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L’exemple Fotolia

12/10/2007 | Benjamin Favier

Les premiers balbutiements de la V2 de Fotolia ont été difficiles. Au point d’irriter la plupart de ses photographes. Si quelques soucis demeurent, rien ne semble pouvoir enrayer la marche en avant de cette banque d’images.

La mode est à la V2 sur la toile. Fotolia n’échappe pas à la règle. La nouvelle version du site est en ligne depuis le mois de mai dernier. Avec près de 2,4 millions d’images disponibles, Fotolia souhaite faciliter la vie des utilisateurs. C’est désormais chose faite, grâce à des innovations telles que l’API ou l’utilisation de fichiers vectoriels. Le tout au service de la rapidité.
Guillaume Le Beis, directeur France de la banque d’image le confirme. « La rapidité est l’innovation majeure. » Les chiffres donnent le tournis : plus de deux millions de visiteurs par mois. 15 000 images vendues quotidiennement. Des revenus avoisinant les 5 000 euros par mois… La première version du site a vite été dépassée par le succès foudroyant de Fotolia.

Eclaircir

Il fallait rendre l’interface plus claire. Plus fluide. L’avènement de la V2 était impératif. « Nous avons mis un an pour développer la nouvelle version », avoue Guillaume Le Beis. « Dès le départ, nous avons ajouté de nouveaux outils au fur et à mesure sur la première version, mais nous n’avons jamais pu optimiser l’interface. » La V2 est née. Non sans douleurs. «  La version bêta présentait quelques imperfections. Elle a dérouté nos utilisateurs. La V2 n’est pas encore parfaite. Il reste encore quelques problèmes mineurs concernant le moteur de recherche. » Le directeur de Fotolia France assure que tout devrait rentrer dans l’ordre dans les semaines à venir. En attendant, l’utilisateur peut apprécier les nouveautés. Oleg Tschetzoff, président de Fotolia, précise que les « développements ont été réalisés à partir d’une combinaison entre les suggestions de nos utilisateurs et les recommandations de l’équipe pour permettre à Fotolia de continuer son expansion. » Ce qui ne fut vraisemblablement pas le cas dans l’hexagone. Les différents témoignages des meilleurs photographes de Fotolia confirment qu’ils n’ont pas été consultés pour l’avènement de la V2. D’où certains mécontentements, notamment en raison de la baisse des prix. Cependant, il faut reconnaître que les dirigeants de Fotolia ont réagi en proposant notamment une nouvelle licence source d’un nouveau compromis entre les photographes et le microstock.

Améliorations

La principale nouveauté est l’API publique (Application Programming Interface). Les partenaires peuvent ainsi intégrer Fotolia dans leurs applications ou leurs produits. Pour les utilisateurs, l’API permet de créer de nouvelles applications sous forme d’add-ons, de plug-ins ou de widgets. Concernant les formats acceptés, on note l’apparition des fichiers vectoriels. Chaque utilisateur peut en mettre en ligne ou en acheter au format SVG sur la banque d’images. Les graphistes apprécieront. D’autres format devraient être acceptés très prochainement. « Nous réfléchissons à proposer de la vidéo et du Flash dans le courant de l’année 2008 », lâche Guillaume Le Beis. La machine semble inarrétable. On peut simplement regretter que les photographes les plus bankables de Fotolia n’aient pas été sollicités pour l’élaboration de cette nouvelle version ; la faute aussi à la nécessité de préserver des secrets industriels sur un marché où tout va très (ou trop vite). Même si le Forum a permis à l’équipe française de tirer des conclusions de la première version. Les légères péripéties actuelles ne devraient pas enrayer la marche en avant de Fotolia. Le phénomène des microstocks a de beaux jours devant lui. Libre à vous d’en profiter !

Le site de Fotolia France

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