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Lytro affine la gestion de la profondeur de champ

12/12/2014 | Franck Mée

Dans la dernière version de son logiciel de développement, Lytro a ajouté une nouvelle fonction : l’extension de la zone de mise au point. En schématisant, il s’agit d’obtenir l’effet d’un diaphragme fermé sur les sujets, tout en conservant l’arrière-plan d’une pleine ouverture.

Lytro continue à explorer les possibilités de la photographie plénoptique. À l’origine, la marque proposait essentiellement de modifier la mise au point et la profondeur de champ après la prise de vue ; puis, elle a utilisé son système pour permettre un déplacement de quelques centimètres dans l’image capturée, et pour simuler des effets de bascule et décentrement.

Aujourd’hui, c’est un contrôle beaucoup plus fin de la profondeur de champ que Lytro propose, avec la version 4.1 de son logiciel de développement (pour Windows ou OS X).

Traditionnellement, la profondeur de champ est gérée de manière simple : il y a un plan de mise au point, et une zone en avant et en arrière de celui-ci où la netteté reste bonne. Puis, plus on s’éloigne de ce plan, plus l’image est floue. L’ouverture du diaphragme permet de moduler la profondeur de champ : plus il est fermé (f/16, à gauche), plus la zone nette est étendue et moins le fond est flou ; plus il est ouvert (f/1, à droite), moins elle est généreuse et plus le flou est marqué.

Avec la nouvelle version de Lytro Desktop, il est possible de séparer étendue de la zone de netteté et apparition du flou d’arrière-plan. Autrement dit : sélectionner le premier et le dernier plan nets, sans que cela modifie le « bokeh », l’apparence cotonneuse du fond de l’image ou d’un objet du premier plan.

Les domaines où cette nouveauté est la plus intéressante sont ceux où l’on souhaite à la fois étendre la profondeur de champ et garder un arrière-plan flou, comme les portraits de groupe ou la macro. Prenons l’exemple ci-dessus : on peut choisir un plan (la pile de pancakes ou le verre, par exemple) et renoncer aux autres, ou fermer le diaphragme et voir resurgir l’arrière-plan.

La solution classique est d’utiliser le « focus stacking », c’est-à-dire d’empiler plusieurs images à grande ouverture avec des mises au point différentes, puis de les assembler dans un logiciel de traitement d’image – les pancakes de la première photo, le verre de la deuxième, l’arrière-plan de la troisième… C’est fastidieux pour des natures mortes et quasiment impossible avec des sujets mobiles.

Avec le Lytro, il devient donc possible de réaliser à volonté une image où plusieurs plans sont nets, détachés sur un fond agréablement flou, en un seul déclenchement et en déplaçant simplement deux curseurs dans un logiciel – avec bien entendu un aperçu des limites de chaque zone.

Reste évidemment à s’offrir un appareil – le Lytro Illum, s’il est encore relativement abordable, n’est pas très répandu sur le marché et assez difficile à se procurer en France.

- Le site de Lytro

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