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Leica Q : enfin un concurrent du Sony RX1 !

10/06/2015 | Franck Mée

C’est le secret le moins bien gardé de la semaine : Leica présente son premier compact 24x36 mm numérique. Le Q reçoit un capteur de 24 Mpxl et un 28 mm f/1,7, avec une interface proche des Leica classiques, mais quelques touches de modernité.

Présentation

Si, il y a quatre ans, quelqu’un nous avait demandé quelle marque pourrait lancer un compact à capteur 24x36 mm, nous aurions sans doute misé cher sur Leica. Raté, c’est Sony qui a dégainé le RX1 à la Photokina 2012, puis sa déclinaison RX1R l’année suivante.

Depuis, ces appareils se sentaient très seuls sur les étals des marchands. Leurs petits camarades à capteurs plus ordinaires étaient fort nombreux (Fujifilm X100T, Ricoh GR, Nikon A, Leica X et X Vario, voire Canon G1 X Mk II…), mais nul concurrent ne venait troubler la tranquillité des Sony RX1.

Ce temps est enfin terminé. La marque de Wetzlar sort en effet son compact à capteur 24x36 mm, sobrement baptisé Q (ou « type 116 » en interne).

Technique prometteuse

Le capteur, évidemment un Cmos, compte 24 Mpxl. Leica n’a pas précisé son origine, mais la taille des fichiers fournis laisse penser qu’il s’agit du modèle Cmosis du Leica M (les capteurs APS des Leica X et T viennent pour leur part probablement de chez Sony). La comparaison en termes de sensibilité et de dynamique avec les concurrents japonais sera donc intéressante.

Sur le plan optique, c’est un Summilux 28 mm qui officie. Si l’ouverture est identique (f/1,7), Leica élargit donc le champ par rapport aux équivalents 35 mm utilisés sur les X successifs, mais aussi face au 35 mm f/2 des Sony. Autre avantage, plus surprenant : il est stabilisé, une première pour un compact Leica qui ne soit pas basé sur un modèle Panasonic. Notons au passage qu’à l’instar du Ricoh GR, le Leica Q saura recadrer l’image pour proposer aux habitués du 35 mm ou du 50 mm un champ plus conforme à leur pratique. L’objectif des RX1 compte trois bagues : ouverture, mise au point manuelle et sélecteur macro ; la recette est identique chez Leica. À un détail près, élégant et bien vu : ici, la bague de mise au point est mécanique, avec deux échelles de distance et de profondeur de champ, affichées alternativement selon la position de la bague macro.

Tradition respectée

Sur le plan ergonomique, le Q fait dans le classique : outre les bagues de l’objectif, la vitesse est réglée par un barillet dorsal, gradué jusqu’au 1/2 000s – limite de l’obturateur mécanique, bien qu’il soit possible de choisir des vitesses plus rapides jusqu’à 1/16 000s en obturation électronique. Chaque bague (vitesse, ouverture et mise au point) dispose d’une position pour activer le mode automatique : simple et pratique.

Leica n’a pas fait d’effort particulier pour réduire le volume de son nouveau bébé : face aux Sony RX1, dont l’encombrement est particulièrement limité, le Q paraît un peu gros avec 2 cm de plus en largeur, 1,5 cm en hauteur et 2 cm en épaisseur. Il possède cependant un atout : un viseur électronique intégré. Sa définition atteint 1 280x960 pxl, ce qui en fait le plus détaillé du moment (devant les 1 024x768 pxl désormais habituels) ; en revanche, il emploie la technologie LCoS, qui se traduit par un affichage séquentiel des couleurs (donc un effet « arc-en-ciel » lorsque l’œil bouge) et un manque de contraste d’affichage. En outre, ce viseur a également chassé le flash intégré aux X – pour ajouter de la lumière ou déboucher un contre-jour, il faudra connecter un flash externe sur la griffe.

Touches de XXIe siècle

Sous son allure très traditionnelle, le Leica Q propose quelques fonctions modernes : d’abord, l’écran est tactile, ce qui permet de choisir la zone de mise au point plus aisément – petite déception en revanche : le très moderne menu à cases du Leica T n’a pas été repris, le Q reprenant les pages de réglages traditionnelles des autres Leica, sans même une navigation tactile.

