Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Jérôme Bonnet

26/02/2009 | Benjamin Favier

Le photographe français vient de remporter deux World Press. Une surprise ? Pas vraiment. Son travail est régulièrement plébiscité par le gratin de la presse hexagonale.

Son nom figure souvent en dernière page de Libération, dans la fameuse rubrique Portrait, bien connue des fidèles lecteurs du quotidien. Ou encore dans Télérama, prestigieux hebdomadaire d’informations culturelles.
Sur la - longue - liste officielle des lauréats du World Press 2008, on lit deux fois Jérôme Bonnet. Il est cité dans la catégorie Portrait, en deuxième position, pour son cliché de l’acteur américain Dennis Hopper, effectué pour Libération. Ainsi que dans la catégorie Arts et Spectacles, à la même place, pour une photo d’un petit rat de l’Opéra de Paris, prise dans le cadre d’un reportage pour Le Monde 2. Une juste reconnaissance.

Pluie de stars

Ceux qui ne connaissent pas son travail seront aux anges en se rendant sur son site. Premier réflexe, vous l’aurez compris : foncez vers la rubrique Portraits. La Galerie déverse un flux impressionnant de visages connus. Principalement issus du septième Art. Mais pas seulement : Vincent Cassel, David Lynch, Bernard Laporte, Olivia Ruiz, Carla Bruni, Benoît Magimel, Harry Roselmack… Seul renseignement, l’année de la prise de vue. Pour y voir plus clair, rendez-vous dans l’onglet Série. Agréable surprise, les différentes thématiques proposent de nouvelles images, dont des diptyques savoureux, comme celui de l’acteur américain Viggo Mortensen ou un autre, réservé à l’actrice française Charlotte Rampling, tous deux pris lors du Festival de Cannes, en 2005.

Regard décalé

Outre ces superbes portraits, le site offre plusieurs galeries consacrée à différents reportages. Un pan plus méconnu de l’œuvre de Jérôme Bonnet. On voyage ainsi du Canada au Japon, en passant par le Congo, Hong-Kong ou New York. Pour découvrir un regard à contre-courant des clichés habituels. À tel point que les pistes sont brouillées. La preuve avec ce sujet sur de jeunes musiciens à Kinshasa, dont le nom revient plus souvent dans les pages politiques, en raison de conflits récurrents, que dans les informations culturelles. Ou encore avec ces photos prises à New York, d’une froideur incroyable, qui semblent issues des années 50. On voit des individus représentés seuls dans un décor d’une rigidité effrayante. Où est cette multitude de gens qui fourmille le long des avenues ? En dehors du cadre choisi par Jérôme Bonnet, assurément.

Photos : Jérôme Bonnet

Le site de Jérôme Bonnet

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.