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Leica M Monochrom, an II

30/04/2015 | Benjamin Favier

Le procédé n’a rien de nouveau : il y a deux ans, la firme allemande sortait un M identique, doté d’un capteur dénué de matrice de bayer, photographiant uniquement en noir et blanc…

Présentation

Vous connaissez certainement le Leica M Monochrom. Ce boîtier, sorti en mai 2012, reprenait les principaux ingrédients du M9, à une exception près, et non des moindres : son capteur CCD plein format de 18 Mpxl était dénué de matrice de Bayer, produisant des fichiers exclusivement noir et blanc, DNG compris. Rebelote trois ans plus tard avec ce M Monochrom type 246, dérivé en toute logique du M type 240, apparu lors de la Photokina 2012.

La définition passe donc à 24 Mpxl, et il s’agit désormais d’un capteur Cmos, dénué de filtre passe-bas (c’était aussi le cas sur le M9) et donc de matrice de Bayer. La plage de sensibilités s’étend de 320 à 12 500 Iso contre 200-6 400 Iso sur le M type 240 et c’est la seule différence de ce M Monochrom type 246 par rapport au M type 240. À l’instar de ce dernier, il permet notamment de filmer en 1080p (le premier M Monochrom n’avait pas de fonction vidéo), d’utiliser le focus peaking et reprend l’écran LCD de 3 pouces et 920 kpts protégé par un verre Saphir. Les évolutions importantes dont le M type 240 a fait l’objet via la mise à jour de firmware 2.0.1.5 ont bien sûr été prises en compte sur ce nouveau modèle.

Le logiciel Lightroom est toujours fourni, en l’occurrence, la sixième mouture, dévoilée récemment (nous consacrons un hors-série à Lightroom 6 et CC, actuellement en kiosque). Leica annonce que de nouveaux filtres colorés devraient voir le jour au mois d’août.

Le Leica M Monochrom type 246 sera lui commercialisé courant mai, à 7 250 €. Boîtier nu…

- Le site de Leica

Fiche technique

  • Capteur : Cmos 24 Mpxl noir et blanc plein format
  • Visée sur LCD : Oui
  • Stabilisateur : -
  • Protection du boîtier : Oui (poussières et projection d’eau)
  • Wi-Fi : -
  • GPS : opt. (via la poignée multifonction)
  • Format : 3/2
  • Définition photo maxi : 5 952 x 3 976 pixels
  • Définitions vidéo : 1080p (30 im/s, 25 im/s, 24 im/s ; M.Jpeg), 720p, VGA
  • Sensibilités : 320-12 500 Iso
  • Bracketing sensibilité : NC
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Mov
  • Espace de couleurs : sRGB, AdobeRGB
  • Monture : Leica M (codage 6 bits)
  • Coefficient multiplicateur : 1x
  • Mise au point  : télémétrique
  • Modes d’exposition : Manuel, priorité ouverture
  • Mesure de l’exposition : TTL
  • Plage d’exposition : NC
  • Type de mesure : Pondérée centrale en visée optique ; multizone, pondérée centrale ou ponctuelle en LiveView
  • Histogramme : NC
  • Compensation d’exposition : +/- 3 IL par 1/3 IL
  • Bracketing d’exposition : 3 ou 5 im. sur +/- 3 IL
  • Vitesse : 60 s - 1/ 4000 s
  • Vitesse de synchro X : 1/180 s
  • Rafales : 3 im/s
  • Retardateur : 2, 12 s
  • Balance des blancs : Auto, prédéfinie (7), mesurée, manuel (2 000-13 100 K)
  • Bracketing balance  : NC
  • Réglages divers : -
  • Prise flash : Sabot
  • Contrôle du flash : Mesure TTL
  • Flash intégré : -
  • Compensation d’exposition au flash : NC
  • Commentaires sonores : NC
  • Visée : Optique télémétrique avec mesure de base effective de 47,1 mm, grossissement 0,68x ; VF2 électronique 1,44 Mpxl orientable en option
  • Moniteur : LCD 3 pouces/920 kpts
  • Écran LCD de contrôle : -
  • Modes d’affichage : Zoom 10x pour contrôle du point, peaking,
  • Stockage : SD, SDHC, SDXC
  • Interfaces : NC
  • Configurations utilisateurs : 4
  • Touches personnalisables : NC
  • Divers : Peaking de mise au point
  • Télécommande : NC
  • Logiciels : Lightroom
  • Accessoires fournis : Accu et chargeur, sangle
  • Alimentation : Accu Li-Ion 7,4 V, 1 800 mAh
  • Dimensions : 138,6 x 42 x 80 mm
  • Poids : 680 g

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Messages

  • Pas de cuir, pas paillettes, pas de plaqué or, pas de diamant, pas de partenariat avec un mégastar internationale, pas de clinquant... franchement, Leica me déçoit !

