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Leica SL : le concept technique

20/10/2015 | Jean-Marie Sépulchre

Destination baroud ? Construit à partir de blocs d’aluminium fraisés, le SL est assez imposant et très dense en mains avec ses 847 g, grosse batterie comprise. Le S pèse 50 % plus lourd, pour un capteur 50 % plus grand et plus défini. Le M-P quant à lui pèse 150 g de moins, et il est vendu 50 € plus cher ; il bénéficie de la légendaire visée télémétrique, mais nos essais prouvent que son capteur est moins performant en haute sensibilité. Par rapport à lui, le SL gagne à peu près 2 IL si la lumière vient à manquer. Le SL est bardé de joints d’étanchéité pour le protéger contre humidité et poussières, il est équipé d’un obturateur (garanti pour 200 000 déclenchements) qui monte au 1/8000s – contre 1/4000s pour les télémétriques – avec un bruit assez discret lors du déclenchement. Le boîtier peut atteindre 11 images par seconde sur une rafale de 3 secondes (l’autofocus continu par contre semble limité à 7 images par seconde, mais c’est peut-être un problème de firmware provisoire), et sa prise en main est aisée grâce à sa grosse poignée. Cependant, quand il sera équipé des deux zooms de base annoncés (24-90 mm et 90-280 mm) le photographe devra avoir les épaules solides.

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Le Leica SL, tout comme sont zoom de base, sont construits en métal, de l’aluminium fraisé pour le boîtier.
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Boîtier et zoom sont bardés de joint d’étanchéité.

Un peu d’histoire : les Leica reflex

Après une vingtaine d’années de production de Leica télémétriques en monture à vis, Leitz présente en 1954 le Leica M3 à baïonnette et grand viseur télémétrique, qui modernise ce mode de visée et s’impose rapidement sur le marché. Mais on oublie un peu vite, alors que les M ont fêté l’an dernier leur soixantième anniversaire, qu’au cours des sixties le reflex écrase le marché tel un rouleau compresseur. Alors apparaît en 1964 le Leicaflex, puis en 1968 le Leicaflex SL premier reflex Leica à mesure de lumière sélective à travers le miroir. Dans les années ’70 la part du télémétrique diminue, au point qu’il manque de mourir et que seule la filiale canadienne de Leitz parvient à maintenir en vie le M4, alors que les usines europénnes n’assemblent plus que des reflex, dont les R3 développés en commun avec Minolta en 1976, puis le R6 célèbre pour les reportages que Sebastio Salgado effectua notamment durant la guerre du Golfe, enfin les R8 et R9 au tournant du siècle, qui furent les premiers boîtiers Leica accueillant un dos numérique. Ensuite Leica mit fin à la production des reflex 24 × 36 en 2009, au moment où le reflex numérique 30 × 45 S2 était mis en vente. Les reflex 24 × 36 avaient quand même été commercialisés pendant 45 ans, d’où un stock d’objectifs « orphelins » qui se marient moyennement avec l’ergonomie d’un M numérique doté d’un viseur externe de 1,4 Mpoints seulement.

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Comparé aux anciens Leica R8 et Leicaflex…SL (collection de l’auteur), le nouveau SL est d’un volume conséquent.

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