Une connexion WiFi est également intégrée, l’application smartphone et tablette permettant le transfert de fichiers, le réglage de l’appareil et le déclenchement à distance. Enfin, comme d’habitude, une licence Adobe Lightroom est fournie.

Lancé à 3 990 €, le Q coûte cher mais son tarif n’est finalement pas délirant – les Sony RX1, qui approchent désormais les trois ans, sont toujours autour de 3 000 €.

- Le site de Leica

Premier avis

Sur le papier, le Leica Q semble un peu encombrant par rapport à la concurrence, mais propose des qualités certaines : ergonomie éprouvée associée à quelques touches de modernité (écran tactile, WiFi), construction flatteuse, viseur très haute définition (bien qu’un modèle Oled eût évidemment été préférable). Il reste quelques points améliorables, comme la sempiternelle absence de molette de sensibilité – toujours réservée au M 60 – et la disparition du flash intégré aux précédents compacts de la marque, mais certains détails sont en revanche appréciables, comme la graduation alternative de la bague de mise au point pour le mode macro.

L’équipement technique est prometteur, aussi bien du côté du capteur (le M propose une qualité d’image plus que correcte) qu’au niveau de l’optique (le 28 mm f/1,7 est encombrant, mais son champ plus large que le concurrent le rend plus polyvalent). Il faudra bien entendu attendre de juger les photos de Q pour émettre un avis définitif, mais sur le papier, Leica pourrait avoir visé juste.

Fiche technique

  • Capteur : Cmos 24x36 mm, 24 Mpxl
  • Définition : [3/2] 5 952 x 3 676 pxl
  • Stabilisateur : Optique
  • Tropicalisation : -
  • GPS : -
  • WiFi : Transfert de fichiers et contrôle à distance, configuration par NFC
  • Vidéo : HD 1080p, 30 ou 60 im/s, son stéréo
  • Optique : 28 mm f/1,7
  • Sensibilité : 100 - 50 000 Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, DNG, MP4
  • Espace de couleurs : sRGB, Adobe RGB
  • Mise au point  : Autofocus par détection de contraste simple ou dynamique, avec reconnaissance des visages et suivi du sujet ; manuelle avec peaking et loupe
  • Mise au point mini : 30 cm (17 cm en mode macro)
  • Modes d’exposition : PASM
  • Mesure de lumière : Multizone, pondérée centrale, ponctuelle
  • Compensation d’exposition : +/- 3 IL par 1/3 IL
  • Bracketing d’exposition : 3 im, +/- 3 IL par 1/3 IL
  • Vitesse : 30 s - 1/2 000s, 1/16 000s en obturation électronique
  • Rafale : 3 à 10 im/s
  • Balance des blancs : Auto, préréglée (5), manuelle (2), K
  • Prise flash : Griffe
  • Flash intégré : -
  • Viseur : LCoS 1 280x960 pxl (correspond à 3,68 Mpt en LCD)
  • Moniteur : LCD 3", 1 040 kpt
  • Stockage : SD-SDXC
  • Interfaces : USB 2, HDMI
  • Logiciels : Adobe Lightroom (téléchargement), Leica App (iOS / Android)
  • Accessoires fournis : Accu et chargeur, bandoulière, câble USB
  • Alimentation : Batterie Li-Ion BP-DC12 (7,2 V, 1 200 mAh))
  • Dimensions : 130 x 80 x 93 mm
  • Poids : 640 g (avec accu)

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  • Pour qui, ce genre d’appareil ?...
    Certes, une très bonne qualité, mais un compact, fut-il en 24*36, à pratiquement 4.000,00€... pour moi, c’est du délire, et certainement un "jouet" de privilégié... ou du snobisme pur et dur...

  • Pour comparer le prix avec celui du Sony, ne pas oublier d’ajouter le prix du viseur à ce dernier ;o)

  • Leica doit se méfier du Petit Poucet Fuji...