  • À moins de 8000€, on a largement de quoi se payer une optique russe prestigieuse : la nouvelle Lomo Minitar LC-A 1 Art, 32mm f/2.8, 349$.
    Mais de nouveaux filtres colorés ?
    Comment, le nouveau capteur CMOS ne rouille plus ? Leica y perd de sa singularité.

  • Ce boîtier intéresserait certains d’entre nous mais son prix est vraiment dissuasif !
    A 4.000 € on commence déjà à tousser sévèrement mais à 8000 € on s’étouffe et mort nous n’avons plus besoin de quoique ce soit...

  • Bonjour,
    A ce jour ce n’est qu’un marqueur social rien de plus !
    Juste pour faire le malin.
    Frime et pipo !!!
    Les canons ,nikons ,fuji, etc sont aussi performant et trois fois moins cher !
    La suprématie de leica est fini .C’etait les meilleurs en 24/36 mais c’était avant a une autre époque
    Je les trouve ringard et dépassé.
    jean louis

  • Quant on achète une Rolex on achète pas une montre ! On achète une Rolex.C’est comme pour Leica on achète pas un appareil photo on achète un Leica.ce n’est pas la même chose.Leica restera Leica.

  • A mon âge, toujours pas de Leica.

    J’ai raté ma vie.

  • Bonjours
    Je souscrit à tout ce qui a été dit plus haut, et si j osais, j en rajouterais une couche sur le règne de la frime, que ce soit avec Leica, ou autre marque, pour beaucoups, le prix du matériel autour du cou vaut marque de reconnaissance sociale, comme une Porsche, Aston-Martin, ou autre chaine hi-fi à 100 000E. Mais pour en revenir à ce Leica, l idée du monochrome est très, très tentante, et si un boitier avec la même caractéristique, et à un prix raisonnable venait sur le marché, je pense qu’il aurait un certain succès, chez moi en premier lieux.

  • "Beaucoup" sans (s) et "lieu" sans (x) ; je sais, c’est à cause de la tablette :)

    Et si Fuji avait la bonne idée de sortir un monochrome... ???

  • Et puis tant d’autres comme bonjoursssssssss
    Mon dieu, Françoisssssssssssss encore quelques efforts pour sauvegarder la langue de Molièreeeeeeeeeeeeeeeee

  • Ce qu’il y a de constant avec les cuistres, Trolls orthographiques et autres Ayaholas autoproclamés de la langue de Molière (qu’il n’ont jamais lu, et dont ils seraient bien en peine de produire la moindre citation), c’est, entre autres,leur totale ignorance du sujet (qu’ils prétendent maitriser), leur constante propension à se vautrer dans leur fiente, et à donner des leçons stupides.
    Ils osent tout, c’est à ça qu’on les reconnait.
    Mon pauv ptit, retourne à l’école, et quand dans dix ou quinze ans, tu auras atteind le niveau CP, essaye de déchiffrer un dictionnaire ou le Bescherelle, tu auras des surprises.
    Bon, maintenant,si tu n’as pas compris, je peux te le faire en anglais , allemand, italien, espagnol, latin et grec ancien (je suis plus léger pour le grec moderne)
    Tu prends ta pelle et ton seau, et tu laisse les grandes personnes

  • Pas besoin de vous exciter françois parce que les commentaires montrent que vous ne maitrisez pas l’orthographe (déjà, lieux s’écrit lieu) mais vous émettez aussi un jugement de valeur en même temps qu’une idée intéressante. Si Leica produit un boitier à 8000 euros, c’est qu’ils sont sûrs de le vendre, le reste, ce n’est pas votre problème. Sinon, il faut tenir le même raisonnement avec le caviar, les Bentley, etc. L’idée de construire un tel boitier chez la,concurrence, on peut en rêver. Rappelons ici simplement que l’usage d’un tel boitier Leica implique l’utilisation de filtres adéquats afin d’obtenir des valeurs de gris décentes. Là est le problème.

  • François, soyez sérieux ; arrêtez de boire et de fumer ;)

  • ...et de conduire vite aussi (en Porsche ou en Aston hein !)

