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Introduction

30/12/2008 | Jean-Marie Sépulchre

31/12/2008 - En marge du test complet du Canon EOS 5D Mark II, dans le n°12 du magazine LemondedelaPHOTO.Com, Jean-Marie Sepulchre propose aux lecteurs de MDLP un test du EF 24-105 mm F/4 IS L monté sur le boitier qui enflamme les esprits en cette fin d’année photographique.



En juillet 2007 je présentais sur notre site www.lemondedelaphoto.com les excellentes mesures obtenues avec le Canon EOS 5D avec le zoom de base, développé spécialement pour lui semble-t-il, c’est à dire le 24-105 mm L stabilisé. Aujourd’hui, on a tendance à penser – si l’on croit tout ce qui s’écrit sur les forums internet – qu’une résolution proche de 13 Mpxl est vraiment dépassée, et que sans 21 Mpix « t’a plus rien » (encore que la concurrence soit à 24,5 Mpxl !). Le lancement à la Photokina 2008 du modèle EOS 5D Mark II ouvre en effet le chemin de la haute définition aux amateurs experts et aux pros équipés d’optiques Canon, alors que le modèle EOS 1Ds Mark III apparaissait inabordable au plus grand nombre du haut de ses 8 000 euros !

Le 5D Mark II intègre dans un boîtier très proche de son prédécesseur, mais dont l’écran arrière VGA de 920 000 pixels permet vraiment de distinguer les fins détails, y compris un live view, un capteur de 21 Mpxl et un nouveau traitement d’image avec le processeur Digic 4. Le grand viseur optique est toujours aussi agréable – bien que l’autofocus apparaisse très centré – et la visée sur l’écran arrière avec la fonction loupe est très pratique sur pied… y compris pour les tests optiques.

Comment, je ne vous parle pas de vidéo ? Utiliser la fonction LiveView pour capturer des clips en Full HD (2 Mpxl, soit 10% de la capacité du capteur) peut sans doute dépanner en famille ou pour les scoops des news, et le reporter pressé ne s’en plaindra pas, d’autant que son employeur apprécierait de ne pas salarier un cameramen en plus d’un photographe ! Mais imaginer que l’on peut faire de la vidéo très créative avec des beaux dégradés de flous (le grand capteur et les optiques haute luminosité sont un atout par rapport aux petits capteurs style compact des camescopes) sans pouvoir contrôler l’ouverture du diaphragme, au fou ! Espérons que le prochain firmware corrigera cette grosse bourde… seul le contrôle de l’ouverture, de la focale et de la distance permet de maîtriser la profondeur de champ.

Donc je n’ai pas testé la vidéo sur mire, mais dans le cadre d’essais et de mesures effectuées dans le cadre de la préparation du futur livre de Jacques Mateos et Claire Riou sur le 5D Mark II (éditions Dunod, parution 1er trimestre 2009) avec de nombreuses optiques, j’étais très impatient de voir si le zoom de kit actuellement proposé en promotion avec le nouveau boîtier passait encore avec une sérieuse augmentation de la résolution du capteur.

Beaucoup de photographes se réjouissent en effet de la « course au pixels » sensée apportée de grands avantages, mais ces avantages réels ne se mesurent qu’à deux conditions :

- faire de grands tirages, au moins 30 × 45 cm avec plus de 12 Mpix, plus surement 40 × 60 cm (proche du format normalisé A2) ou 50 × 75 cm (proche du format normalisé A1 qui est de 59,4 x 84 cm) ;
- disposer d’une optique assez fine pour transmettre sur le capteur, et y compris sur les bords et dans les angles, les détails qui constituent ce que l’on nomme le piqué.

Ce sont ces points que nous allons examiner les performances du zoom 24-105 L…avec l’avertissement suivant : bien que la procédure de mesures sur mire n’ait pas changé depuis presque deux ans maintenant, les mesures de piqué suivent toujours le même protocole. Mais les graphiques sont donnés pour le format A2 pour les appareils de 21 ou 24 Mpxl, c’était le cas pour le Sony Alpha 900 et çà le sera pour les essais du Nikon D3x publiés…le mois prochain ! Les appareils de la catégorie 10 – 14 Mpxl, au contraire, continuent de voir leur piqué mesuré pour leur format natif, c’est à dire A3 ou un peu plus petit ou plus grand ! De plus les appareils pro ou très haut de gamme (c’est le cas du 5D Mark II) sont mesurés à partir des fichiers Raw convertis au mieux, alors que c’est le Jpeg qui est retenu pour les produits grand public.

Format natif : c’est le format proche du pouvoir séparateur de l’œil humain à environ 30 à 40 cm de l’image, soit la capacité de voir des détails d’une taille de l’ordre de 1/10e de millimètre dès lors que machine de tirage sait les mettre sur papier. Si les détails font 100 points par centimètre, ou 10 par millimètre, ils équivalent à une résolution de 254 points par pouce (ppp) puisque le pouce fait 2,54 cm. La norme 254 ppp est donc facile parce qu’il suffit de diviser par 100 le nombre de pixels des deux côtés du fichier pour connaître le format natif en centimètres ! Exemple : 2 000 × 3 000 pixels = 20 × 30 cm de tirage (A4)= 6 Mpxl…4 000 × 6 000 = 40 × 60 cm de tirage (A2) = 24 Mpxl.

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