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Fujifilm X100, compact APS-C à l’ancienne !

20/09/2010 | Laurent Katz

[Photokina - mise à jour 22/09/2010 à 14 h 30] Nous avions rêvé d’un Leica plus dans l’esprit de la marque que ne l’est le X1. Fujifilm l’a conçu, et le X100 nous fait replonger dans le siècle dernier pour son look vintage, assorti des technologies 2010.

Surprise. Les rumeurs ruminaient. Et en remontait une, assez ancienne, faisant état de l’entrée de Fujifilm dans le Micro 4/3. Éventuellement par le biais d’Olympus qui allait lui acheter un capteur. La réalité est bien plus excitante, car la marque déboule avec un compact APS-C à focale fixe. Comme le Leica X1 ou la série des DP de Sigma. Mais en beaucoup mieux et avec ce qui apparait comme une pertinence ergonomique qui échappe encore aux deux autres. Et pour ne pas vous faire languir plus longtemps, sachez qu’il est muni d’une focale fixe (F2/23 mm, soit 34,5 mm en éq. 24 x 36, signé Fujinon) non interchangeable et d’un capteur de douze millions de pixels. Ce dernier optimisé au niveau des microlentilles pour ramener le maximum de lumière sur les photodiodes quand les rayons lumineux sont incidents, en bordure de capteur.


Le charme discret du rétro

Les infos obtenues avant la Photokina sont parcellaires et quelques aspects restent encore dans l’ombre. En tout cas, il suffit de voir le X100 (ni prix ni date de sortie précise ne sont annoncés, si ce n’est un tarif devant être inférieur au millier d’euros et une commercialisation au printemps 2011) pour constater qu’il s’agit d’un appareil qui s’inscrit dans la tradition des compacts argentiques prestigieux. Il faut juste espérer que les photos reflètent bien la finition bicolore, argentée avec un gainage qui apparait comme étant du cuir. On s’attendrait presque à y trouver un levier d’armement ! En revanche, ce qui ressemble à un levier de retardateur n’est autre qu’un commutateur de mode de visée.

Les ingénieurs de Fujifilm ne chôment jamais. La visée est hybride : électronique et optique. Fromage et dessert. Bravo ! En plus, Fujifilm n’a introduit aucune protubérance, le dessus étant vierge de tout renflement. La visée s’appuie sur un prisme qui dans un cas laisse passer l’image réelle, sur laquelle des données techniques sont superposées. Le viseur est large, laissant voir le pourtour de ce qui sera effectivement photographié, et montrant la vitesse, l’ouverture et même l’histogramme. En visée optique, ce qui est une première à ma connaissance. Et dans l’autre cas, il restitue ce qui émane d’un mini LCD de 1,44 Mpts, montrant l’effet des réglages et assurant la consultation en lecture, plus le contrôle de la profondeur de champ. Ce que ne peuvent faire les télémétriques peut-on malicieusement faire remarquer. En outre, le cadre de visée reflète la correction de parallaxe.

Chacun aura donc le choix : LCD dorsal, visée à hauteur d’œil optique ou électronique. Qui dit mieux ? Si Fujifilm revendique un grossissement de 0,5x et une conception réduisant la distorsion et les aberrations, elle n’indique en rien quel est son taux de couverture.

JPEG - 8 ko
Visée électronique
JPEG - 9.4 ko
Visée optique

Les amies molettes

L’appareil est conçu à l’ancienne. Avec deux molettes, l’une pour les vitesses, l’autre pour le correcteur. N’y manque qu’un discret LCD qui aurait servi de compteur de vues et de jauge pour l’accu. Plus une touche de fonction que l’on espère configurable. Les ouvertures sont gérées par une bague sur l’optique… cette dernière ne semblant pas montrer d’échelle des distances et de repères de profondeur de champ sur la bague de mise au point. Si c’était vrai, ce serait une faute de goût tant les autres aspects sont alléchants. Il y a les modes Priorité, une plage de sensibilités qui, une fois l’extension activée, va de 100 à 12 800 Iso et des rafales à 5 im/s. Plus un petit flash, que l’on pourra compléter par un cobra plus ambitieux, la griffe porte-flash comportant plusieurs contacts, laissant augurer d’un fonctionnement TTL.


Retourner l’appareil dévoile un LCD, un pavé et une molette, plus une série de touches. Y compris pour le flash qui est sans doute externe, posé sur la griffe, car rien ne manifeste une source d’éclair dans le boîtier. La formule optique du 35 mm montre une lentille à deux surfaces asphériques au profil complexe. À l’intérieur de l’objectif : un diaphragme circulaire à neuf lamelles et un filtre gris neutre (3x) activable au besoin. Avec une distance de mise au point minimale descendant à 10 cm. Fujifilm ne revendique pas de Super CCD EXR, d’ailleurs il s’agit d’un Cmos, mais l’EXR qualifie le processeur, lassant supposer une stratégie pour gérer les fortes dynamiques tonales.

- Le site de Fujifilm

- Le site officiel du Fujifilm X100

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