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K-50 et K-500 : Pentax à l’offensive

13/06/2013 | Franck Mée

Après les K-5 II, c’est au tour des reflex amateurs Pentax d’être renouvelés. Le K-500 est un accès abordable à l’univers reflex, avec l’ergonomie du segment supérieur ; le K-50 fournit pour sa part un solide opposant au récent EOS 700D.

Présentation

Rééquilibrage et agressivité : voici les deux maîtres mots de la nouvelle gamme Pentax. Rééquilibrage car, depuis l’arrêt du K-r, Pentax n’avait plus de modèle à tarif vraiment léger, capable d’affronter les Nikon D3200, Canon EOS 1100D et autres Sony Alpha 58. Agressivité, car les deux modèles conservent beaucoup d’arguments du K-5 II malgré des tarifs sensiblement plus légers — le K-50 devrait être lancé à 699 € et le K-500 à 499 €.

Boîtiers lourds, prix légers

K-500 et K-50 sont de toute évidence bâtis autour du châssis du K-30. Les lignes sont adoucies, le style anguleux et rainuré du K-30 n’ayant pas fait l’unanimité, mais l’ensemble des commandes est identique, la poignée très profonde a la même forme arquée, et dimensions et masse sont similaires. La bonne nouvelle, c’est donc que Pentax est le premier constructeur à équiper un reflex numérique d’entrée de gamme d’un véritable pentaprisme, et non d’un pentamiroir plus compact mais moins confortable. La couverture de 100 % du champ est ainsi étendue à l’ensemble de la gamme, alors qu’elle apparaît chez Nikon sur le D7100 et chez Canon sur l’EOS 7D ! Notons que Sony peut en dire autant, mais certains restent allergiques à la visée électronique et même pour les autres, le grossissement de l’Alpha 58 plafonne à 0,88x, contre 0,92x pour le Pentax…

Avec ce châssis, Pentax s’offre une autre première : un reflex d’entrée de gamme équipé de deux molettes de réglages. Comme les autres Pentax (et même le Ricoh GR), les fonctions de celles-ci sont personnalisables, le K-500 offrant ainsi une souplesse d’emploi totalement inédite à ce niveau de prix. Au passage, il adopte également le mode TAv, permettant au photographe de jouer sur la vitesse et l’ouverture en laissant l’appareil gérer l’exposition par le choix de la sensibilité : original et diablement pratique. Le K-30 était un reflex expert au prix d’un amateur ; le K-500 est, par ces aspects, un reflex expert au prix d’un entrée de gamme !

Où est la R&D ?

Forcément, cette politique implique une limitation sérieuse des coûts. Ce n’est donc pas sur ces boîtiers que Pentax aura dépensé en recherche et développement : les technologies embarquées évoluent peu… voire pas. Le capteur 16 Mpxl est celui du K-5 II et la seule évolution notable est la compression vidéo, qui passe enfin au H.264 ; en revanche, la prise de son reste monophonique, l’écran ne change pas et ni K-500 ni K-50 ne disposent d’une entrée micro externe.

Les coûts sont encore plus limités sur le K-500 par la suppression des joints de protection ; l’appareil est d’ailleurs livré en kit avec le 18-55 mm version L, alors que le K-50 forme un kit entièrement anti-pluie avec le 18-55 mm WR. En outre, les points de confirmation de l’autofocus en surimpression dans le viseur ont disparu, comme sur les feus K-m et K-x. De quoi justifier les 200 € de différence… et créer un vrai intérêt au K-50 : les autres différences sont secondaires — correction de l’horizontale, niveau électronique et couleurs de coque.

La gamme Pentax est ainsi assez simple à lire : à 499 €, le K-500 est une entrée de gamme particulièrement intéressante (16 Mpxl, deux molettes, viseur 100 %, écran 921 kpts) ; à 699 €, le K-50 ajoute la protection tout-temps y compris de l’objectif et la confirmation de l’AF en surimpression ; à 1099 €, le K-5 II offre une construction plus flatteuse, des commandes supplémentaires, une prise micro externe et un obturateur au 1/8 000 s ; enfin, à 1299 €, le K-5 IIs supprime le filtre passe-bas pour gagner en piqué.

Premier avis

Le K-500 est un appareil surprenant, qui apporte à l’entrée de gamme une ergonomie (deux molettes, viseur à pentaprisme) réservée il y a peu à des modèles deux fois plus chers. S’il reste frustre par certains aspects (vidéo en particulier), les utilisateurs motivés par la photo et le contrôle manuel feront sans nul doute une excellente affaire.

Le K-50 est plus une suite logique au K-30 ; mais lui aussi reste sans concurrent, les modèles autour de 800 € n’ayant jamais de protection tout-temps aussi poussée — concurrent des EOS 700D et D5200 sur le marché, il est techniquement plus proche de l’EOS 60D.

Il est permis de regretter le manque d’innovations sur ces appareils (écran orientable, son stéréo, géolocalication ou fonctions connectées auraient été appréciés), mais la politique tarifaire de Pentax en fait des options très intéressantes pour les photographes.

Fiche technique

  • Capteur : Cmos 23,7 x 15,7 mm, 16 Mpxl, format 3/2
  • Définitions : [3:2] 4 928 x 3 264
  • Vidéo : 1080p (24, 25 ou 30 im/s, H.264), son mono
  • Monture : Pentax KAF2
  • Protection du boîtier : Sur K-50 uniquement
  • Stabilisateur : Mécanique
  • Wi-Fi : -
  • Sensibilité : 100 - 51 200 Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw (DNG), MP4
  • Mise au point : Corrélation de phase sur 11 points (9 croisés), indiqués en surimpression sur le K-50
  • Mode d’exposition : Auto, P, Sv, Tv, Av, TAv, M, pose B, scènes (19), 2 modes personnalisés
  • Rafale : 3 ou 6 im/s
  • Prise flash : Griffe
  • Flash : Intégré, NG=12 pour 100 Iso, contrôle de flashs externes
  • Viseur : Pentaprisme 100 %, grossissement : 0,92x, verre dépoli interchangeable
  • Moniteur : LCD 3 pouces / 921 kpts
  • Stockage : SD, SDHC, SDXC
  • Interfaces : USB / AV, télécommande
  • Divers : Développement Raw en Lecture, HDR, 8 filtres créatifs personnalisables, correction de l’horizontale sur le K-50
  • Alimentation : Accu Li-Ion 7,4 V, 950 mAh ou 4 piles AA (adaptateur en option)
  • Dimensions/poids : 129 × 96,5 × 70 mm / 650 g (avec batterie)

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