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Le piqué

13/05/2011 | Jean-Marie Sépulchre

Le capteur CCD dépourvu de filtre anti-aliasing est la recette utilisée sur les moyens formats numériques, ainsi que sur le Leica M9, pour permettre aux objectifs d’exprimer leur netteté de façon maximale. On est toujours frappé, quand on agrandit à 100% écran une portion d’image obtenue par ce procédé, des détails qui ressortent quand l’objectif est excellent. Le Pentax 645D est équipé d’un capteur de cette catégorie, et l’objectif standard proposé est capable de mettre en valeur des détails que l’on ne peut percevoir clairement avec des appareils de plus faible définition, même des 24 × 36 de 24 millions de pixels.
Et encore le potentiel maximal ne semble pas atteint aux termes de notre essai, car les mesures ont été effectuées en JPEG, le logiciel de développement des RAW dérivé de Silkypix ne semblant pas totalement à la hauteur du capteur et de l’optique. Les experts s’en tireront vraisemblablement mieux avec Ligthroom 3 ou Capture One 6. Ces choses étant dites, le piqué obtenu avec le simple JPEG boîtier (style « Lumineux ») est du meilleur niveau, excellent sur presque tout le champ pour des tirages A1 (60 × 80 cm) à la résolution théorique de 220 dpi, destinés donc à être regardés à 50 cm de distance environ. Nous avons voulu voir le résultat chiffré sur du 30 × 40 cm à 254 dpi en redimensionnant les fichiers sans aucune accentuation supplémentaire…l’excellente est totale à toutes les ouvertures, mais il faut savoir qu’en tirant en plus petite taille certains détails ne seront plus visibles.


Carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats.


Piqué selon l’ouverture (format A1).


Piqué selon l’ouverture (format A3+).

Quel usage pour 40 millions de pixels ?

Cet objectif a été testé avec l’appareil de plus haut définition jamais essayé dans nos colonnes, et encore le capteur de 40 millions de pixels n’est pas ce qui se fait de plus précis en moyen format, puisqu’il existe aussi des systèmes de dos équipés de capteurs de 40 × 53 mm de 80 millions de pixels ! Rappelons que pour savoir quelle taille de tirage pourra être atteinte en qualité optimale pour une vision à 40 cm de l’œil environ (ce qui permet de voir, quand on a une excellente vision, des détails de 1/10ème de millimètre sur le papier soit une résolution de 254 points par pouce) on divise par 100 la taille du fichier ce qui donne un agrandissement de 54 × 72 cm pour le 645D, et qu’en pratique un tirage deux fois plus grand s’obtient sans aucune difficulté si l’objectif est de qualité et qu’on le regarde d’un peu plus loin, par exemple un 75 × 100 cm dans le cas qui nous occupe, d’où notre choix de donner notre appréciation pour un 60 × 80 cm. Un appareil de si haute définition comblera le paysagiste à l’affût des plus petits détails dans les lointains, le spécialiste de la macro mais arrivera paradoxalement à poser des problèmes au portraitiste, tellement les micro-défauts de la peau peuvent devenir présents, malgré la beauté des flous arrières et des transitions de netteté, d’où quelques heures de retouche à prévoir dans certains cas !

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