Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Franck Vogel

05/08/2009 | Benjamin Favier

Photographe et designer, Franck Vogel mène une vie artistique intense et riche. Au service de différents univers, toujours avec une démarche humaniste.

Son profil rappelle celui de Pierre de Vallombreuse ou d’Éric Valli. Eux aussi réalisent des photoreportages dans des endroits exotiques, où l’homme vit en communion avec la nature. Située aux frontières de l’ethnologie et de la sociologie, l’œuvre de Franck Vogel interpelle par sa singularité. Qu’il s’agisse des Tatars en Crimée, des Bishnois en Inde ou des Aroumains en Albanie, le photographe va à la rencontre de peuples aussi fascinants que méconnus. Son site, scindé en deux parties - l’une étant réservée à la photographie, l’autre au design - permet de voir de nombreuses photos de ces différents reportages. Et quelles images ! le portfolio consacré aux Bishnois, peuple indien soucieux de l’écologie depuis le XVe siècle, fait admirer son sens de la composition et sa maîtrise de la lumière. On est plongé au cœur du quotidien de ces hommes et femmes amoureux de la nature : on les voit nourrir les gazelles sauvages, construire des dunes de sable pour protéger leurs récoltes du vent, prendre soin d’animaux blessés, procéder à toutes sortes de rites… les clichés, déjà riches en informations et en couleurs, admirablement cadrés, sont soutenus par des légendes très documentées. Ce sujet a remporté de nombreux prix et fut publié dans un numéro spécial célébrant les 30 ans du magazine mensuel Geo, en mars dernier.
Pour son reportage sur les Albinos, personnes ainsi appelées car atteintes d’albinisme, une maladie génétique terrible (dépigmentation des cheveux, des yeux et de la peau), il a opté pour le noir et blanc. Les images sont dures à regarder. Surtout quand les enfants sont concernés. Même si des sourires font parfois leur apparition.

Humaniste optimiste

Malgré les ravages de la maladie, les désastres écologiques dont est victime notre planète, Franck Vogel semble cultiver une forme d’optimisme à toute épreuve. À l’image de ces Tatars, de retour en Crimée, qui ont toutes les peines du monde à construire des logements, mais qui gardent espoir.
Cette force, le photographe la puise peut-être ailleurs. En s’évadant de ces sujets douloureux et en se consacrant à une autre activité, par exemple. Car quand il ne travaille pas pour Geo, Le Monde 2 ou des ONG, Franck Vogel enfile ses habits de designer. Une manière d’envisager la photo sous plusieurs formes : son idée, les lampes photos. Un concept qui fait fureur dans le monde des entreprises de luxe, notamment. Paradoxal ? Pas tant que ça, quand on sait qu’il a débuté sa carrière par un tour du globe. Passer d’un monde à l’autre est une belle preuve d’ouverture d’esprit.

Crédits photos : Franck Vogel

- Le site de Franck Vogel, photographe.

- Le site de Franck Vogel, designer].

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