  • Recadrage équivalent 35 et 50mm : mmmouais..., non, pas vraiment.

    Le recadrage (du crop, en fait) n’opère que sur les fichiers JPEG, pas sur les RAW.
    Ensuite, les crops 35mm auront environ 15 mégapixels (moyennement exaltant), les crops 50mm n’en auront que 5 (sommes-nous de nouveau au temps de la Digilux 2 ?).

    Pourquoi chaque nouveau modèle Leica donne-t-il l’impression qu’on est en 1997, et que Leica vient de découvrir la photo numérique ?

  • Le crop n’est pas exaltant, mais on peut se demander si Leica ne pourrait pas suivre l’exemple de Fuji avec des compléments optiques se vissant devant l’objectif sans perte de luminosité, disponibles pour les X100...
    Sinon pour le prix, sachant qu’un Summicron 28 f/2 vaut 3620 €, on peut aussi se dire que le boîtier et le viseur sont vendus 370 € ...évidemment, on ne pourra pas détacher le Summilux pour le mettre sur le Monochrom ;o)

  • @1
    Le prix est cohérent. Pour ce prix, on a une optique grand angle performante, lumineuse, stabilisée, dans la norme des prix des optiques leica. Le boîtier est tout aussi performant et fabriqué selon les normes Leica. Si vous ne voulez pas l’acheter, c’est votre droit mais arrêtez de poser des jugements de valeur. Si vous prenez un Sony a7II boîtier nu plus une optique performante, vous arriverez au même prix, et là , c’est drôle, on n’entend plus personne hurler en disant que c’est indécent. Un nikon 810 à 3250 euros, personne ne hurle non plus que c’est indécent. Donc, chaque chose à son prix, selon les besoins et les budgets de chacun. Vous n’avez pas le budget, achetez un Fuji x100 d’occasion. Mais arrêtez de dire qu’un leica à 4000 euros, c’est délirant. C’est juste du leica, c’est tout. Et il y a une chose dont je suis sur : il s’en vendra plus que les Sony RX1 !

  • Le nouveau Sony α7R II, complété par l’époustouflant Zeiss Batis 25mm f/2, va coûter au lancement à peu près autant que ce Leica Q.
    En attendant une mise à jour des RXn, si jamais elle intervient.

    Sony n’étant pas Leica, on peut logiquement attendre une évolution à la baisse du prix du boîtier similaire à ses prédécesseurs.
    Alors, la question se posera : système évolutif compact et léger contre bijou singulier ?
    Pour avoir travaillé depuis 35 ans avec des Leica, je retrouve bien plus l’esprit de ce que fut Leica jadis dans ce que fait Sony actuellement. C’est pourquoi mes optiques de Wetzlar s’adaptent avec de plus en plus de bonheur sur des boîtiers nippons.
    Ce Leica Q, c’eût été un pas dans la bonne direction il y a 2-3 ans. Mais il a, en réalité, plus d’une génération de retard. Leica paie cher le fait de ne pas maîtriser les technologies de ses boîtiers.
    (Sans parler du retard conceptuel accumulé par toute l’industrie de la photo, et qui risque de la mener à un naufrage général.)

  • @7
    Ce n’est pas faux, c’est d’ailleurs le problème numéro un des fabricants : c’est une des raisons pour lesquelles les compacts "bas de gamme" ont disparu. Connectivité, souplesse, ergonomie, prix, tout cela semble manquer chez les fabricants qui nous pondent tous des appareils qui peuvent mais qui auraient tellement mieux pu faire :il manque toujours un élément important : la wifi, le viseur intégré, une poignée de maintien, une protection tout temps, une autonomie suffisante (GROS problème des Sony ), un intervallometre intégré, un accès direct à certaines fonctions, un filtre ND, une optique permettant d’y visser des filtres, etc. Les articles de Thom Hogan sont à ce titre très éclairants. Il est clair qu’aujourd’hui, l’industrie photographique (et nikon en particulier) devra se remettre sérieusement en question....

  • 4000000000 euros !!!!! BEURK.........
    pour 1000 roros tu as le meilleur := FUJI X100 t avec flash !

