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Le NIKON D6 dévoilé !

12/02/2020 | Jean-Marie Sépulchre

Annoncé en septembre dernier le Nikon D6 sera disponible au printemps au prix de 7 299 €...le même tarif que son grand rival Canon EOS 1D-X-Mark III. Il s’agit d’offrir les derniers perfectionnements de la gamme reflex aux pros du sport, sans pour autant révolutionner le genre. On en restera à 20 Mpxl, l’antique « norme agence » A3 à 300 dpi...Mais Nikon a peaufiné tous les détails du flag ship.

Présentation

Beaucoup rêvaient d’un reflex révolutionnaire, proposant une très haute définition et une cadence infernale, doté de la double visée optique et électronique, etc. Rien de tout cela en prenant en main un boîtier qui ressemble comme un frère au D5, avec un capteur et une ergonomie quasi-identiques. C’est sous le capot que des perfectionnements significatifs voient le jour en matière de capacité autofocus et de connectivité.

Le D6 s’adresse à une frange de la clientèle pro ou amateur passionné qui dispose vraisemblablement d’une (haute) gamme conséquente d’objectifs de course destinés au grand reportage, à la chasse photo en milieu hostile ou encore aux sports offrant des conditions de prises de vues délicates. On n’en est sans doute plus chez les deux seuls producteurs de ce type de « monobloc » de choc à imaginer que le nouveau modèle va provoquer des migrations d’une marque à l’autre...alors que les deux constructeurs ont communiqué sur l’avenir que dessinent les modèles mirrorless (sans miroir) et leurs nouvelles optiques dédiées. En revanche il s’agit de conserver les fidèles du reflex de course qui seraient tentés par les sans miroir...de course...produits par Sony. Et la présentation du D6 se double de celle du zoom 120-300 mm f/2,8 à lentille réfractive à faible longueur d’onde (SR). Si la gamme actuelle qui va du 200 mm f/2 au 800 mm f/5,6 en passant par les zooms FL 70-200 et 180-400 mm ne suffisait pas. L’outsider qui défie les deux poids lourds du puissant reflex pro ne dispose pas encore d’une gamme de téléobjectifs si étendue.

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- Ci-dessus : Le nouveau 120-300 mm f/2,8 semble taillé sur mesure pour les adeptes du 70-200 mm sur un D500...mais le tarif est hélas sans commune mesure.

Si la prise en main et la visée confirment le sentiment que l’appareil est convivial quoique construit comme un coffre fort pour conserver les images, on s’aperçoit en parcourant les menus et les fonctionnalités annoncées dans la fiche technique que si la mécanique a évolué pour gagner en vitesse de pointe (14 images seconde contre 12 pour le D5). Le nouveau module autofocus multicam 37K gagne en densité de couverture d’image (mais pas en largeur) alors qu’il ne comporte plus que 105 collimateurs contre 153. Mais tous sont désormais en triple croix et sélectionnables. Nikon utilise deux processeurs sur le D6, le premier gère la chaîne d’image, le second est exclusivement dédié à la gestion de l’autofocus. Selon nous, c’est cette conception qui explique que sur certains suivis délicats les modules AF des reflex haut de gamme de la marque restent plus performants que les capteurs des Z, qui intègrent des photosites de détection de phase plus nombreux, et surtout gérés par un unique processeur qui doit alors piloter toutes les fonctions simultanément en plus d’un affichage électronique fluide. L’appareil semble donc très ciblé « pure photography » pour des sujets difficiles. Même s’il conserve les fonctions vidéo du D5, il restera en retrait sur ce plan des performances d’un Z6 proposé dans un séduisant « kit cinéma » ou même d’un D780 car en visée écran il ne dispose pas de détection de phase pour son autofocus. Contrairement à son rival Canon.

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- Ci-dessus : Comme ses prédécesseurs le D6 est construit à partir d’une coque renforcée en magnésium.
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- Ci-dessus : Tous les points sensibles disposent d’une protection par des joints.
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- Ci-dessus : Comparaison entre la couverture AF du D5 et du D6 (© Nikon)
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- Ci-dessus : Exemples de configuration des groupes de collimateurs AF, 17 dispositions sont pré-programmées. (© Nikon)

L’appareil sera commercialisé au printemps 2020 au prix estimé de 7 299 € TTC.

