Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Le piqué

16/02/2011 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué a été mesuré avec des boîtiers Nikon D3 (12 Mpix) et D7000 (16 Mpix) sachant que le pouvoir séparateur du seconde est presque le double de celui du premier. Les fichiers NEF ont été développés par NX2, en standard pour le D3 et en standard accentuation +1 pour le D7000 qui fournit par défaut des fichiers un peu trop doux. Le résultat est édifiant : le piqué est excellent sur tout le champ à tous les diaphragmes avec le D3, sauf dans les angles qui ne sont que très bons de F1,4 à F2,8. Si l’on compare ces résultats avec ceux du récent Nikkor AFS 85 mm F1,4 le piqué sur Sigma est légèrement plus élevé au centre et un peu moins bon sur les bords et angles…nous sommes dans la nuance. Sur le D7000 le piqué est très bon à pleine ouverture au centre et zones des tiers, excellent à F2 sur les mêmes zones, puis excellent sur tout le champ jusqu’à F11. Les bords et angles sont en retrait avant F2,8.

GIF - 17.6 ko
Fig3 sig85 14 WEB

- Carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats.

GIF - 21.2 ko
Fig4 sig85 14 WEB

- Ci-dessus : Exemple de piqué avec le D3.

GIF - 20.8 ko
Fig5 sig85 14 WEB

- Ci-dessus : Exemple de piqué avec le D7000.

Un 85 mm F1,4 pour quel usage ?
Les 85 mm ultra lumineux sont des objectifs de rêve pour beaucoup de photographes, qui rêvent de portraits avec des flous abyssaux en arrière plan et de photos de spectacles claquantes en faible lumière. Le Sigma permet parfaitement ces effets, surtout avec le cadrage serré des capteurs APS-C. Il ne faut cependant pas oublier que maîtriser un tel objectif est assez délicat : à distance minimale de mise au point sur un D7000 la profondeur de champ est de l’ordre du centimètre…délicat pour faire un portrait avec les deux yeux nets ! A plus grande distance la netteté apparente apparaît plus étendue, mais en zoomant à 100% on s’aperçoit vite que là aussi la plage optimale est courte. Par contre la luminosité supérieure rend la visée et la mise au point très agréables et c’est le genre d’optique que l’on aime pas du tout rendre au constructeur après l’essai…les 85 mm F1,4 provoquent souvent des coups de foudre !

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Bonjour ; En résume, faudrait ’ il comprendre qu’ un capteur 12 Mpx donnera toujours de meilleurs résultats qu’un 16 Mpx ...?

    • Mais non, cela dépend de l’objectif, du boîtier et de la taille du tirage !

    • Bonjour ; Désole de vous paraitre " borné" ...!?,mais ma courte question (...et ce , pour avoir voulu la rendre simple...),était basée NATURELLEMENT !!!sur l’évidence ; du même objectif ( celui cite dans le test)du même boitier celui cité dans le test ) et bien évidement d’ un tirage identique.
      DONC :ce que je voulait comprendre ; Est ce que le format 24x36 de12Mps restera toujours très supérieur a un APSC de18 Mps (et plus..) ???
      - Merci encore et, excusez moi pour mon manque de connaissance ou... de compréhension.

    • Pour du A3 le 12 Mpix 24 x 36 se débrouillera mieux, mais si l’on passe au A3+ ou à l’A2 il est possible qu’un APS de 18 Mpix soit mieux, sans compter qu’une 24 x 36 de 24 Mpix sera encore meilleur ! En l’occurence, on voit bien ici qu’à pleine ouverture un capteur de 105 paires de lignes au mm demande nettement plus à l’objectif qu’un capteur de 60 paires de lignes au mm...en général les objectifs qui - à formule et verre identiques - ne couvrent que le champ de l’APS piquent plus que ceux qui sont conçus pour un format plus grand.