Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Eyes in Progress : programme 2018

18/12/2017 | Benjamin Favier

Cela fait plusieurs années que nous scrutons les formations proposées par Eyes in Progress. Le programme de l’année à venir est disponible, et se caractérise par une grande variété de destinations et de styles photographiques.

Paris, Berlin, Téhéran, Barcelone, Cosprons, New York, Tel-Aviv… La liste des destinations est aussi éclectique que les thématiques au menu de ce programme 2018. Depuis qu’elle a créé la structure en 2011, Véronique Sutra, ancienne employée de Magnum Photo, s’entoure de photographes de renom, en témoigne la liste des animateurs pour l’année à venir : David Burnett, Richard Dumas, Ed Kashi, Formento + Formento, Claudine Doury, Bruno Ceschel, Alec Soth, Patrick Zachmann, Anders Petersen, Franck Boutonnet, Michael Ackerman, Max Pinckers.

JPEG - 395.6 ko
Nigéria, 2006. Preye Godswill, 27 ans, était la propriétaire du bar The Booze, totalement détruit lors d’une attaque de l’armée nigériane, suite à la mort d’un soldat qui enquêtait sur la disparition d’un expatrié italien. La jeune femme regarde des photos prises dans des temps plus heureux dans son bar…
Photo : Ed Kashi

Vous pourrez ainsi vous initier au portrait sous l’égide de Richard Dumas, à Paris, durant quatre jours, du 18 au 21 avril. Pour cette formation, le prix s’élève à 1090 € et n’inclut pas les frais de transport ou de logement. Une session se déroulera à Téhéran du 30 avril au 3 mai, avec Ed Kashi, autour du photojournalisme. Le tarif est de 1200 €.

JPEG - 354.6 ko
Keith Richards, 2010
Photo : Richard Dumas / Galerie Vu
JPEG - 168 ko
Louise, 2006.
Photo : Claudine Doury / Agence VU

Nouveauté de ce programme 2018, Claudine Doury, Alec Soth et Anders Petersen se penchent à tour de rôle sur la réalisation d’une série photographique. La formation a lieu à Cosprons, dans les Pyrénées-Orientales, et s’étale sur huit jours. Le coût varie selon l’intervenant (1800 € avec Claudine Doury ; 2200 € avec Alec Soth ou Anders Petersen), en raison des coûts de déplacement plus élevés pour Soth et Petersen.

JPEG - 256 ko
Un groupe de femmes, membres de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise, marche devant la statue de Mao Zedong, à Yan’an, en Chine, le 7 novembre 2009.
Photo : Tomas van Houtryve/VII

Autre événement inédit pour le centre de formation, l’organisation d’une session de trois jours, en mars prochain, du 26 au 29, à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle de l’agence de photojournalisme VII. Le but : donner du sens à une série photographique, dans l’optique d’une publication.

- Image d’accueil : David Lynch, 2001
Photo : Richard Dumas / Galerie Vu

- Le programme complet des formations 2018 sur le site d’Eyes in Progress

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Si les "grands" photographes (enfin, bon, on pourrait discuter), disons si les photographes en général étaient payés dans des conditions normales, ils feraient leur travail, et éventuellement diraient ce qu’ils ont à dire dans la presse ou dans leurs livres, ou dans les universités ou "cours du soir" et assimilés qui en général crèvent la faim autant qu’eux. Ils ne seraient pas obligés de participer à ce genre de mascarade pour bobos fortunés désireux de "donner du sens à une série photographique" (je n’invente pas, c’est écrit ci-dessus). Voir les "croisières philosophiques" accompagnées de "philosophes" à 2 balles qui se reconnaîtront.

  • Donner’ du sens à une série photographique n’est pas si évident que cela. Ça implique une maîtrise technique, une vision originale et une démarche cohérente . C’est souvent au travers de séries qu’on remarque si l’auteur a l’oeil ou pas et est’ capable d’aller plus loin qu’une photo peut être miraculeusement réussie....