- Le site de Nikon

Premier avis

Nous avons pu effectuer une prise en main très rapide au cours de la conférence de presse, avec des gymnastes dans un lieu mythique : la première salle de sport à avoir introduit le basket en France. L’éclairage n’étant cependant pas la qualité première de ce local situé en sous-sol, malgré l’apport de quelques projecteurs, il a fallu monter la sensibilité de base au moins à 6 400 ISO si l’on veut opérer au 1/500 s à grande ouverture (f/2,8) pour figer un peu les mouvements. En fait disposant du boîtier pour quelques minutes et quelques déclenchement seulement, j’ai préféré bloquer un couple vitesse / ouverture au 1/1000set à f/2,8 (par sécurité) et laisser le boîtier gérer les Iso de manière automatique.

Globalement pas besoin de mode d’emploi si on a connu la saga des Nikon D à 1 chiffre. Les commandes sont proches de celles du D4 et du D5 et il faut aller dans les menus pour découvrir les nouvelles configurations de l’autofocus pour lesquelles il me semble qu’un petit temps d’apprentissage sera nécessaire pour bien les appréhender. Pas de configuration par défaut par styles de photo (football, course auto, athlétisme...etc) comme le proposent par exemple Canon ou Olympus, il faudra construire sa stratégie de groupes de capteurs et de réglages avancés.

La cadence rafale s’élève à 14 im/s et le suivi AF de reconnaissance des visages ont été choisis avec très peu d’erreurs. Il arrive en effet que parfois les mouvements masquent le visage mais l’appareil le récupère ensuite. Pas encore de logiciel pour ouvrir les RAW, mais les JPEG sont « sans histoire » et plutôt prometteurs. En usage presse il n’y aurait aucune difficulté pour faire une couverture de magazine sans trace de bruit chromatique à 25 600 ISO, et la balance de blancs a toujours respecté les tons chair. Avec un lissage un peu fort du bruit de luminance à mon goût, mais il est comme toujours possible de se créer un profil personnalisé.

Nikon a indiqué avoir particulièrement soigné les réglages pour l’obtention de JPEG directs prêts à l’envoi par Wifi, pour lequel le boîtier est configuré sans accessoire. Toutefois le transmetteur Wifi optionnel WT-6 en accroît les performances et peut communiquer en FTP avec des serveurs. Pas besoin de post-traitement pour envoyer son reportage au média qui a passé la commande. C’est le but visé. On peut même enregistrer ses JPEG en deux tailles simultanément, de manière à envoyer les petites pour une publication en petit format et optimiser les grandes pour un usage à postériori.

Dans l’attente d’un test plus complet, le D6 nous semble apporter des améliorations au D5 sans pour autant « renverser la table ». Ce n’est assurément pas un reflex universel pour tous les usages, et surtout pas pour tous les budgets, mais peut-être le dernier de cette génération si l’on croit les annonces déjà faites par Nikon sur la possible sortie d’un Z ciblé grand sport. En attendant il nous semble prêt à assurer de nombreuses années de bons et loyaux services.

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- Ci-dessus : Une seconde et demie séparent la première et la dernière vue. 50 mm - 1/1000 s f/2,8 – 12800 ISO (Photo JMS)
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- Ci-dessus : Un peu moins de deux secondes entre la première et la dernière vue. 70 mm -1/1000 s f/2,8 – 25 600 ISO vue 1, 16 000 ISO vue 2, 10 000 ISO vue 3...les ISO automatiques ont évolué de 1,3 IL quand la danseuse s’est approchée des projecteurs éclairant la scène. (Photo JMS)

