Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Le prix d’une imprimante

06/12/2013 | Yvon Dargery

Le prix d’une imprimante – disons plutôt le prix de l’impression – est une notion complexe alors que c’est souvent le facteur essentiel de l’achat. Qu’en est-il dans la décision du client : imprimante à 40 € ou imprimante à 200 € par an ?

GIF - 101.1 ko
Les différents modèles de cartouches disponibles pour une gamme d’un fabricant sont si nombreux qu’entre les originaux et les compatibles, on peut remplir des caisses.

Les équipes de marketing et de vente des grands constructeurs ont depuis longtemps planché sur le modèle économique de l’impression en mêlant savamment arguments objectifs et réalistes et réalité économique pour l’entreprise. Pour le constructeur, c’est la notion de coût de possession qui détermine le prix de vente d’une imprimante. Ce prix est l’intégration moyennée sur un an du prix d’achat amorti sur la durée de vie probable de l’imprimante auquel s’ajoute la consommation prévisible d’encre. Le calcul est donc complexe et doit intégrer les habitudes d’impression selon le type d’imprimante. Il s’agit donc de faire, par pays, un profil le plus précis possible de la pratique de l’impression à domicile et par catégorie de client. L’étape suivante sera donc de définir une imprimante par profil avec les consommables dédiés, de façon à arriver in fine à un coût de possession voisin pour chaque imprimante de la gamme : il n’y a pas d’imprimante bon marché, il y a des imprimantes ciblant des publics différents.

Gammes différentes

GIF - 45.5 ko
Les boutiques de proximité qui résistent constituent un gage de qualité et de compétence dont il faut tirer parti si vous avez la chance d’en avoir une près de chez vous.

Dans l’entrée de gamme, l’imprimante capable de faire de l’excellent travail sera en général plus lente pour laisser monter en gamme les clients pressés. En revanche, elle sera équipée de systèmes d’encre judicieusement choisis. On utilisera en général des cartouches monobloc regroupant l’encre et les systèmes d’éjection : cette solution permet le changement facile des têtes en cas de bouchage de buses dans des machines destinées à peu imprimer et justifie le coût légèrement plus élevé des cartouches. Pour respecter un coût du consommable psychologiquement tolérable, on n’a qu’une cartouche pour les trois couleurs et pour garantir le modèle économique, la quantité d’encre est limitée. L’argument mis en avant reste logique : si on imprime peu, il faut une quantité limitée d’encre pour éviter son séchage dans les cartouches qui lors du remplacement offrent alors un système d’impression neuf. L’objectif est atteint, mais à quel prix ! Une imprimante à 50 € ne peut s’envisager que pour des tirages très limités de l’ordre d’une cinquantaine de photos 10 x15 par an, au-delà le coût des consommables devient prohibitif. Là encore, le recours à des encres compatibles peut s’avérer décevant par la qualité résultante.

Prix d’achat et coût de possession
À travers l’exemple de Canon, facilement transposable aux autres constructeurs, voici un tableau de calcul des coûts de possession pour trois imprimantes correspondant à une entrée de gamme de 40 € dotée de 2 cartouches monobloc, une imprimante de milieu-bas de gamme de 100 € avec 5 cartouches séparées et une imprimante photo performante à 150 € utilisant 6 cartouches dont 5 cartouches photo.

Monter en gamme

Monter en gamme d’imprimantes chez un constructeur permet de gagner sur plusieurs tableaux : le coût de possession et la qualité d’impression. Si la plupart des imprimantes d’entrée de gamme travaillent sur l’impression photo en trois couleurs de base (chan, magenta, jaune), un rendu meilleur notamment dans les densités fortes est obtenu par une quatrième « couleur » photo : le noir photo de composition chimique voisine de celle des trois autres couleurs. On a donc des imprimantes à 5 encres : 4 encres photo et une encre noire bureautique pour les textes. À terme, et pour un usage photo normal, correspondant à l’impression annuelle de 500 à 1000 photos 10 x 15 ou 100 à 300 photos A4, les imprimantes haut de gamme se révèlent plus économiques que les imprimantes d’entrée de gamme.

Encres liées

Pour tenir compte de la diversification technique des encres et de leur destination sur telle ou telle famille d’imprimantes, les constructeurs créent plusieurs familles d’encres couleur : à 3, 4, 5 ou 6 encres, voire plus. Comme les encres des imprimantes de haut de gamme coutent moins cher à l’unité que celles d’entrée de gamme, les réservoirs d’imprimantes chères ne sont pas compatibles avec les imprimantes de prix plus bas. Divers procédés rendent l’échange des consommables entre imprimantes de gamme différentes difficile : détrompeur mécanique interdisant l’introduction et de plus en plus des puces électroniques verrouillant l’impression lorsqu’une cartouche étrangère a été détectée.