  • Tiens tiens, l’absence de flash intégré à cet APN fait moins de bruit que pour le Pentax K-3 ... pourtant les "compacts" Leica l’arboraient tous jusqu’ici.

    • Zygo, tu sais qu’avec un peu de bonne foi ton message passerait infiniment mieux ?
      1) J’ai bien mentionné que le viseur avait chassé le flash intégré aux X ;
      2) le concurrent unique a un flash, mais pas de viseur : aucun modèle ne peut prétendre être complet sur ce créneau ;
      3) le Q est un nouvel appareil, avec une intégration différente des X, alors que le K-3 II dérive étroitement du K-3.

      Ce qui est dommage sur le K-3 II, c’est que Ricoh a retiré quelque chose qui était présent sur un boîtier identique, quelque chose que tous les concurrents (et ils sont nombreux) possèdent à l’exception notable du E-M5 II, et que ce dernier compense un peu en livrant le mini-flash externe le mieux fait du marché alors que Ricoh ne fournit rien. C’est d’autant plus malheureux que Pentax a été un pionnier du flash intégré avec contrôle TTL, et également l’un des premiers à permettre de piloter des flashs distants depuis le flash intégré, ce qui explique d’ailleurs pourquoi aucun transmetteur ou flash maître abordable n’existe dans la gamme.
      Et ce qui est franchement agaçant, c’est que l’espace libéré n’a même pas été mis à profit pour ajouter autre chose : par exemple, le vide autour du prisme aurait pu recevoir une paire de micros pour enfin enregistrer un son stéréo, une antenne WiFi, etc.

      Comparer le traitement du Q et du K-3 II sur cette question, c’est juste de la pure mauvaise foi, et on se connaît depuis assez longtemps pour que ça me déçoive de ta part.

  • Il y a la fiche technique mais il y a aussi le plaisir subjectif de l’objet et enfin le résultat : la photo... les photos...

    Chacun l’aimerait adapté à ses préférences (moi aussi... plutôt un 35 ou 40mm) mais tout ceux qui l’ont essayé convergent dans leurs conclusions : la qualité des photos est exceptionnelle !

  • pour qui cet appareil ? pour des photographes de rue attachés à la rapidité, à la discrétion tout en ayant besoin d’une belle qualité d’image... c’est mon cas et je suis déjà l’heureux possesseur de ce bel appareil. N’étant pas bobo cela m’a nécessité un certain sacrifice financier... Mais quand je vois les hurlements quant au prix, je me dis que dans le lot il doit y avoir un certain nombre de personnes qui ont mis allègrement 4000€ de plus dans le luxe de leur voiture...
    Parlons photo : je n’ai pas eu la bonne idée il y a 3 ans d’acheter un D800. Tombé comme un benêt dans la fascination des pixels je me suis retrouvé avec un appareil lourd, voyant, bruyant et peu adapté à la rue car on ne peut pas descendre au dessous du 50e sans flou de bougé. Je ne travaille qu’avec nu 28mm fixe. D’ailleurs une semaine avant l’annonce de la sortie du Q j’ai failli acheter un fuji X 100, très bon appareil que j’ai eu l’occasion d’essayer. Mais le retour au 35mm me contrariait de même que le plus petit capteur, pas pour la taille des tirages mais les flous d’arrière plan.
    Si je vous parlais de ce fameux Q que j’ai essayé de comparer le plus objectivement possible en terme de qualité d’image avec le D800 et le 28mm 1.8 Nikon. Eh bien, il est supérieur en piqué et micro contrastes, plus juste dans la couleur même si ne travaillant qu’en Raw on peut toujours corriger mais ce n’est pas tout à fait pareil...
    Je vais vous parler de la facilité d’utilisation mais là il est inutile de comparer avec le reflex Nikon... j’énumère : silence absolu, aucune vibration et sans même la stabilisation on fait de la photo nette au 1/15 et correcte au 1/8e, grande rapidité et efficacité de l’autofocus même en basse lumière avec le collimateur qu’on peut balader dans 100% du cadre, mise au point manuelle très agréable avec une loupe qui grossit la visée électronique dès qu’on bouge la bague de mise au point et qui revient dès qu’on relâche à la visée normale. l’impression d’être revenu à un appareil basique avec molettes et bagues de réglages sur objectif et boîtier. Ce n’est pas la peine de lire le mode d’emploi de l’appareil ! le tout avec 600g autour du cou.
    des reproches, oui, avec le prix des accessoires mais je m’en passerai... du scotch noir protège ma semelle... il est non tropicalisé et pour moi qui aime les photos sous la pluie la neige et le brouillard il faudra m’adapter... L’écran qui n’est pas en saphir... Et je suis sûr que d’ici un an Leica sortira un nouveau modèle tropicalisé... Ca c’est la loi du commerce qui fait enrager. ..
    Bilan : superlatif pour celui qui aime la photo de rue et de reportage au 28mm... la facilité d’utilisation étant aussi importante que la qualité d’image. Objectivement le fuji X100 est très bon mais il ne faut pas le comparer avec ce Leica Q qui va marquer une étape dans la photo numérique... J’ai eu l’occasion de voir aussi des raw provenant d’un sony alpha7 II monté avec un 24mm Zeiss. Qualité d’image tout aussi superlative au dessus du Nikon D800 de par la finesse des dégradés et transitions mais l’appareil est bien plus encombrant et bruyant... Moins cher que le Q, c’est un choix aussi à retenir... Le principal maintenant c’est l’inspiration et l’intérêt des photos que je vais faire avec... Mais ça c’est un autre problème bien plus sérieux...!