Fiche technique

Note à nos lecteurs : Fiche technique mise à jour le 12/02 à 14h14

  • Capteur : CMOS 24 x 36 mm, 20,8 Mpxl, format 3/2
  • Définition maxi. : 5 568 x 3 712 pixels
  • Définition vidéo. : 4K UHD 3 840 × 2 160 pixels, 24 p , 25 p, 30 p. Full HD de 24 à 60p
  • Monture : FX (avec optiques DX compatibles)
  • Stabilisateur : selon objectif
  • Tropicalisation : oui
  • Sensibilité : 100-102 400 Iso ; extension de 50 à 3,28 millions d’Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, NEF (RAW) 12 ou 14 bits, MOV, MP4
  • Mise au point : Autofocus détection de phase en visée optique, ponctuel AF-S, continu AF-C 3D et reconnaissance des visages et des yeux, mise au point manuelle assistée ; autofocus par détection du contraste sur écran arrière avec détection du visage ou suivi du sujet
  • Zone de Mise au point : 105 collimateurs en triple croix sélectionnables, 17 pré-seléctions de zones d’action des collimateurs
  • Illuminateur AF : Non sauf flash dédié
  • Sensibilité AF : -5 + 20 IL
  • Mesure de l’exposition : 180 kpts RVB matricielle, pondérée centrale, pondérée hautes lumières, spot sur le collimateur AF sélectionné
  • Compensation d’exposition IL : +/-5 IL par 1/3
  • Vitesses : 1/8000ème à 30 s

  • Vitesse de synchro X : 1/250 s et FP haute vitesse
  • Modes d’exposition : Auto, priorité vitesse, priorité diaphragme, programmée avec décalage, manuel
  • Correction d’exposition : -5+5 IL mode photo, -3+3IL mode vidéo
  • Modes Rafale : 14 im/s avec AE et AF actifs, 10,5 im/s en silence visée écran, 30 i/s en photos format 4K
  • Styles d’image : 8 Picture controls classiques (auto, standard, neutre, saturé, monochrome, portrait, paysages, plat) + 20 Picture controls créatifs
  • Balance des blancs : auto, préréglée (7), manuel (3), K
  • Flash : -
  • Prise flash : Griffe, prise synchro
  • Visée : Reflex optique par pentaprisme (100 %), grossissement 0,72× (dégagement oculaire 17 mm)
  • Moniteur : ACL TFT 3,2 pouces/2,36 Mpts tactile
  • Moniteur secondaire : 2 (rétroéclairés)
  • Stockage : 2x XQD ou CF Express
  • Connectique : USB type C, HDMI type C, Mini jack entrée et sortie son stéréo, Prise 10 broches télécommande, Ethernet RJ45
  • Télécommande : radio WR-1 en option
  • Logiciels : Nikon View NX-D, Nikon Capture NX-D
  • Interfaces : USB-C/USB 3.1 Gen 1, micro 3,5 mm
  • WiFi/Bluetooth/GPS : Oui / Oui / Oui
  • Personnalisation : molettes, touches, configurations utilisateur, menu personnel
  • Alimentation : Accu Li-Ion EN-EL18c. Autonomie annoncée 3 580 vues (norme CIPA), 8 670 vues en rafale.
  • Accessoires fournis : Accus et chargeur, courroie, attache pour câbles
  • Dimensions/poids : 160 x 163 x 92 mm/ 1 450 g avec batterie et deux cartes CF Express
  • Prix : 7 299 € TTC

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  • Je comprends la volonté pour certains d’avoir un matos qui maximise les chances d’assurer, toutes choses égales par ailleurs, contre des collègues un peu moins bien équipés. Surtout s’il y a en aval du personnel pour lire et sélectionner parmi les innombrables clichés répétitifs produits.

    Avec le poids de ces tops de marque, objectif compris, on peut aussi penser qu’il y a une volonté de prendre l’avantage sur les photographes féminins, plus âgés ou moins musclés. Ou alors c’est pour entretenir la forme.

    Cependant on peut déplorer le conservatisme et regretter que des progrès, qui pourraient être optionnels pour ne pas dérouter les habitués, comme le pixel shift ou la sélection du capteur AF par glissement du doigt sur le déclencheur, ne soient pas implémentés sur ces monstres coûteux. (Rien non plus sur des fonctions facilitant l’usage des flashes de studio, mais pour ça inutile d’utiliser ce genre d’appareil).

