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Fujinon XF200mm F2 R LM OIS WR : télé ultralumineux pour la gamme XF

23/07/2018 | Patrick Lévêque

Annoncé pour la fin du mois d’octobre 2018, le Fujinon XF 200mm F2 R LM OIS WR tire parti des technologies optiques Fujinon utilisées par Fuji pour ses optiques télé et ciné.

Présentation

Les utilisateurs des appareils de la gamme XF de Fuji adeptes de longues focales vont être comblés avec l’arrivée, fin octobre, du Fujinon XF 200 mm f/2 R LM OIS WR. Ce téléobjectif, digne des grands blancs de Canon, couvre l’équivalent en 24 x 36 d’une focale de 305 mm avec une ouverture maximale de f/2.

Les amateurs de sports et de photo animalière apprécieront au passage de pouvoir pousser la focale un cran plus loin puisque ce téléobjectif sera disponible en kit, associé au téléconvertisseur Fujinon XF1,4x TC WR, multipliant la focale par 1,4 pour atteindre l’équivalent 427 mm à f/2,8.

Mitonné avec le plus grand soin par les ingénieurs optiques de Fuji, le Fujinon XF 200 mm f/2 R LM OIS WR s’appuie sur une formule optique composée de 19 lentilles réparties en 14 groupes, dont une lentille super ED et deux lentilles ED, de performances comparables aux lentilles en fluorite, toutes de grand diamètre afin de minimiser les aberrations chromatiques.

Fuji a utilisé une technologie ultraprécise de polissage, conçue pour les objectifs destinés à la télédiffusion en 4K/8K afin de permettre à ces lentilles de proposer une résolution exceptionnelle (précision inférieure à 0,1 μm) et un bokeh délicat. L’autofocus est ultrarapide grâce à un groupe léger et mobile de lentilles dédiées activé par des moteurs linéaires. Nous ne manquerons pas de vérifier par un test si ces dires sont vérifiés.

Ce 200 mm est doté d’une fonction de préréglage de la mise au point pour revenir instantanément à un réglage prédéfini. Le sélecteur de la plage de mise au point limite l’amplitude des distances de réglage de l’autofocus. Lorsque cette fonction est activée, pour des sujets situés à 5 m et au-delà, la plage des distances est réduite avec un autofocus plus rapide.

Équipé de moteurs linéaires, l’AF se veut rapide, silencieux et précis, bénéficiant d’un nouveau mécanisme capable d’immobiliser le groupe de moteurs dédiés à la mise au point lorsque l’appareil photo n’est pas utilisé et de réduire les vibrations susceptibles de se produire en raison du débrayage des aimants des moteurs linéaires. L’optique est équipée d’un système de stabilisation d’image permettant de gagner jusqu’à 5 vitesses d’obturation (normes de la CIPA). Il est capable de détecter certaines conditions de prises de vue (par exemple le filé panoramique ou la présence d’un trépied) et d’appliquer automatiquement le réglage de stabilisation adapté.

Robuste et léger, le barillet est en alliage de magnésium. Des joints d’étanchéité protègent l’objectif contre les intempéries, et le rendent résistant à la poussière, à l’humidité et aux faibles températures jusqu’à -10 °C. En marge du lancement du Fujinon XF200mm F2 R LM OIS WR, Fuji annonce également sa feuille de route pour des objectifs destinés à la gamme X avec les XF16 mm f/2,8 R WR et XF 16-80 mm f/4 R OIS WR pour 2019 et du XF 33 mm f/1 R WR dont la commercialisation est prévue pour 2020

L’optique et son téléconvertisseur seront vendus 5 999 € fin août 2018.

- Le site de Fujifilm

Fiches techniques


Fujinon XF 200mm F2 R LM OIS WR

Type : Objectif Fujinon XF200mm F2 R LM OIS WR
Formulation optique : 19 lentilles réparties en 14 groupes dont 2 lentilles ED, 1 lentille super ED
Focale : 200 mm (305 mm équivalent 24 x 36 mm)
Angle de champ : 8,1°
Ouverture max. : f/2
Ouverture min. : f/22
Nombre de lamelles : 9 (diaphragme circulaire)
Incrément : 1/3 IL (22 valeurs)
Plage de mise au point : de 1,8 m à ∞
Grossissement max. : 0,12x
Dimensions externes : Φ122 mm x 205.5 mm (diamètre x longueur)
Poids : 2,265 kg (avec le collier de trépied, sans bouchons ni pare-soleil)
Diamètre du filtre : Φ105 mm
Accessoires fournis : bouchon d’objectif FLCP-105, bouchon arrière RLCP-001, pare-soleil, courroie, étui souple

