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Exposer à droite est-il toujours à l’ordre du jour ?

10/11/2008 | Volker Gilbert

Volker Gilbert détaille pour les lecteurs de MDLP la technique de l’exposition à droite, en soulevant cette question latente : Exposer à droite est-il toujours d’actualité. Réponse dans ce papier de haut vol.

Un article (en anglais) paru en 2003 continue à donner du grain à moudre aux photographes. Ecrit par Michael Reichmann et inspiré par Thomas Knoll, un des créateurs de Photoshop, il suggère de surexposer de manière contrôlée afin de bénéficier de toute la dynamique qu’offre le capteur. “Exposer à droite” (de l’anglais expose to the right) vise à déplacer les pixels le plus possible à droite sur l’histogramme, afin de limiter les artefacts (bruits, effets de bande) dans les parties les plus sombres. Si cette méthode est finalement très efficace pour obtenir des photos très peu bruitées qui se prêtent particulièrement bien à un post-traitement intensif, de nombreux photographes l’utilisent systématiquement et sans vraiment y réfléchir, soit en tant que compensation d’exposition systématique, soit pour se passer d’une mesure d’exposition précise.

Le contraste de cette image à contre-jour a été maîtrisé grâce à l’emploi d’un réflecteur…

Pourtant, “ exposer à droite ” n’a rien d’une potion magique et n’a pas vocation à se substituer à un véritable savoir-faire technique. Quel que soit votre appareil photo, la “ bonne exposition ” est toujours aussi importante pour réussir une prise de vue. Bien que la plupart des afficheurs LCD n’offrent qu’une vision fausse et édulcolorée du fichier final, l’histogramme se prête (un peu…) mieux à l’évaluation de l’exposition, pour peu que celui-ci affiche les informations sur trois graphiques séparés (histogrammes RVB) et que vous photographiez en Jpeg.

Que faire lorsque vous travaillez avec en Raw pour tirer la quintessence de votre capteur ? L’histogramme de l’appareil reflète en fait les réglages de votre appareil (balance des blancs, style d’image, matrice couleur, courbe de contraste, saturation, teinte, netteté…) qui ne sont pris en compte (et utilisés pour un premier affichage…) que dans le logiciel de développement Raw du fabricant de l’appareil.

Une scène à contraste élevé – grâce à une exposition appropriée, tous les détails ont pu être préservés.

Si vous travaillez avec un logiciel tiers (Aperture, Camera Raw, Lightroom, Capture One, Bibble, etc.), l’affichage par défaut diffère souvent beaucoup de l’aperçu intégré au fichier Raw, car ces logiciels utilisent leurs propres algorithmes pour le dématriçage et le développement des fichiers bruts, et ne tiennent pas compte des réglages de l’appareil.

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