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L’Olympus E3 arrive

17/10/2007 | Laurent Katz

Le successeur du E1 s’appellera donc le E3 et nous avons eu l’occasion d’en faire une rapide prise en main. Longtemps attendu, ne serait-ce que pour être le compagnon d’une gamme d’optiques professionnelles sous-exploitées, il amène 10 millions de pixels, la visée sur le LCD et une ergonomie soignée.



Ce qui frappe d’emblée est l’air de famille avec le E1… qui était un boîtier à l’ergonomie unanimement louée. Elle est toujours appréciable, tant par la visée confortable avec une couverture de 100% et une panoplie de molettes et boutons donnant rapidement accès aux principaux réglages.

Olympus place le boîtier dans la catégorie des appareils allant de l’expert au professionnel. Son prix de 1 699 € sans optique confirme cette indication. Un bref portrait montre la présence, au sein d’un châssis tropicalisé (les optiques de la gamme Pro le sont aussi), d’un capteur de 10 millions de pixels, de type LiveMos, pouvant donc assurer la visée temps réel sur le LCD arrière. Avec 2,5 pouces et 230 000 pixels, cet afficheur est en retrait sur celui d’un Nikon D300 ou d’un Sony Alpha 700, mais sa nature multidirectionnelle est un avantage pour certains types de prise de vue (macro, photoreportage).
Le mode LiveView assure des fonctions de zooming (7x ou 10x) sur n’importe quelle zone de l’image et permet de contrôler la profondeur de champ, l’exposition et la balance des blancs. L’autofocus est d’ailleurs actif dans ce mode.

On voit tout de suite, à la position des collimateurs, que le capteur d’autofocus a été revu, passant à onze zones de détection, chacune de type biaxial, en croix. Olympus affirme d’ailleurs, qu’avec le zoom 12-60 mm SDM (la motorisation ultrasonique des nouvelles optiques en voiede commercialisation), cet autofocus sera le plus rapide du monde. Pas moins ! Quand on connaît la réactivité d’un D300 ou d’un EOS 1D Mark III munis d’objectifs professionelles, on se dit que cela devrait être quelque chose…



Le capteur est toujours protégé par la technique antipoussière SWF, et stabilisé par un système mécanique qui a été reconçu. Avec un gain pouvant atteindre 5 vitesses affirme le constructeur, ce qui est encore une première que des tests devront confirmer. Les dix millions de pixels et les rafales à 5 im/s vont le placer en rude concurrence avec le D300 de Nikon, dont le prix, heureusement pour Olympus, vient de passer à 1 899 €, boîtier nu. Comme lui, le viseur offre une couverture de 100 %, on n’en attendait pas moins d’un reflex à vocation professionnelle.

Au niveau des réglages, on retrouve tout ce qui fait la force, parfois cachée si l’on ne lit pas le manuel de A à Z, des reflex Olympus. Cela commence par des accès directs via des boutons ou par l’afficheur LCD principal à des nombreux réglages, sans parler du menu qui dévoile une multitude de sous-menus. Un examen attentif est indispensable, j’y ai découvert par exemple que si l’on enregistre en Raw et Jpeg simultanés, on peut paramétrer la suppression, pour qu’elle s’applique aux deux formats, ou à l’un d’entre eux seulement. J’ai retrouvé l’unique (la concurrence ignore la fonction) table lumineuse intégrée à un reflex, permettant de comparer deux photos, avec zooms synchronisés au besoin aussi.

L’E3 est piloté par le processeur TruePic III, qui offre la nouvelle technologie SAT (Shadoxw Adjustment Technology) qui se charge de retravaille rles zones d’ombres.

Le flash interne, au nombre-guide 13, est capable de piloter sans fil les nouveaux modèles FL36R et FL50R, avec semble-t-il la faculté de gérer trois groupes de sources lumineuses. Le boîtier est toujours alimenté par un accu BLM-1, et il accepte une poignée Power Grip HLD-4, qui double les commandes pour une prise en main verticale et assure un surcroît d’autonomie (deux accus Li-Ion ou 6 accus AA de type NiMH).


UN AVIS PROVISOIRE

On ne peut nier qu’Olympus vient de réussir avec ce boîtier, une bienvenue mise à jour de l’E1. Quand on dispose au catalogue d’optiques professionnelles comme le F2/150 mm ou encore le F2,8/90-250 mm, il faut bien pouvoir les placer sur un reflex ambitieux ! Le E3 semble enfin doté d’un autofocus à la mesure d’un usage intensif. Même s’il n’est pas un foudre de guerre en matière de cadence (5 im/s) comparé au 8 à 10 im/s des modèles les plus alertes, cette valeur permet d’aborder la photo animalière et sportive. Restera à voir le comportement de la mise au point avec suivi du sujet, et aussi le niveau du bruit entre 800 et 3 200 Iso.

Les 10 millions de pixels seront bien sûr critiqués, quand le D300 ou l’Alpha 700 en proposent 12. Non que cette valeur soit insuffisante pour une double page de magazine, mais parce qu’elle limite le recadrage (heureusement, la visée à 100% va éviter les mauvaises surprises en bordures d’image).