  • Bonjour
    Je possède un Fuji X100s (superbe appareil, je ne fais que de la photo de rue https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/
    J’attend avec impatience la sortie du Fuji XPro2 et voici le Leica Q ! Que faire ? indépendamment du prix, je vais attendre les comparatifs Xpro2 / Leica Q, l’attente est insoutenable.
    Amitiés

  • Ayant utilisé un X100S, je peux vous dire qu’il a deux problèmes : le premier, la faible autonomie de la batterie, résolu en ayant toujours avec soi deux autres ; le deuxième, le grossissement du viseur optique : x0.50 c’est bien pour un 21mm, pas pour un équivalent 35mm qui ouvre à f/2 ! Voir le monde réduit de moitié est rédhibitoire quand on a passé des années avec le viseur x0.85 d’un Leica MP ou le x0.74 d’un Zeiss Ikon, avec lesquels on VOIT ce qu’on photographie dans les moindres détails. Quand à la qualité optique il faut fermer à f/2.8 pour avoir un bon piqué au centre.
    Je trouve donc un Leica Q, malgé l’absence d’un viseur opto-électronique, bien plus désirable. Désolé pour Fujifilm, qui a eu le courage de frayer la route à suivre... Par rapport au Sony RX1R II et son magnifique capteur rétroéclairé, le Leica Q offre au lieu d’un 35mm un 28mm -parfait pour les paysages- et une stabilisation intégrée, bienvenue lorsque la lumière manque.

  • Juste une petite précision... Pour un photographe professionnel, que je suis, l’appareil est un outil... et comme dans tout les métiers on choisi le meilleur outil disponible pour tel ou tel objectif.
    Les Leica répondent à des besoins particuliers et je comprends tout à fait qu’un photographe amateur, aussi doué soit-il n’avance pas 2 salaires pour cet appareil ! Je dirais à tous ceux à ceux qui comparent le Leica Q à un Fuji série X à capteur APS-C, qui a mon avis n’a rien de professionnel, j’ai essayé de travailler avec un X-Pro1 je l’ai revendu dans la semaine, capteur et qualité d’image affreux et agrandissements sérieux au delà du A4 impossible.
    Je dirais à ces personnes que le bon outil est indispensable au bon artisan et que l’on peut toujours bricoler ou bidouiller et perdre un temps fou à améliorer l’image sur Photoshop... ça ne sera jamais du boulot de professionnel.
    Et quand on me dit que le Leica Q ne vaut pas ses 4000€... que vaut alors un iPhone 6 ?