    Pour mon usage général + concerts + video, le cahier des charges est différent : plus basse luminosité utilisable pour un fonctionnement rapide de l’AF et une qualité d’image acceptable, bon viseur large et lumineux, 4K 60p sans trop de rolling shutter, encombrement et poids limités. Ce que les téléphones ne font pas encore bien, et je n’ai pas assez la culture gestuelle pour m’en servir agréablement et avec efficacité.

    Mais je souhaite de bons clichés et bien du plaisir à ceux qui travailleront avec ce nouveau millésime du gros Nikon.

  • Ceux qui utilisent au quotidien ce genre de machine ne seront aucunement dépaysés pour aller encore plus vite et encore plus haut...Plus cher ?

  • plus haut, plus cher, plus polluant

  • En tant que possesseur du vétéran D4 depuis sa sortie, j’attendais depuis 2 ans de pouvoir le renouveler après un "habituel" saut de génération, choix dicté par le réalisme économique. Ayant donc un peu préparé mon coup à l’avance, et appréciant hautement l’ergonomie des monoblocs, diamétralement opposée à celle des maigrichons et chétifs boitiers hybrides, je semblais donc faire partie des "cibles" visées par ce boitier.

    Eh bien le moins que je puisse dire, c’est que je balance entre déception et dépit. Sans rechercher le gargantuesque chaudron de MP du D850, les 24MP me semblaient être le minimum syndical pour justifier le saut du D5, et l’évolution de la sensibilité du capteur est tout simplement inexistante , ce qui à moins de vouloir remplacer un D5 complètement rincé ne justifie pas le colossal (voire injuste) investissement de 7299€ sur un boitier qui correspond très certainement, et de l’avis d’un grand nombre d’observateurs, au tout dernier de son espèce chez Nikon, face à l’avènement des hybrides.
    Ce nouvel embonpoint de la gamme D n’est du reste qu’un argument supplémentaire pour ces derniers, ce qui paraît paradoxal face aux efforts fournis en parallèle pour tenter d’alléger la gamme optique pro

    Bref, même en ajoutant certains raffinements technologiques qu’on pouvait déjà légitimement attendre sur la génération précédente (qui est quand même ancienne de 4 ans), Nikon semble soit confirmer qu’il a clairement un train de retard sur l’évolution des choses (ce qui expliquerait un certain déclin financier), soit qu’en ne proposant même pas l’équivalent d’un D5s, ils ne croient déjà plus à ce segment de niche et commencent à préparer les gens au tout hybride, ce qu’en tant qu’amoureux de la visée optique, je regrette profondément.

    Mais ce n’est que mon avis.

  • A 3
    Plus polluant ?
    Mais moins polluant que le D7 !

  • Entre 20 et 24 Mpx c’est kif kif...
    Votre D4 ne fait plus de bonnes photos ? J’en doute, je connais bien.
    C’est toujours pareil, quand un nouveau produit sort sur le marché : il est jugé incomplet et trop cher.
    L’ancien est aussitôt démodé et la situation est frustrante.
    Cela rassure, dans les Agences les boîtiers n’appartiennent à personne, aussi cela libère l’esprit.

  • @6, (c’est comme ça qu’on fait ? toujours cette très désagréable sensation de s’adresser à un fantôme anonyme)

    Le D4 fait toujours d’excellentes photos (comme s’il était utile de le préciser), seulement après avoir beaucoup baroudé dans des contrées parfois lointaines, par tous les temps, et globalement avec de bonnes amplitudes thermiques, il a pas mal subi les affres du temps, avec des caoutchoucs ayant certains désirs d’ailleurs, une peinture plus éclatée qu’éclatante, et une colle qui ne remplit plus très bien son office, au point que certains éléments restent parfois entre les doigts (je pense aux petits joysticks notamment). Et je le concède aussi, parfois quelques petits accidents de la vie de photographe.

    En somme, et sans que celui-ci soit véritablement rincé (le capteur a à peine dépassé les 110 000 déclenchements), la vie "normale" d’un boitier pro agé de 8 ans, dont l’un des critères de choix avec l’ergonomie est aussi son grand confort d’usage, qui fût, mais qui ne l’est plus.