Prix nationaux

GIF - 130 ko
La gamme d’un constructeur comprend entre 20 et 50 imprimantes jet d’encre, ce n’est pas un hasard et la différence de prix de 40 à 400 € s’explique.

Des études sont faites régulièrement par les constructeurs pour déterminer
les habitudes d’impression pays par pays. Les résultats conduisent les constructeurs à affiner les prix de vente pour conserver des coûts de possession équilibrés tenant compte du prix de vente de l’imprimante et des cartouches, mais aussi de la quantité probable de tirages annuels. Certaines gammes de cartouches destinées à des imprimantes d’entrée de gamme sont même « régionalisées » et une cartouche achetée aux États-Unis ne fonctionnera pas sur une imprimante achetée en France, ceci grâce à des données stockées dans la puce d’identification de la cartouche.

Aberrations du système

Cette adéquation entre prix d’achat et prix des encres, mais aussi certaines réalités de surstockage d’un produit en fin de vie, amènent certains constructeurs à des pratiques surprenantes : on trouve des promotions d’imprimantes dont le prix neuf est proche à quelques euros près de celui du jeu de cartouches de remplacement : l’imprimante est alors pratiquement gratuite. Ceci mène à la constatation que le coût de possession étant la base du calcul financier des constructeurs, il est parfois évident que l’imprimante neuve est vendue à un prix inférieur à son coût de revient.

Entretien et la réparation

Pour la grande majorité des imprimantes du marché, le coût de réparation n’est même pas à intégrer dans le coût de possession puisque toute intervention, hors la période de garantie, sera plus onéreuse que l’achat d’une machine neuve. La part maintenance étant souvent liée au système d’éjection, les constructeurs ayant opté pour le système thermique (Canon, HP, Lexmark…) et utilisant des cartouches d’encre séparées ont depuis longtemps opté pour des buses remplaçables par l’utilisateur : le système d’éjection est alors le plus souvent considéré comme un consommable et sera remplacé par l’utilisateur à ses frais, même en période de garantie puisque la cartouche n’est pas garantie. Mieux opter pour une imprimante un peu plus chère à l’achat et imprimer plus de photos et se faire plaisir sans arrière-pensée.

Prix d’achat et coût de possession


À travers l’exemple de Canon, facilement transposable aux autres constructeurs, voici un tableau de calcul des coûts de possession pour trois imprimantes correspondant à une entrée de gamme de 40 € dotée de 2 cartouches monobloc, une imprimante de milieu-bas de gamme de 100 € avec 5 cartouches séparées et une imprimante photo performante à 150 € utilisant 6 cartouches dont 5 cartouches photo.

Le coût du papier
Le papier photo est un poste important dans le coût final d’une photo. Grammage,
surfaçage, technologie, sont autant de critères qui peuvent faire flamber le prix du tirage.
Avec un coût allant de la feuille ordinaire à quelques centimes d’euro, pour un papier qui
se dit photo, mais dont il ne faudra attendre aucun plaisir, à celui d’un papier digne de
figurer sur le mur d’un musée, beaucoup plus cher. Choisir le bon support et ne pas se perdre en essais est la règle en impression photo.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • La dernière fois que j’ai du acheter une imprimante, je me suis dit : "plus jamais ça". Il faut dire que ma vieille machine buvait littéralement l’encre ! Du coup, je me suis renseignée sur pas mal de site pour savoir quelle imprimante est la plus économe et correspond à ma consommation. J’ai trouvé une canon et une epson, à peu près équivalente niveau prix et a priori qualité. Pour me décider et vraiment faire des économies, j’ai décidé de les comparer sur des sites qui compare le prix de revient par cout à l’impression comme sur le blog http://encre-imprimante.encrexpert.fr/prix-de-revient-imprimante. Ca m’a aidé à choisir. Et pour le moment, je fais des sacrées économies par rapport à ma vieille epson.

  • Si ça, ce n’est pas un commentaire promotionnel pour le site que vous citez, je ne m’y connais pas !
    Faudra revoir votre blabla, mon vieux…

  • Hey Mbala,
    Tout un commentaire par rapport à celui de Grégoire. J’en apprend beaucoup et c’est très intéressant. Bravo et continue à poluer.