Fujinon XF1.4X TC F2 WR
Type : Télé convertisseur Fujinon XF1.4X TC F2 WR
Formulation optique : 7 lentilles réparties en 4 groupes (dont 1 lentille asphérique)
Focale (équivalent en format 24x36 mm) : Focale de l’objectif principal multipliée par 1,4
Ouverture max. : 1 valeur supplémentaire
Ouverture min. : 1 valeur supplémentaire
Plage de mise au point : Sensiblement la même que celle de l’objectif principal
Dimensions externes : Φ58 mm x 15 mm sans la saillie (diamètre x longueur)
Poids : 130 g (sans les bouchons)
Accessoires fournis : bouchons avant et arrière d’objectif, étui souple

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  • Voilà bien le genre d ’ objo qui me laisse perplexe ! Soit , quelques pros " aisés " dirons que " dans certaines circonstances " , ce télé ultralumineux sera d ’ une réelle utilité ... Mwouais ...
    Par contre , l ’ annonce d ’ un futur zoom 16 - 80 me convient davantage . Dommage quand même que Fuji n ’ a pas plutôt songé à un ... super zoom 16 - 160 !

  • Qui peut s’offrir un Canon 200mmf2 ou 300mmf2.8 ? Des pros sportifs, des agences photo...

    Fujifilm prépare la guerre des constructeurs pour les JO 2020 au Japon.

    Côté prix (vendu avec le teleconvertisseur) par rapport à un Canon 200mmf2 ou 300mmf2.8, il n’est pas plus cher.

  • La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf.....

  • @3 : Oui, mais il pourrait moins cher que le FF, non ?
    je vois de moins en moins de différence entre les 2 formats, tant ce qui concerne le poids/encombrement que le prix....

  • Ce nouveau 200/2 XF OIS est avant tout une vitrine technologique destinée autant à (tenter de ) séduire la clientèle pro que rassurer la clientèle sur la pérennité du sytème APSC.
    Fuji montre également que Canikon voire Sony ne disposent pas du monopole de l’innovation sur ce créneau.
    Personnellement, je suis agréablement surpris sur la capacité de Fuji à produire un 200/2 qui soit relativement compact,léger et relativement performant (à priori !) sans utiliser de technologies exotiques (pas de DO, pas de lentille asphérique, pas de BR,...).
    Mine de rien, les ingénieurs sont parvenus à ramener le coefficient télé à Ct=1.11, une première mondiale, alors que les concurrents s’en tenaient sagement à Ct=1.25. L’utilisation des "nouveaux" SED (disponibles depuis une dizaine d’années chez Hoya par exemple) y est sans doute pour quelque chose....
    Celà permet à Fuji de proposer le 200/2 le plus léger du marché (2265g Vs 2520g chez Canon et 2930g chez Nikon).

    Accessoirement, celà montre qu’un 300/2 en 24x36 pesant autour de 5200g est aujourd’hui techniquement possible
    (Quand Nikon proposa son 300/2 AiS, il pesait plus de 7 Kgs !).

    Le tarif, au risque d’en choquer certains, est "raisonnable" compte tenu du faible volume de production et des caractéristiques de l’objectif (utilisation de verres spéciaux, fût en Mg, etc...).
    A titre de comparaison, Fuji commercialise au Japon son objectif pour 838500 JPY HT alors que Canon
    proposait son 200/2 LIS pour 850000 JPY HT il y a 10 ans et 845000 JPY HT pour le Nikkor 200/2 AFS VR II...

    Le côté positif de la concurrence, c’est qu’il sort Canikon de leur relative torpeur sur ce segment et qu’ils vont devoir faire preuve d’imagination pour maintenir leur quasi monopole commercial sur ce segment de marché.
    Selon les oracles, Canon devrait proposer d’ici quelques semaines 2 nouveaux "grands blancs" afin de remettre les pendules à l’heure ...

  • @6
    Mon cher Eric ,
    Euh , oui , votre texte comporte pas mal d ’ " abréviations " et autres explications que seuls quelques "initiés" peuvent comprendre . N ’étant pas spécialiste en ( conception d ’ ) optique(s) , je ... vois souvent mal où vous voulez en venir !
    Mais bon , pas grave , je vais faire des efforts de compréhension ...
    De toute façon , si j ’ ai bien saisi le sens ... essentiel de vos propos , le 200 f2 de Fuji serait plutôt bien né , quoi !