    Sonne donc l’heure de la retraite, que je justifie également par un prix de revente inférieur au coût de restauration, et parce que c’est aussi un outil de travail qui se rentabilise. Ainsi se pose la question du renouvellement, du financement qui va avec, et de la justification d’investir une telle somme pour finalement si peu d’évolution par rapport à son prédécesseur, à fortiori lorsque 8 années pleines séparent ce D4 de son "ultime" évolution (autrement dit : quitte à raquer, autant en avoir pour son argent).

    Voilà pourquoi, après avoir un temps hésité sur le D850, je me tournerais très probablement vers ce "prédécesseur" (le D5 donc, neuf), choix qui - vous en conviendrez - ne relève ni de la frustration, du consumérisme, ou de l’effet de mode. On va juste attendre qu’il décote un peu quand même...

  • Ca modele est fait pour les pro, et sera en grande majorité acheté par les agences.
    Ca fait partie d’un plan d’amortisation des actifs, et au moment du chargement des appareils qui ont une valeur comptable a 0 (ou proche), le prix ne rentre finalement même pas tant que ca en compte (dans une certaine mesure).
    Pour les "amateurs" (-> achat a "fond perdu") qui sont attentifs au rapport qualité/prix, il faut effectivement mieux se tourner sur un D5 (neuf ou d’occas).
    La même histoire que pour le A9 II, en fait ;)

  • Cher 7, vous pouvez m’appeler le fantôme anonyme, cela ne me dérange pas et veux bien signer mon propos comme tel.
    Ou bien vous faites les JO, le Tour, ou l’Elysée et votre Agence vous colle un boîtier anonymous, aujourd’hui à vous, demain à votre collègue, après demain parti au SAV...A Tokyo, il y aura du D6 (et du 1DX-3) sponsorisé, pour commencer.
    Vous concernant, le problème des revêtements qui se décollent est bien connu, un tour au SAV, et la question sera réglée. Maintenant 110000 shoots, c’est la jeunesse. Pourquoi vouloir plus de 20 Mpx ? JMS le dit bien : A3 en 300dpi...j’ajouterais la légèreté des fichiers lors de la transmission exigeant aujourd’hui rapidité /fluidité.
    Vouloir davantage de px, c’est pas tout à fait le même métier et pas tout à fait le même matériel , mais chacun ses exigences.
    Dans votre cas, en solo je pense, le plus judicieux est toujours de prendre la précédente génération, donc le D5 effectivement. Les plâtres sont secs et les tarifs encore acceptables.

  • Cher "9", qu’est-ce qui vous différencie de 2, 3, 5 et 6 ?
    Sans déconner, on se croirait dans un sketch des Monty Python... sketch qui fait tellement marrer le MDLP qu’ils laissent le système de post en l’état depuis des années :D

    Parmi les cibles du D6 (et par extension de la gamme D), j’identifie celles-ci :
    - Les pros/indépendants qui vivent aisément de leur activité
    - Les agences reportage/sport
    - Les amateurs fortunés qui veulent à tout prix suivre la hype et détenir le dernier flagship en date (et qui paraît-il constituent une part non négligeable des ventes de cette gamme, influant même sur le prix de vente grâce aux volumes).

    Et au milieu de tous ces gens qui n’ont ni l’air d’être dans le besoin, ni de ressentir ne serait-ce que le début d’une possible crise dans le métier, et qui ont programmé en mode automatique le bouton "commander" au bas de leur panier, il y a les gens pas ou peu intéressés par la photo sportive, qui exploitent avant tout la dynamique du capteur pour les conditions lumineuses difficiles (le créneau du Df par exemple) ; ceux qui apprécient juste le format monobloc, mais qui n’ont plus trop le choix depuis l’absence de déclinaison type D3s/D3x ; et aussi ceux qui, intéressés un peu par tout ça, sont beaucoup plus regardants sur la dépense car la photo n’est que leur activité "secondaire". Et sans doute encore d’autres que j’oublie de citer ici.

