Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Le piqué (1ère partie)

10/06/2007 | Jean-Marie Sépulchre

Le système DXO Analyzer est utilisé pour les mesures de piqué, de distorsion et d’aberration chromatique. Les prises de vue de la mire ont été faites en Jpeg Fine, netteté et contraste réglés sur Normal, avec un boîtier 5D apte à fournir des tirages A3+ partir du fichier d’origine.
La présentation de base du système d’analyse DXO a été introduite en 2004 sur mon site Pictchallenge. Aujourd’hui, j’utilise la version 2 du logiciel d’analyse et les schémas de présentation – notamment pour l’aberration chromatique - ont pu changer, mais le principe est strictement le même.

Le piqué pour des tirages A3 :
Le piqué – mesure subjective qui tient compte de la capacité à distinguer les détails (pouvoir séparateur) et de les mettre en avant dans la scène (micro-contraste) est apprécié sur 4 zones de l’image, puis fait l’objet d’une note. Au centre, seule la zone centrale (qui correspond au capteur central d’un autofocus) est mesurée ; sur les lignes de tiers (zones essentielles de composition d’une image), les bords et les angles, la note est la moyenne des quatre mesures de chaque zone.

Zones de mesure du piqué : selon la note chiffrée calculée par le logiciel, on va distinguer 7 niveaux de qualité : excellent, très bon, bon, moyen, faible, mauvais et nul. En pratique on retiendra qu’une optique de classe pro doit toujours être dans les zones excellent et très bon, et qu’une très bonne optique amateur peut avoir ses notes étagées entre bon et excellent, selon les focales et l’ouverture.
On sera quand même plus indulgent pour les notes dans les angles à grande ouverture, même pour des optiques pros : en effet, si le sujet est mis au point au centre ou sur la ligne des tiers, les angles et les bords extrêmes (sur l’axe horizontal) seront de toute façon dans le flou. Par contre une utilisation pour du paysage implique de bons résultats dans les angles aux valeurs de f/8 ou f/11.

Le piqué est présenté dans ces chroniques de deux façons :

- Sur un histogramme, partant du centre vers les angles. On observe que les gradations ne sont pas équidistantes, c’est seulement en haut que démarre la zone bon, car nos mesures sont assez sévères.

- Avec une cartographie permettant de lire immédiatement par code de couleur la qualité par focale, zone de l’image et diaphragme. Les trois nuances de vert sont immédiatement lisibles. Il s’agit d’une bonne optique si toutes les cases sont en vert, d’une excellente si toutes les cases sont en vert vif !
Dans un but de comparaison, le 24-105 L a été confronté à un 24-70 L de référence. Après plusieurs essais, car certains 24-70 souffrent de légères faiblesses dans les angles : ce n’est pas le cas de l’exemplaire testé, qui avait été vérifié au service pro de Canon.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.