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Les hautes sensibilités

03/04/2008 | Jean-Marie Sépulchre

- Hautes sensibilités :

Le sujet est tellement sensible dans les forums qu’il m’est devenu impossible de tester un couple boîtier-optiques sans examiner son rendement en hautes sensibilités ! Certes, il existe des autres solutions, notamment avec l’Olympus E3 dont la stabilisation interne est efficace pour s’attacher à des sujets statiques sans trop monter dans les ISO…cet aspect avait déjà été présenté dans Le monde de la photo, j’ai vérifié de mon côté que j’arrivais à avoir des vues très nettes au 1/4sec à 60 mm…la vitesse de sécurité étant 1/125 (inverse de la focale équivalent 24 × 36) on gagne bien 5 vitesses d’obturation par rapport à la norme ! Evidemment, il faudra mettre toutes les chances de son côté en bloquant sa respiration et si possible s’appuyer sur un support stable, mais la performance est de haut niveau.


Ci-dessus : Exemple de prise de vue stabilisation activée à 60 mm et 1/4 sec, extrait 100% au centre de l’image.

Cependant il sera fréquent en cas de faible lumière de devoir « monter dans les ISO » si le sujet est susceptible de bouger. L’Olympus E3 comporte trois réglages de réduction du bruit (faible, standard et élevé) et le réglage standard me semble convenir à la majorité des cas pour 800 et 1 600 ISO, l’image étant quand même très granuleuse à 3 200 ISO, sensibilité à ne choisir qu’en dernier recours ! Néanmoins, la faible taille du capteur implique un traitement plus difficile qu’avec certains modèles concurrents, d’autant que l’appareil a tendance à sous-exposer un peu en ambiance incandescente faible lumière pour protéger les blancs, ce qui conduit en contrepartie à un peu trop boucher les ombres qui risqueront d’être bruitées.

C’est dans ces circonstances que l’offre Olympus de zooms pros ouverts à f/2 prend tout son sens…et permettra de se limiter à 1 600 ISO quand les modèles concurrents équipés de zooms f/2.8 seront contraints de choisir 3 200 ISO ; dans une gamme moins onéreuse, il est évident qu’un zoom 50-200 f/2.8-3.5 sera un gros avantage par rapport à un 100-400 f/4-f5.6. Et le zoom 12-60 qui gagne en focale moyenne une ouverture de diaphragme par rapport au zoom d’entrée de gamme 14-42 prend aussi tout son sens en sensibilité élevée.

A 800 ISO, l’Olympus E3 donne de très bons résultats si on s’applique à exposer juste à la limite de surexposition des hautes lumières, et de bons résultats dans les mêmes conditions à 1 600 ISO ; il est néanmoins moins bon dans ces valeurs que les modèles expert-pro léger plus récents comme le Nikon D300, Sony Alpha 700 et Pentax K20D. A 3 200 ISO, même en RAW il ne faut franchement pas attendre de miracles, et l’E3 ne s’en sortira pas avec les honneurs, même en réduction du bruit réglée sur le niveau le plus élevé. De surcroît, le logiciel de traitement des RAW n’offre pas de réglages fins de réduction de bruit de chrominance et de luminance, et il sera préférable de faire appel aux services des logiciels dédiés à la réduction du bruit.

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