    A ce dernier groupe un peu "hybride" et bâtard, j’ai l’impression que Nikon n’a pas voulu apporter de réponse en leur livrant peu ou prou la même chose qu’il y a 4 ans, au profit de la consolidation affichée d’une niche. Quand on y pense, c’est dommage que le possible dernier reflex monobloc Nikon laisse cette impression ni très positive, ni très constructive, dans un contexte où le reflex se fait méchamment tailler les croupières par un marché de l’hybride qui n’a plus rien d’émergeant.

    Personnellement, je n’en fais pas du tout une affaire de MP, mais je vois quand même là une petite mesquinerie dans le fait de revendre au prix fort un D5s à peine amélioré, alors que Nikon avait tout de même 4 ans pour peaufiner sa copie, chose qu’ils avaient du reste réussi à faire sur les précédentes moutures avec des délais similaires.
    Mis en perspective d’un complet alignement avec le seul concurrent de la marque sur ce créneau, j’y vois donc là le signe d’un essoufflement soit de la gamme, soit de Nikon (ou soit des deux).

  • « ...MDLP qu’ils laissent le système de post en l’état depuis des années... » TRISTE ETAT

  • @4. Avant de tirer une conclusion amère et éventuellement hâtive, il faut d’abord juger sur pièces : une fiche technique ne remplacera jamais un test terrain en situation.
    Attendons de voir les premiers retours des "ambassadeurs" Nikon et de la presse sérieuse pour évaluer les progrès fait par ce boitier. Connaissant bien Nikon, cela m’étonnerait beaucoup que ce ne soit qu’un "simple petit lifting de fin de vie". Il y a de forte chance que la réactivité et la fiabilité de l’AF aient fait un (très) gros bond.

  • A10
    Comme le dit 8, ce D6 n’est pas fait pour vous et vous n’êtes pas le modérateur de LMDLP.
    Si vous n’avez pas la surface financière il est vain de décrier ici un boîtier que vous ne pouvez pas vous offrir. On a compris.
    Sur ce genre de boîtier il est ridicule de critiquer Nikon comme vous le faites, c’est le top pro mondial (Canon a le même). Alors arrêtez de blablater et prenez un leasing pour un Sony 9.
    On comprend pas bien ou vous voulez en venir. Si le D6 ne vous convient pas, changez de modèle, de marque. Inutile de disserter sur la politique commerciale ou marketing de Nikon, vous ne comptez pas (moi non plus, je vous rassure). Vous n’allez pas nous faire du eric-p maintenant.
    Bon choix éclairé.

  • Ha ha ! En bref le vrai, le seul, l’unique bon boitier pour faire grosso modo la même photo que votre collègue d’à coté équipé en Canon. La seule différence entre vous ? Il a un Martini Bianco dans la main gauche et vous un martini Rosso à moins que ce soit l’inverse, je sais plus. Mais rassurez vous votre photo arrivera en même temps dans votre agence et vous aurez exactement la même lumière ,car elle calibrée pour tous les grands évènements sportifs pour que vous ayez tous le diaphragme et la vitesse. Quel métier exaltant !

  • A14
    ... Quel métier exaltant ! Écrivez-vous.
    Félicitations, pour votre étude de Master Working.
    Vous avez bien de la chance d’avoir une belle occupation rémunératrice.
    En tout cas, un homme heureux qui s’y connaît en alcools
    “Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des sottes gens.”

  • Super produit que j’ai pu tester pour mon blog sur l’Aveyron.

    Merci pour cette review.

    Antoine

  • A 10 qui s’interroge.
    Voir le papier d’aujourd’hui de Dichant sur Nikon Passion ainsi que sa belle présentation du D6 sur YouTube.