  • Je ne souscris à rien de ce qui a été dit. Non, il n’est pas vrai que les utilisateurs de Leica soient des snobs qui souhaitent se démarquer des autres photographes. Car tout utilisateur de Leica n’a qu’un seul souhait : cacher la marque de son appareil. Si nous achetons du matériel Leica, ce n’est donc pas pour la frime, mais pour la noblesse des matériaux utilisés par la marque (par exemple, l’absence de matière plastique). Cette qualité est intérieure à l’objet, comme souvent chez les Allemands. Elle n’est pas visible par ceux qui ne possèdent pas de Leica. D’où l’incompréhension permanente de ceux qui ne peuvent, ou ne souhaitent, se payer un Leica à l’égard de ceux qui le peuvent et qui le veulent. Je soupçonne d’ailleurs, dans le dénigrement dont ceux-là se rendent coutumiers, une once de jalousie ou d’envie, de nature sociale. Ils ont tort. Ce sont souvent des gens modestes, prêts à consentir d’immenses sacrifices personnels, qui achètent des produits Leica. La recherche de la qualité n’est pas proportionnelle à ses moyens financiers. Elle est bien plutôt fonction directe du degré d’exigence et de la recherche d’une certaine excellence, qui découlent de notre personnalité et de notre éducation. Et, à vrai dire, qui dépense le plus ? Un Leicaïste, doté d’un M et d’un Summilux de 50 mm asphérique (environ 10 000 euros au total) ou un propriétaire de boîtier Canon ou Nikon professionnel (du genre D4S), qui possède 3 ou 4 optiques, dont deux zooms à 2 000 euros pièce ? Mon avis est que la dépense est à peu près équivalente. Mais le résultat est sans équivalent en termes de qualité d’image. C’est du moins ce que ma sensibilité rétinienne me prouve. Évidemment, tout le monde n’est pas capable de voir la différence entre un cliché Leica et un cliché japonais. Il n’y a pas de mystère : la qualité se paie toujours et la qualité Leica (je pense notamment à la qualité des verres utilisés par la firme) est très supérieure à la qualité des objectifs japonais. Exemple : les lentilles du 50/1,4 d’une célèbre marque japonaise, qui coûte environ 350 euros, sont en polycarbonate alors que les lentilles des 50 mm de Leica (qui coûtent entre 1700 et 6500 euros selon les modèles) sont en verres de qualité supérieure. Qui dit verre de qualité supérieure dit verre particulièrement transparent comprenant une grande quantité de silice provenant des sables de la vallée de la Loire ou de celle du Danube, où la firme allemande s’approvisionne, et dont les propriétés physico-chimiques (notamment en termes de transparence) sont supérieures à celles des sables japonais. De même, le télémètre, qui comporte 200 pièces intégralement montées à la main, représente plus de 40 % du coût d’un boîtier Leica. D’où la profusion sur le marché des appareils concurrents (les fameux hybrides) dénués de viseur ou dont le viseur n’est qu’électronique (et non pas optique). Je comprends très bien que l’on ne veuille pas (ou que l’on ne puisse pas) dépenser autant pour son équipement photographique. Mais on a tort de croire que les prix des produits Leica sont excessifs au regard de leur qualité et de leur performance en termes de reproduction.

  • Je souscris à ce qu’a dit Clément : photographe (en autres) en Égypte et au Soudan, j’y ai pratiqué depuis quarante ans la photographie, notamment dans les déserts, à l’aide de Nikon de très divers modèles et de deux Leica M5 (et un M3).

    Les Nikon — y compris les optiques —, bloqués par le sable et la poussière, ont été changés plusieurs fois… mais ni les M5 ni leurs optiques. Lorsque je suis passé au numérique, j’ai dû racheter une gamme d’optiques Nikon.

    J’ai attendu des années que Leica sorte enfin de bons boîtiers numériques (que l’on aurait plaisir à utiliser et qui soient au niveau des M). C’est le cas avec le M240 et le M246 (Monochrom). (Je reconnais que ce n’était pas le cas des modèles précédents.) J’ai réellement « cassé ma tirelire » pour acheter un M240 et, sidéré par les résultats, à l’occasion d’un départ pour plusieurs semaines de mission au Soudan, je viens de commander un Monochrom.

    Deux boîtiers très chers, certes… mais cinq optiques qui ont toutes été achetées entre 1975 et 1980 et que je conserve. Si je compte, les Leica m’ont coûté moins cher que les près de quinze ou vingt Nikon que j’ai usés.

    Tout dépend de l’usage, des conditions de travail, du type de photos.

    Bien cordialement,