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Entre le capteur et le fichier ...

30/09/2007 | Nicolas Genette

Avec l’arrivée de nouveaux logiciels, le format Raw semble attirer toutes les faveurs. Cependant avant mettre en place un flux de travail pour photographier systématiquement en Raw, il convient de bien imaginer chaque étape de sa chaîne de production. MDLP a invité Nicolas Genette, photographe et infographiste de son état, à faire part de son expérience.

La plupart des capteurs d’appareils photo numériques ne sont que sensibles à la lumière. Pour obtenir les couleurs, le capteur est recouvert d’une alternance de filtres rouges, verts et bleus : la matrice de Bayer. Chaque photosite ne fournit qu’une des couleurs du triplet RVB de chaque pixel constituant une photo. Ensuite, le processeur interne utilise les données brutes émanant du capteur (d’où le nom de Raw), pour calculer les deux informations colorimétriques manquantes, à partir des points avoisinants. Cette fonction est appelée le dématriçage. La définition n’est donc pas la même en terme de luminosité qu’en terme de colorimétrie. Il existe d’autres systèmes, comme le capteur Foveon, qui sépare les photosites en trois photodiodes perpendiculaires aux rayons lumineux, mais cette technique se heurte à des problèmes de filtrage. Par ailleurs, l’œil est bien plus sensible à la définition en termes de luminosité qu’en termes de couleurs.

Figure ci-dessus :

- À gauche, la définition est identique en luminance et chrominance.

- Au milieu, la définition de chrominance est très inférieure (exagérément par rapport à une matrice de Bayer), pourtant l’image résultante est très proche de la première !

- À droite, la définition de luminance, très inférieure, produit un résultat catastrophique.

L’œil est bien plus sensible à la luminance qu’à la chrominance.

Pour récupérer un fichier exploitable, il faut donc dématricer les données brutes par des algorithmes, chacun ayant ses points forts (netteté, couleurs, moirage, bruit, etc.). Le processeur du boîtier génère directement un fichier Raw ou applique les paramètres utilisateurs (balance des blancs, saturation, contraste, etc.) aux données pour créer un fichier Jpeg, ou plus rarement Tiff. Le Raw sera ensuite développé sur un ordinateur, grâce à un convertisseur, pour ajuster au mieux chaque réglage.

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