, vingt d’entre elles étant mémorisables.

- Toujours d’un point de vue matériel, Nikon utilise un écran LCD VGA avec 170° de vision incidente. Cela signifie que l’afficheur présente 640 par 480 pixels, pour une grande précision… mise à profit par la visée temps réel ! Il y a deux modes de visée Main levée ou Trépied, tout deux compatibles avec l’autofocus. Pour cela, Nikon a mis en place l’évaluation de la distance par détection de contraste, directement sur le capteur image, sur toute sa surface.


- La sortie vidéo des reflex sur un téléviseur est de piètre qualité. C’est pourqoui Nikon a adopté la seule solution sérieuse, une sortie haute définition, en numérique de surcroît, puisqu’il s’agit de la norme HDMI, dont la définition maximale est de 1 920 x 1 080. Enfin, les images seront nettes sur le téléviseur !


- Nikon introduit ce qu’elle appelle un système de reconnaissance de scènes, expression qui prête à confusion, car il ne s’agit en rien de déterminer quel est le meilleur mode Scène à employer. Fondé sur le capteur de 1005 pixels, il va affiner l’exposition, la balance des blancs, fournir des données complémentaires à l’autofocus. Pour cela, un réseau de diffraction permet de focaliser les composantes RVB sur les photosites correspondants de ce capteur et calculer une image grossière dont l’analysé sert à isoler le sujet de l’arrière-plan. Comment réagira le système si le sujet porte une chemise verte et se trouve devant du feuillage ? Mystère, mais des tests permettront d’apprécier la validité de la méthode. La reconnaissance, qui travaille en mode TSL (Teinte, Saturation, Luminosité) est capable de reconnaître les teintes chair. En tout cas, ce distinguo permet de mieux évaluer l’exposition.

De la même manière, l’autofocus en cas de suivi gagne en précision, car sur l’exemple ci-dessus, il y a non seulement suivi, mais mesure de la distance sur la même zone du sujet.

- Le D-Lighting devient actif, à la prise de vue, avec trois niveaux de réglages, et c’est la conséquence de la puissance du processeur Expeed qui permet ce calcul, géré sur trois niveaux d’intensité.

- Le mode Picture Control unifie des paramètres disparates : espace de couleurs et optimisation d’image : accentuation, luminosité, contraste, saturation et teinte. Quatre réglages sont prédéfinis : standard, neutre, saturé et monochrome, et d’autres sont sauvegardables pour le partage entre plusieurs boîtiers.
- Dernier point, un capteur indique le niveau, avec une ligne passant au vert quand l’horizontale est respectée. Il fonctionne aussi quand l’appareil est tenu verticalement et est visualisé sur le LCD ou alors dans le viseur par un graphe à barres.

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Messages

  • Ouf,
    J’en avait mare d’attendre. Mais ce n’était pas pour rien. La Bête est prometteuse. Beaucoup de zaza c’est un avantage important. Par contre 12 Mpx c’est juste pour les pros. C’est insuffusant pour une double page magazine imprimé à 300dpi en offset, surtout aprés recadrage. Il faudra sans doute attendre la version D3x un peu moins sensible mais avec plus ou moins 18Mpx.

    • Oui, on sait que Nikon travaille sur un reflex avec beaucoup de pixels. Maintenant, je connais des photographes pros qui ont su faire de la double avec un Canon 1D Mark II et ses 8 Mpxl. Evidemment pas au même niveau qualitatif qu’avec un 1Ds Mark II, mais du Raw bien travaillé permet quelques miracles, surtout avec des capteurs peu bruités. Laurent

    • J’ai 70 ans et tu me fais toujours plaisir Laurent, pas parce que tu as le même prénon que mon fiston mais par tes analyses justes et tes essais d’appareils photos très bien torchés. Je ne suis qu’un modeste photographe et volontairement inconnu.
      Les nouveautés dans le style Nikon D3 et D300 ne sont avec certitude pas le dernier cris on entrevoit déjà un D300x. Et dans quelque temps personne ne peut dire quand, un 50 millions de pixels avec une carte d’un tera, heureusement d’ailleur c’est ça le progrès. Vive la photo, c’est une partie importante de notre histoire future.

    • Si l’on considère que 12 millions de pixels sont insuffisants pour une double page en offset, et que l’on vérifie aisèment, néanmoins, que ces 12 millions de pixels (je parle de ceux que l’on peut essayer tous les matins, Nikon D2x ou Canon Eos5D) sont meilleurs qu’une dia 100 ISO scannée à même résolution, on en concluera qu’un seul boîtier numérique petit format convient aux pros (l’Eos 1ds Mark II de 16 Mpix) et que seul le moyen format minimum 4.5 x 6 convient en diapos. Heureusement, les doubles pages de National Geographic sont moins grandes que celles de France Dimanche :o))

    • c est ridicule cette course aux mpixels pour faire une double page en offset.
      je peux t assurer qu’avec un 6Mpixels tu fais des epreuves a3 ou bouble page ss probleme.
      et j en ai vendu qqunes
      un 12Mpix plein format sera largement suffisant pour des doubles
      heureusement qu’il ne fallait pas attendre un 18Mpixels pour faire des doubles pages voir +. Toute la presse ce serait arreté de travailler depuis l arrivée du numerique jusqu’à aujourd hui.
      sans rancunes