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Faut-il adopter Viveza ?

26/06/2008 | Volker Gilbert

Peu de logiciels réussissent à séduire les utilisateurs dès leur sortie : il faut en effet souvent plusieurs mois pour éradiquer les quelques bogues agaçants qui échappent à la vigilance des développeurs et les quelques erreurs de conception qui rendent leur utilisation difficile. Viveza semble se soustraire à tout cela : le plug-in est d’une simplicité presque enfantine et, contrairement à d’autres logiciels à correction locale (Nikon Capture NX, LightZone), Viveza ne monopolise pas toutes les ressources de l’ordinateur, l’application est d’une stabilité et d’une fluidité remarquable.

Certes, Viveza ignore les fichiers RAW, mais est-ce bien grave ? Pour l’instant, l’application n’existe que sous forme de plug-in pour Photoshop ou Aperture, et Camera Raw offre un développement d’une qualité fort honorable. Pour peu qu’on le nourrisse de fichiers TIFF de 16 bits par couche, Viveza ne risque pas de détériorer la qualité de l’image d’origine – d’autant plus qu’il est compatible avec les objets et filtres dynamiques de Photoshop CS3.
La technologie U-Point, aussi simple que puissante, était jusque-là l’exclusivité de Nikon Capture NX, lui-même développé en grande partie par les programmeurs de Nik. L’éditeur semble vouloir se réapproprier cette réalisation ingénieuse et la propose au plus grand nombre – que ce soit avec Dfine 2.0, Color Efex Pro 3.0 ou le nouveau Viveza. On espère aussi que le « serpent de mer » qu’est le kit de développement de Lightroom finira bien par sortir et permettre la création de plug-ins de traitements non destructifs... comme un Viveza dédié à ce programme. A quand un logiciel de développement RAW « Canon Capture NX » pour pallier aux déficiences de DPP ?

Reste à aborder l’épineuse question du tarif de Viveza. Depuis toujours, Nik vise le marché des photographes professionnels (les acheteurs de Photoshop) et les tarifs s’en ressentent : fort de ses 249 € ttc, Viveza est aussi onéreux que Lightroom et plus cher que LightZone, Aperture et Nikon Capture NX. Notons tout de même que vous pouvez utilisez une seule copie de Viveza à la fois pour Photoshop et pour Aperture…

Configuration minimale spécifiée par l’éditeur

Windows Macintosh
Windows 2000 Professionnel, Windows XP Édition Familiale, Windows XP Professionnel ou Windows Vista, processeur Pentium III 1GHz ou supérieur, 256 Mo de RAM, Adobe Photoshop 7 à CS3, Adobe Photoshop Elements 2.0 à 6.0 ou application compatible avec les plug-ins Adobe Photoshop Mac OS 10.4 et ultérieur, processeur G4, G5, Intel Core™ Solo, Intel Core Duo, Intel Core 2 Duo, Intel Xeon, 256 Mo de RAM, Adobe Photoshop CS2 à CS3, Adobe Photoshop Elements 1.0 à 4.0 ou une application de retouche d’images qui accepte des filtres compatibles avec les plug-ins Adobe Photoshop*

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Messages

  • Salut Volker,

    Bravo pour ce tour d’horizon.

    A la question, je dirai non... Au vu du prix et en sachant que ce n’est qu’un plug-in...
    Je préfère alors un couple Lightroom-NX (comme éditeur externe). La philosophie des U-points restant effectivement la même, mais en plus, Nx dans sa version 2 propose d’appliquer la technologie U-Point à l’ensemble des corrections disponibles. Un must (sauf les lenteurs...).

    Amicalement

    Seb

    Voir en ligne : http://fotopassion.fr

  • On pallie quelque chose et non à quelque chose.
    Si le site était moins fréquenté et l’article rédigé par un vulgaire quidam je vous épargnerais la correction, mais là...
    Concernant Viveza l’article illustre bien les possibilités offertes, j’espère toujours qu’un jour tout cela aboutira à un flux entièrement non destructif et totalement intégré : eg. LR ou Aperture avec un développeur Raw au choix, les corrections de DxO (au hasard), puis des éditions localisées & masques via plugins. Le tout pouvant être sauvegardé sous forme d’un fichier de métadonnées qui accompagnera le fichier Raw, évitant ainsi les ré-écritures d’un DNG entier (une mise à jour de tout un lot sur un serveur distant ça peut être long...).

    • Merci pour la correction. N’oubliez pas que le pas si vulgaire quidam est en réalité un ressortissant allemand n’ayant pas encore réussi sa naturalisation française. Pardonnez-lui donc les quelques phôtes qui restent !
      Pour ce qui est de l’intégration des plug-in dans un flux de travail "purement RAW", je suis entièrement d’accord avec vous. Pour l’instant, les développeurs d’Adobe sont encore en train de chercher une solution à cet épineux problème et je suis convaincu qu’elle verra le jour très bientôt (LR 2.5 ou LR 3 ??).

    • Laissez les imbéciles et leur remarques horthographiques . Si tout le monde écrivait aussi intelligemment (et efficacement) que vous le monde de la photo (et de l’édition) s’en porterait mieux. Merci.

    • Laissez les imbéciles et leur remarques horthographiques . Si tout le monde écrivait aussi intelligemment (et efficacement) que vous le monde de la photo (et de l’édition) s’en porterait mieux. Merci.

    • Certes, la faute existe bel et bien, mais quelle lourdeur dans la suite du texte " j’espère toujours qu’un jour... " ! Arghh, quand on se permet une remarque de cette nature, on essaie d’être plus clair dans son propre discours.

    • Tout le monde fait des fautes. C’est ainsi, et il en sera ainsi jusqu’au dernier homme, en attendant le Surhomme...
      Tenez, vous par exemple, vous écrivez "...qui accompagnera le fichier Raw, évitant ainsi les (...)", alors que vous eussiez dû choisir le mode de l’hypothétique en utilisant le mode grammatical du "conditionnel" :
      "...qui accompagnerait le fichier Raw, évitant ainsi les (...)"

      C’est vraiment dur d’être parfait, ne trouvez-vous pas ?
       ;-)

      Moi, ça fait longtemps que j’ai renoncé !

      By the way, qu’est-ce qu’un vulgaire quidam ?

    • Pourquoi le conditionnel ? C’est la sauvegarde qui est hypothétique... celle-ci étant posée, l’accompagnement est alors certain. Le fichier de métadonnées accompagne le Raw, c’est d’ailleurs pour cela que les américains disent « sidecar », et qu’Adobe parle de « fichier annexe ».

      Laurent