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Franck Boston : « Je pense qu’il est possible de vivre de cette activité. »

12/10/2007 | Benjamin Favier

Franck Boston, graphiste, 35 ans, Madrid. Vendeur chez Fotolia depuis 2005. Il est considéré comme l’un des plus gros vendeurs de Fotolia France.

- Quel genre de photographe êtes-vous ?

L’image est ma principale activité. Je suis graphiste. Je fais surtout de l’image 3D et de l’animation. J’ai commencé la photo, car j’avais besoin d’images d’objets pour mon travail.

- Quand vous-êtes-vous inscrit sur Fotolia ?

Je me suis inscrit à Fotolia fin 2005. Guillaume Le Beis, le directeur de Fotolia France, m’avait envoyé un mail m’expliquant le fonctionnement de Fotolia. Je m’y suis d’abord rendu en tant que client. J’ai trouvé l’idée sympa. J’ai posté deux ou trois photos. Puis j’ai continué… Le concept est simple. La liberté m’a séduit. Pas besoin de signer un contrat !

- Quel genre d’images proposez-vous ?

Je fonctionne à l’envie. Pas de commandes. Chacun peut développer les thèmes qui lui tiennent à cœur. Pas besoin de fil conducteur. En ce moment, mes images représentant des oranges de forme carrée se vendent très bien. Mais il faut évoluer, se renouveler.

- Comment comptez-vous évoluer sur Fotolia ?

Vers la fin de l’année, je vais me consacrer exclusivement à cette activité. Je pense qu’il est possible d’en vivre. Il faut être très rigoureux. Toujours créer. Les plus gros vendeurs tournent autour de 10 000 dollars de revenus par mois. Pour ma part, je vends en moyenne cinq images par jour. Dans le pire des cas, deux au minimum. Actuellement, je propose 1 425 photos sur le site de Fotolia. Je vends à peu près 30 clichés par jour. Mon statut de vendeur gold me permet de vendre à hauteur de quatre crédits. Chez Fotolia, le photographe est plus récompensé qu’ailleurs. On peut progresser dans les échelons, augmenter les prix… C’est très motivant. Mais je suis présent sur toutes les banques d’image.

- Que pensez-vous de la V2 ?

Je n’ai pas été contacté pour la V2. C’est dommage. Il y a eu pas mal de cafouillage lors du lancement. La version bêta n’était pas aboutie.

- Communiquez-vous avec les autres utilisateurs ?

De nombreux photographes se rendent sur les forums. Des gros vendeurs aux vendeurs du dimanche. L’équipe de Fotolia se fait très discrète sur les forums. Certains clients se plaignent que les photos sont trop chères. Mais il y a quelques années encore, il était bien plus cher d’acheter des images à des agences !

- Que pensez-vous du scepticisme des photographes professionnels face aux microstocks ?

Beaucoup de photographes sont en train de rater le train. C’est dommage. Ils ne raisonnent pas assez en terme de volume. Si l’on accepte pas cette idée, on oublie qu’une image peut être vendue des milliers de fois !

- Quels conseils donneriez-vous afin de bien vendre ses images ?

Il faut être en phase avec le marché. La sélection est de plus en plus dure. Certaines photos sont refusées alors qu’elles ne sont pas si mauvaises. Cependant elles n’ont aucun rapport avec les microstocks. C’est avant tout un marché réservé aux bloggeurs. La majorité des photographes qui se lancent sont vite découragés par les faibles prix auquels sont vendues leurs photos. Il est essentiel de toujours avoir un concept à l’esprit. La composition est également déterminante. Penser graphisme. Le texte est plus important que l’image. Veiller à avoir la place nécessaire sur la composition en vue d’une publication. Trop d’images n’en tiennent pas compte. L’image n’est finalement que l’accompagnement du contenu. Il faut trouver son style. Certaines banques d’image sont trop sévères. Elles ne regardent que la technique au détriment de la composition.

-Liens :

Son portfolio chez Fotolia

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