  • @Ernest MONARD

    Je rappelle que le coefficient télé Ct= (longueur de l’objectif + tirage mécanique du boîtier) /(longueur focale de l’objectif)
    Pour le 200/2 XF , on a : Ct= (205.5+18) /200 = env.1.12
    Avec les téléobjectifs conventionnels, on note
    que les téléobjectifs f/1.4 ont un Ct=1.5 minimum (et la tendance est à l’augmentation de l’encombrement !)

    que les téléobjectifs "conventionnels" f/2 tournent autour de Ct=1.25

    que les téléobjectifs f/2.8 ont généralement un Ct = 1.0

    que les téléobjectifs f/4 tournent autour de Ct=0.85

    que les téléobjectifs f/5.6 tournent autour de Ct= 0.7

    Pour vous initier très rapidement, Canon suggérait depuis longtemps que la diminution du poids/encombrement
    des gros téléobjectifs passait nécessairement par l’usage de nouvelles technologies optiques qu’ils étaient quasiment
    seuls à développer (avec Nikon dans une certaine mesure).

    En effet, l’utilisation de la fluorine seule (ou des verres SED qui sont désormais aussi efficaces) ne permettait pas à priori de diminuer l’encombrement des téléobjectifs sauf en acceptant une moindre correction du spectre secondaire et donc des performances optiques globales en retrait, ce que les photographes pros refusaient généralement ;
    c’est ce qui s’est passé avec le Sigma 300/2.8 EX DG HSM, plus compact que les 300/2.8 des leaders mais aux perfs
    plutôt en retrait.
    Depuis lors, les opticiens de Sony ont revu la question et sont parvenus à la conclusion qu’on pouvait parvenir à des résultats satisfaisants en utilisant 3 lentilles à la fluorine au lieu de 2 (cas du 400/2.8 G OSS Sony) ; l’augmentation
    du nombre de lentilles fluo a peut-être été rendue possible du fait de l’augmentation de la puissance des ordinateurs
    (La formule optique du 400/2.8 G OSS est nettement plus complexe que celle du 400/2.8 LIS II
    et la formule du 200/2 XF est également plus complexe que celle du 200/2 LIS Canon.).

    En 2014, Canon a présenté un 400/4 DO IS Mk II qui intègre une lentille diffractive (DO) permettant de ramener le coefficient
    télé de l’objectif à Ct=0.69 ( au lieu de Ct=environ 0.85 pour un téleobjectif f/4 conventionnel ) ...après 33 années de travail laborieux consistant à rendre cette technologie aussi efficace que l’utilisation des verres spéciaux conventionnels utilisés jusqu’alors (verres UD, SUD, fluorine chez Canon) ; les premiers travaux de Canon concernant
    l’optique diffractive remonterait à 1981 et leur première optique DO date de 2001...une optique sensiblement en retrait au niveau des perfs optiques par rapport aux versions conventionnelles.

    Canon a également développé des matériaux théoriquement plus efficaces que la fluorine comme les résines
    "BR"...qui a d’ailleurs été intégrée sur le récent 35/1.4 L II mais qui présente quelques inconvénients notoires
    (impossibilité d’appliquer un traitement antireflets par exemple d’où une certaine suspiçion à absorber la lumière contrairement aux lentilles conventionnelles).

    Enfin, l’usage intensif des lentilles asphériques sur des téléobjectifs permettrait également des gains d’encombrement
    (10% dans le meilleur des cas).

    Parallèlement à ça, Sony a récemment révélé des brevets de 500/4 G OSS et 600/4 G OSS présentant
    un coefficient télé Ct= 0.7 (honnêtement, jai cru qu’ils bluffaient !)....c’est à dire à peu près le même coefficient télé que le 400/4 DO IS Mk II ...mais sans dépenser une fortune en R&D !

    Idem d’ailleurs chez Olympus qui a présenté des brevets de 400/4 - 500/4-600/4 avec des coefficients télé réduits
    sans avoir recours aux technologies optiques "exotiques".

    Canon devrait toutefois présenter dans les prochaines semaines 2 nouveaux "grands blancs" ; ce sera l’occasion de voir s’ils sont capables de reprendre une avance sur la concurrence...ou si les nouvelles technologies "exotiques" n’auront pas été une "fausse bonne idée" (ce qui arrive souvent dans le domaine des hautes tehnologies ).

  • Quand il fait chaud comme maintenant, je n’arrie plus à suivre le France dimanche de la photographie :)