Le boîtier offre une bonne prise en main, une visée de qualité et une ergonomie que j’apprécie. Le déclenchement, sans être inaudible, m’a paru, dans l’environnement bruyant du Salon de la Photo, assez discret, à l’image de l’E1. Pour le reste, bruit dans l’image, réactivité, pertinence de l’exposition, mesure de la balance des blancs, rendez-vous lors du test complet qui reprendra cette prise en main, avec plus de détails et des photos de terrain.


LE BOÎTIER


- Le pavé directionnel, pour naviguer dans les photos et les menus, surmonte la touche IS d’activation du stabilisateur mécanique du capteur. A sa droite, décalé vers le bas, un loquet verrouille la trappe d’accès aux cartes. A sa gauche, trois touches appellent respectivement le menu, l’écran Info sur le LCD couleur et les options d’affichage.


- Malgré le LCD couleur qui reprend tous les paramètres, un large LCD monochrome, incliné et rétroéclairé, assure la visualisation des principaux réglages opérationnels, en plus du compteur de vues et de la jauge de l’accu.


- Sous le déclencheur, une molette et, à sa droite sur la photo, une fenêtre blanche et opaque rappelle que le E-3 reste le seul reflex à utiliser un capteur externe pour affiner l’analyse de la balance des blancs.


- Le double lecteur de cartes, xD et CF, est, dans la version de présérie, exploité de manière minimaliste, sans enregistrement simultané ni bascule de l’un à l’autre en cas de carte pleine.


- Ces touches, une fois enfoncées, donnent accès à des réglages différents, selon que la molette arrière ou avant est employée.


LES AFFICHAGES

- Les menus reposent sur une organisation en onglets, sans code de couleurs spécifique, pour la prise de vue, la consultation et la configuration. Ils renvoient directement sur le réglage concerné ou sur un autre sous-menu. Les principaux ajustements sont doublés par des accès plus directs sur le boitier.

- Les options de personnalisations sont d’une richesse qui peut décontenancer, puisque tous les compartiments de la prise de vue et certaines options matérielles du boîtier sont dans leur champ d’action. De la personnalisation des molettes à la prise en charge du capteur externe de balance des blancs, en passant par le paramétrage de la sensibilité automatique ou de la vitesse de synchro au flash, il faut compter neuf sous-menus pour parcourir tous les réglages.

- Les informations sont affichées sur le mini LCD supérieur ou sur le LCD principal. Il s’agit d’un récapitulatif des principaux réglages, qui peut passer en mode mise à jour, avec des écrans spécifiques pour ajuster certains paramètres opérationnels, comme ici la définition et le mode image (les styles de rendus des fichiers Jpeg, portant sur l’accentuation, la teinte et la saturation).

- Les collimateurs de l’autofocus sont choisis en mode automatique ou manuel. Dans ce cas, il y a activation du collimateur central ou, s’il s’agit d’un collimateur périphérique, d’une extension possible sur les points avoisinants.

- Le mode LiveView offre plusieurs niveaux d’affichage des informations, dont l’histogramme des niveaux de luminosité. Un petit rectangle vert, mobile sur toute la surface de l’image, permet d’activer un zoom local d’une amplitude 5x, 7x ou 10x, pour contrôler la mise au point. Rappelons que le testeur de profondeur de champ est activable en LiveView.


LES NOUVELLES OPTIQUES

- Zuiko Digital ED 70-300mm f4,0-5,6 (équiv. 140-600mm), fait partie de la gamme Standard et présente une plage de focales inhabituelle.

- Zuiko Digital ED 12-60mm F2,8-4 SWD (équiv. 24-120mm) accompagne le lancement de l’E3. C’est l’optique transstandard du kit, avec une distance minimale de mise au point de 25 cm

- Zuiko Digital ED 50-200mm f2,8-3,5 SWD (équiv. 100-400mm) appartient à la série Pro. Elle concilie encombrement encore raisonnable, plage de focales étendue et bonne luminosité. La mise au point débute à 1,2 m et le pare-soleil intègre un système coulissant pour filtre polarisant.

- Tele converter EC-20 assure un doublement de la focale (octobre 2007).

- Zuiko Digital ED 14-35mm f2,0 SWD (équiv. 28-70mm) appartient à la série Pro et sa commercialisation est prévue pour 2008. A noter qu’il fournira l’ouverture de F2, quand ses concurrents de Canon ou Nikon ouvrent à F2,8.


PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES

- Capteur LiveMos 10 Mpxl
- Stailisation au niveau du capteur
- Boîtier tropicalisé
- Système antipoussière SSW
- Visée 100 %
- Priorité vitesse et ouverture, mode programmé et manuel
- Cellule multizone (40), pondérée centrale, ponctuelle
- 100 – 3 200 Iso
- Balance des blancs auto, prédéfinis (7), mesurée (4), manuelle (°K)
- Bracketing exposition, sensibilité, balance des blancs, mise au point,
- LCD multidirectionnel 2,5 pouces/230 000 pixels
- Obturateur 30 s – 1/8000
- Vitesse de synchro 1/250
- Obturateur garanti pour 150 000 déclenchements
- 5 im/s (19 Raw)
- Autofocus 11 collimateurs en croix
- Flash intégré NG 13
- Lecteurs CF compatible UDMA et xD
- Port USB high-speed

Le site d’Olympus France

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