  • @1 les enclumes servent à forger
    @2 Les êtres humains ont toujours pétés plus haut que la lune !
    @3 le bon sens n’est plus de ce monde...
    @4 salopdecin, tu nous manquais ! j’ai encore mon D3 qui a peu roulé ; en acceptant le manque de dynamique et avec un peu de post-traitement, c’est un boîtier encore largement suffisant dès lors que tu n’as pas la folie des grandeurs à la JR et de tous ces félés de l’affichage Garaudy (plus c’est grand, plus c’est vide)
    @5 je serai peut-être mort avant :)
    @6 on est d’accord !
    @7 tu vas nous faire pleurer :)
    @8 qu’est-ce qu’un photographe "pro" aujourd’hui ? Plus grand chose...
    @9 j’aime bien les fantômes ; ça pimente notre petite vie de fotografeux...
    @10 partez chez d’autres acteurs du marché ou mieux arrêtez de gamberger ; on peut très bien être créatif avec d’autres outils très confortables et stimulants.
    @11 LMDLP, aujourd’hui c’est le monde de la panique car les petits éditeurs sont en train de toucher le fond.
    @12 des "ambassadeurs" ? Vous vouliez dire "influenceurs"...
    @13 là nous sommes confrontés à un ancien financier qui tente de regagner la surface :)
    @14 avec du Palermo Rosso la tête tourne moins vite surtout sur un grand prix :)
    @15 l’alccol rend heureux ! Momentanément :)
    @16 pour un blog sur l’aveyron, c’est du luxe de prendre un char d’assaut !
    @17 t’as pas fini de faire chier le monde :)

  •  :soupir :

    (désolé, j’ai pas trouvé plus péremptoire que ça, je suis pourtant au taquet ^^)

  • Encore un petit coup 18, vous devez avoir soif...
    C’était les dix sept commandements du père Amptouar.
    Un peu d’humour 19, la vie est courte, c’est le fantôme masqué qui vous le dit.
    Au fait, plus sérieusement, je crois que pour vous l’appareil recherché est le D850. Près de la Porte de Champerret, à Paris, un très bon magasin Nikon exclusif recommandable où l’on peut essayer, sinon D750 ?....Enfin, c’est comme vous voulez, c’est pas moi qui paye. ( :>)))

  • @Vin
    Il pourrait, mais j’ai déjà 2 D5 qui me font de l’œilleton, parce que je pense que le grip intégré et les Ozizos me manqueront plus que tous les MP du monde, d’autant que j’ai plutôt les mêmes besoins que P-M M (concert, spectacle, événementiel).

    Alors même si mes lombaires (et mon banquier) sont plutôt de votre avis, merci tout de même du conseil M. Casper ^^ Et ce d’autant plus qu’une visite à la porte Champerret sera certainement au menu.

    Un dernier mot pour ma part sur ce D6 qui, s’il n’est pas (toujours à mes yeux bien entendu) à la hauteur de "certaines" attentes très relatives, celui-ci ne manquera pas j’en suis certain de bien se vendre comme son prédécesseur, car lui a l’immense mérite d’exister, contrairement à l’hybride "pro" (gageons que ce n’est qu’une simple histoire de temps, étant donné le niveau d’attente). Il y a de ça encore un an, nous n’étions même pas vraiment certains qu’un D6 verrait le jour...

  • EVF et OVF sont complémentaires tout comme AF et M ou argentique et numérique.
    La visée optique existera toujours car qui d’entre nous n’a jamais souhaité regarder différemment pour soulager l’oeil parfois ou mieux visualiser (anticiper le résultat).
    Le véritable problème autour de cette avalanche d’offres constructeurs toujours plus coûteuses, c’est le peu de véritables avancées technologiques au regard des fréquences de renouvellement.
    Cette nouvelle société qui nous modèle depuis une vingtaine d’année nous pousse à l’impatience, à l’insatisfaction perpétuelle autrement dit à l’éloignement du bonheur.
    Résister aux offres commerciales savamment orchestrées c’est difficile mais n’est-ce pas notre seul salut pour changer de manière de vivre ?

  • @22
    Depuis 50 ans, depuis l’invention du mot « marketing », le marketing mix selon Bliss...
    1925 « Propos sur le bonheur » Alain.
    Bon courage et profitez bien de votre vieux boîtier carré en bois d’arbre.

  • A lire certains commentaires, il y en a qui feraient mieux de se mettre au tricot.
    Jamais eu les moyens de m’offrir un Nikon à un chiffre, dommage, mais mon D850 me comble.
    Entre parenthèses, les autres n’innovent pas plus.

  • @23
    Vous ne croyez pas si bien dire car avec une chambre technique en bois on se régale mais il est conseillé de maîtriser correctement le sujet ;)
    A bon entendeur, salut !

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