Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Elliott Erwitt

25/10/2008 | Benjamin Favier

À 80 ans, Elliott Erwitt voue une passion intacte à la photographie. Il continue à sillonner les expositions et à publier des ouvrages.

Photographe américain, Elliott Erwitt est né en France, en 1928. Il passe son enfance en Italie, puis fuit aux États-Unis avec sa famille, d’origine russe, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Un citoyen du monde en quelque sorte. Contemporain de Robert Capa, il devient membre de Magnum Photos en 1953. Il accède même à la présidence de la célèbre agence pendant trois ans, de 1968 à 1971.
Son site arbore d’ailleurs les tons gris visibles sur la page d’accueil de Magnum. Par bonheur, il est possible de choisir entre le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol, l’allemand et le japonais. Des nations qu’il connaît bien, la France et l’Allemagne en particulier.

Belle séance

L’interface est très agréable à utiliser. Plusieurs galeries d’images sont accessibles depuis les onglets Portfolios et Commandes. Étrangement, aucune d’entre elles n’est consacrée aux chiens, qui font tout de même partie, avec les enfants, des sujets de prédilection du photographe. Ils apparaissent cependant, même dans des chapitres aussi inattendus que la mode et la publicité. Comme s’ils étaient inclassables.
Les portfolios sont bien fournis et on se régale devant cette œuvre monochrome, placée sous le signe de la satire. On devine le rictus juvénile du vieil homme derrière chaque image. Comme sur cette photo d’Arnold Schwarzenegger prise en 1977, aujourd’hui Gouverneur de Californie, jadis bodybuildé, posant fièrement… avec son propre portrait en mains. Ou encore ses instantanés qui mettent en valeur un sens aigu pour la composition, qui lui permet de rendre des situations banales, insolites.
La série Ciné propose de voir plusieurs mini séquences montrant une même scène, construites à partir d’images prises à intervalles rapides. La réalisation est un clin d’œil affectueux au cinéma muet des années 30.
On pourrait reprocher le manque de précision des légendes, accessibles depuis l’icone « i », située en bas à droite de l’interface. Seuls le lieu, le sujet et la date sont mentionnés.
Mais au final, la densité des clichés offerte nous rassasie suffisamment. Et l’on se surprend à sourire naturellement, comme le ferait un enfant.

Le site d’Elliott Erwitt

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