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Le flux de travail

30/09/2007 | Nicolas Genette

Voici mon flux de travail (workflow), qui a beaucoup évolué ces dernières années, et arrive à maturité. Restant un flux basé sur mes habitudes de travail, il n’est pas universel. Il ne faut pas hésiter à en adopter un autre si nécessaire, ou au moins adapter celui-ci à votre activité. Il peut paraître long, mais j’ai essayé de le détailler au maximum sans entrer dans les fonctions propres au convertisseur bien sûr. La plupart des étapes sont extrêmement rapides (quelques minutes).

Prise de vue en RAW (aucun réglage boîtier hors prise de vue)

La seule chose à laquelle il faut porter attention à la prise de vue (en dehors de la composition et des règles habituelles propres à la photographie), est l’exposition. Qu’on soit en modes Priorité vitesse ou diaphragme, en manuel, il faut « exposer à droite ». En numérique, la dynamique assez réduite est assez réduite, et on pourrait être tenté de sous-exposer légèrement pour sauvegarder les hautes lumières. Le problème est qu’en développant en surexposition pour compenser, on fait ressortir le bruit dans les basses lumières, et on dispose de moins de nuances. Moins de nuances et plus de bruit signifient résultat catastrophique ! Il faut donc exposer avec un histogramme au maximum à droite, sans toutefois déborder pour conserver des informations dans les hautes lumières.

Cette règle, « exposer à droite », est extrêmement importante ! Ce qui veut bien dire, ne jamais, JAMAIS, sous-exposer !

En termes de dynamique, les capteurs ont une réponse linéaire, ce qui veut dire que les nuances disponibles ne sont pas réparties équitablement sur la largeur de l’histogramme, bien au contraire ! Plus il y a de lumière, plus il y a de nuances. Ainsi, plus de la moitié des nuances disponibles se situent sur un cinquième seulement de l’histogramme, sur la droite ! Sous-exposez d’un diaphragme, et vous perdez la moitié des nuances que le capteur est capable d’enregistrer !

Réglez votre boîtier pour afficher l’histogramme après chaque vue et jetez un œil dès que les conditions changent. L’histogramme représente, sous forme graphique, la répartition des niveaux de luminosité entre le noir (à gauche) et le blanc (à droite). Parfois, l’examen de l’histogramme RVB est intéressant, car on se rend compte que sur les trois canaux RVB, un ou deux peuvent quand même contenir des informations dans les hautes lumières.

Voici la même prise de vue, avec quatre expositions différentes.

Exposition n°1 : Franche sous-exposition, rien à droite (les hautes lumières). L’histogramme est violemment coupé à gauche, ce qui veut dire que l’image contient énormément de zones en noir pur, complètement bouchées, impossible à récupérer.
Exposition n°2 : C’est un cas particulier. On pourrait penser que l’histogramme centré est bon, surtout si la scène est relativement sombre. Il serait pourtant judicieux de surexposer (ici d’un bon diaphragme) pour se caler à droite, quitte à sous-exposer au développement. On captera ainsi plus de nuances, et le résultat n’en sera que meilleur !
Exposition n°3 : Exposition correcte, on affleure la droite, pas de pixels noirs (à gauche).
Exposition n°3 : C’est un cas manifeste de surexposition, l’histogramme est coupé à droite, montrant un risque de manquer d’informations dans les hautes lumières. Malgré tout, en Raw, on peut se permettre de sortir un peu à droite, car les convertisseurs récupèrent (NDLR : pas toujours !) des infos dans les hautes lumières. Il faut éviter de surexposer de plus d’un IL quand même (ici c’est trop !)

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