  • Ça implique une maîtrise technique, une vision originale et une démarche cohérente

    Toutes choses bienvenues, qui normalement devraient précéder toute tentadive de "série" (appellation mal contrôlée) photographique.

  • @1
    Je partage votre point de vue !
    C’est même dégradant pour la profession de voir à quel point les photographes tombent bien bas...
    La faute, à qui ? Aux annonceurs, éditeurs, médias, agences qui ne respectent pas les auteurs et aux photographes qui préfèrent baisser leur pantalon plutôt que de résister aux supermarchés de l’image.

  • @1 @4 Les donneurs de leçons... à la "bobo" gâchette !
    Nous ne sommes pas au pays des bisounours... mais dans un marché de l’offre et de la demande. Si les deux se croisent et qu’ils sont satifaits... où est le mal ? Dans votre morale étriquée ?
    Je rejoins @2 sur le fait que réussir une série photographique est très loin d’être évidente et souvent pas cohérente. Si ce genre de formation peu guider certains qui ont les moyens de se les payer... pourquoi pas !?

  • "donner du sens à une série photographique" pourquoi pas, sinon du sens lui en donner au moins un :)
    Mais que pense les formateurs ou critiques de série de la photo présentée ci-dessus Un groupe de femmes, membres de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise.., ?
    Vu les ombres l’ensoleillement est parfait, la position du photographe est idéale, mais alors ce vignettage grossier quelle horreur !!

    Et encore ça :

    Depuis qu’elle a créé la structure en 2011, Véronique Sutra


    Nigéria 2006. Keith Richards 2010, Louise 2006, Chine 2009. Et des photos d’après l’année de création de la structure centre de formation, y en a-t-il ?

  • Bonjour à tous !
    En tant que fondatrice et gérante de Eyes in Progress, je tiens à apporter quelques précisions au regard des commentaires réalisés. Tout d’abord, 70% des photographes qui ont suivi les formations Eyes in Progress sont des professionnels qui bénéficient de prise en charge par leurs fonds de formation professionnelle.
    Enfin, pour 2018, j’ai choisi de mettre en valeur les photos icônes des photographes maîtres de stage, sinon, je privilégie systématiquement les photos les plus récentes.
    Bonne journée à tous,
    Véronique

  • « dans un marché de l’offre et de la demande. Si les deux se croisent et qu’ils sont satifaits... où est le mal ? Dans votre morale étriquée ? »
    Débat où inviter peut-être des prostitué.e.s non ou semi volontaires ?

  • @7
    "Tout d’abord, 70% des photographes qui ont suivi les formations Eyes in Progress sont des professionnels"
    N’importe qui peut obtenir un SIRET et se prétendre photographe professionnel...
    Quels sont les "pros" auxquels vous faites allusion :)

  • Créer une formation pour obtenir le prix Pultizer, ah que voilà une bonne idée.....

  • Ah zut, j’ai une faute d’orthographe, je corrige : Pulitzer.
    j’en profite pour rajouter avec garantie, sinon frais de cours remboursés, ça va de soi...

  • Sur toutes les photos présentées, on peut noter une clarté excessive, un manque de netteté, un vignettage "cache misère", une colorimétrie irréelle, etc... Bof !

  • @12.
    J’ai un peu lancé le sujet dans mon message 6. Tout va bien donc je ne suis pas seul. Le pire étant la toute première photo sans légende genre de portrait HDR et ce Un groupe de femmes, membres de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise au vignettage aie aie aie in progress ! :)
    (De plus la légende des "ces chinoises" est bien mauvaise et montre une bonne méconnaissance du coin, de Yan’An, etc.)

    On sait depuis le message 7 que la fondatrice et gérante de Eyes in Progress (organisme anglais ?) a choisi de mettre en valeur les photos icônes des photographes maîtres de stage.
    Je n’ai rien contre, pourquoi pas, mais pour moi aussi c’est bof.