Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Les accessoires

La façon dont l’équipe de HH Hitler à Hollywood a équipé son 5D Mark II est typique d’un tournage de fiction (court ou long-métrage). Tous ces accessoires additionnés constituent un gros budget (à peu près équivalent à celui du boîtier lui-même), mais généralement les cinéastes ne les achètent pas. Ils les louent pour une journée ou plus en fonction de leur besoin. Le budget devient plus raisonnable (il s’agit tout de même d’un film diffusable au cinéma ou à la télévision). Toutefois, il reste naturellement élevé car chaque accessoire se loue entre 20 et 100 € environ la journée. Seule solution : s’associer (de toute façon, le films sont toujours un travail d’équipe). Un gros club photo ou un club audiovisuel peut également envisager ce type de location, de la même façon qu’il peut être amené à louer ou acheter un coûteux matériel de studio.

Dernier conseil : les meilleurs connaisseurs de ce type de matériel sont les loueurs eux-mêmes. Ils distribuent tous des accessoires adaptés aux reflex vidéo car ce type de tournage au reflex est désormais entré dans les mœurs des vidéastes. N’hésitez à aller à la rencontre des loueurs, ils vous donneront plein d’astuces et n’hésiterons pas, le cas échéant, à vous proposer un matériel un peu différent mais plus adapté à votre futur tournage (par exemple, pour tourner les interviews de Frédéric Sojcher et Carlo Varini, nous avons utilisé un micro cravate sans fil plutôt qu’un micro placé au bout d’une perche).


Le système de stabilisation Easy Rig. Photo issue du site du fabricant

Cet espèce de gilet rouge n’est pas un uniforme de garde-côte mais plutôt un harnais couplé à un sac-à-dos. L’objectif est de reporter le poids du boîtier et de ses équipements sur les hanches plutôt que sur le plexus ou sur les lombaires. C’est plus confortable pour le cadreur et l’image qui en résulte est beaucoup plus fluide. Elle donne vraiment l’impression de « voir » à travers la tête d’un des personnages de l’histoire.
Pour ceux qui n’arriveraient pas à trouver ce type de matériel, il existe une alternative : le mini steady cam. Attention, utiliser un accessoire de ce type demande de l’entraînement. C’est à la fois délicat à régler et à manier. Pour les reflex numériques, plusieurs modèles sont particulièrement adaptés, dont le Blackbird, le Merlin et le Titan de chez Aigle. Attention, on ne peut mettre que des optiques assez légères (pas de gros téléobjectif) sous peine de déséquilibrer l’ensemble boîter + objectif qui se mettraient à piquer du nez… de toute façon, le ministeadycam est davantage adapté aux focales larges.
Astuce pour la mise au point : se mettre sur l’hyperfocale et ne plus en bouger….


Ce Follow Focus commandé à distance Jag 35 doit sortir au mois de juin.

Le Follow Focus est une sorte de petit engrenage qu’on fixe à la bague de mise au point de l’objectif pour avoir un contrôle plus précis de la mise-au-point. On vérifie l’effet sur un écran externe, c’est le travail de l’assistant caméra (également souvent appelé « pointeur »).
Quant Carlo Varini parle de « système de traction et poulies », il fait allusion au Follow Focus. Le Follow Focus peut-être automatisé (petit moteur) et même commandé à distance. Le plus simple est de le louer (environ 50 à 100 €/jour), même s’il existe également des systèmes qui se veulent « low cost » comme ceux de Jag 35 (attention, prévoir un budget d’au moins 400 € quand même pour le Follow Focus motorisé, plus un budget pour la télécommande…).


Un écran externe Marshall.

Si ces petits moniteurs sont courants en vidéo, la marque américaine Marshall est l’une des seules à proposer des modèles aussi compacts et légers (à partir de 7 pouces) dotés d’une fonction essentielle : le « peaking ». Il surligne en couleur à l’écran la zone nette dans l’image. On dirait un trait de feutre… C’est une aide à la mise-au point très précieuse. Les écrans Marshall sont très répandus chez les loueurs.
L’Alternative low cost : un Monitor X. Pour ceux qui n’auraient pas les moyens, il existe aussi une grosse loupe carrée, le Monitor X, qui se fixe sur l’écran arrière et le transforme en mini moniteur (de chez Jag35, encore une fois. Se loue environ 20 € quand on en trouve, environ 130 $ à l’achat). Mais là, hélas, pas de fonction peaking....



Une mattebox et des filtres.

La « mattebox » (également souvent appelée « compendium » en Français) sert à la fois de pare-soleil à volets antiflare et de porte filtre. On y installe des filtres de grand format adaptés aux capteurs 35 mm (si vous prenez des filtres trop petits, vous aurez trop de vignetage). Toutes les marques de cinéma qui font des accessoires pour réflex numériques proposent des « mattebox » (Zacuto, Lee, Arri…). Parmi les marques de filtres, les cinéastes ont une tendresse pour Lee et Tiffen. Ils utilisent en particulier des filtres de densité neutre (ND) pour réaliser des tournages en plein soleil sans avoir à trop monter en vitesse d’obturation ou pour ouvrir davantage le diaphragme en plein soleil.
Si la matte box ne rentre pas dans le budget, regardez du côté des porte- filtres pour la photo (compatibles avec les filtres Lee et Tiffen et également avec des marques plus abordables de type Hitech de Formatt ou Cokin).


Un Nagra ou une mini console de mixage et un micro avec une perche.

Parfait pour enregistrer le son d’un ou plusieurs micros disposés ailleurs que sur l’appareil photo. C’est évidemment la meilleure solution pour avoir un bon son.
Mais si vous ne trouvez pas ce type d’accessoires à louer près de chez vous, et surtout, si vous n’avez pas les compétences d’un ingénieur du son, intéressez-vous aux enregistreurs numériques dont les prix ont beaucoup baissé à l’achat comme en location. Le son ne sera évidemment pas aussi bon qu’avec un Nagra, mais on peut obtenir des choses correctes. Ces enregistreurs numériques (Edirol, Tascam, Sony, Olympus, Zoom…) ressemblent un peu à un dictaphone et sont plus ou moins volumineux selon les modèles. Sur le Zoom H4n, depuis la mise-à-jour du firmware, on peut enregistrer quatre sources différentes (le Zoom H4 dispose déjà de deux micros corrects, et il comporte deux entrées supplémentaires). On peut brancher dessus toutes sortes de micros.


Le support tige Redrock Micro pour reflex numérique.

Ces tiges servent à installer et porter les accessoires sans que leur poids n’abîme le reflex et son objectif (les mattebox sont souvent assez lourdes). Toutes les marques qui proposent des accessoires pour reflex video ont leur version. Ces tiges peuvent généralement recevoir des accessoires comme des attaches rapides pour trépied ou des poignées pour les transformer en crosse d’épaule.

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