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Meet My Spots : la photographie touristique repensée

13/06/2018 | MARC MITRANI

En mettant en relation des visiteurs avec des photographes professionnels, Meet My Spots propose aux photographes amateurs d’obtenir des images originales.

Trouver les points de vue photographiques intéressants dans une ville inconnue n’est pas toujours le plus simple : c’est la conclusion à laquelle est arrivée Adrien Orville en préparant ses vacances. Comment trouver le bon spot, la bonne heure et surtout éviter la foule dans des lieux touristiques ? En faisant appel aux photographes locaux, pardi ! A partir de cette idée simplissime, Adrien a créé la start-up Meet My Spots afin de mettre en relation des photographes amateurs avec des pros connaissant parfaitement leur ville de résidence.

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Huit participants au maximum sont acceptés pour chaque session.
Crédit photo : Julien Fromentin

Le principe de fonctionnement de Meet My Spots est simple : sélectionnez l’une des expériences thématiques dans la ville que vous souhaitez visiter et réservez une date. Vous y retrouverez le photographe local qui vous guidera et vous conseillera pendant une promenade de trois à quatre heures. Il faudra emmener son propre équipement ou éventuellement le louer auprès du photographe. Chaque sortie, regroupant au maximum huit participants, est proposée à partir de 89 € par personne.

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La photographie infrarouge fait l’objet d’une expérience centrée sur la Tour Eiffel.
Crédit photo : Pierre-Louis Ferrer

Meet My Spots offre pour l’instant ses services à Paris, ville la plus photographiée en Europe, et depuis peu à Nice. On pourra par exemple photographier les ponts de Paris, les passages et chemins de traverse de la ville, le graphisme urbain de la Défense ou encore s’initier à la photographie panoramique ainsi qu’à la pose longue à Nice. Les style plus rares, comme la photographie infrarouge, ont aussi leur place dans une expérience autour de la Tour Eiffel. Si tout cela devrait ravir les touristes, les photographes amateurs locaux devraient aussi y trouver un intérêt.

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L’expérience centrée sur les ponts de Paris s’effectue en partie lors du coucher du soleil.
Crédit photo : Julien Fromentin

Le catalogue de Meet my Spots est encore peu épais, la start-up étant en phase de recrutement de photographes. Ceux-là doivent répondre à des critères stricts comme une connaissance de la ville, une solide expérience photographique et de bonnes capacités pédagogiques. La maitrise de l’anglais ou d’une autre langue étrangère est indispensable. Enfin, de nouvelles villes touristiques devraient rejoindre Paris et Nice à moyen terme.
Le catalogue des expériences proposées est par ici.

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  • >>> une promenade de trois à quatre heures est proposée à partir de 89 € par personne

    3 à 4h à partir de 89€, ca peut être plus...!!!

  • Une nouvelle association vient d’être créée : push the button, Elle explique aux touristes quand il faut appuyer sur le bouton.
    Martin Parr doit être mort de rire devant cet assistanat de copieurs de cartes postales.... on peut trouver l’nitiztive sympa mais aussî s’interroger sur le bon sens d’une telle demarche qui rappelle les panneaux indiquant à quel endroit précis, au milli poil près, les touristes devaient faire la plus « belle » photo.

  • Je n’osai pas intervenir me disant qu’on me trouverait je ne sais quoi... de détestable assurément !
    La rédac, pitié, ne succomber au mercantilisme de la photographie...
    Comme je vois que tout se passe au bord de la seine, fournissez-vous des cannes à pêche ?
    Le 21 ème sicècle devient vraiment ridicule surtout avec ceux qui pensent qu’on met trop de pognon - :)

  • Jamais vu une proposition aussi débile. Autant acheter directement des cartes postales...
    Et puis vouloir faire croire qu’il n’y aurait que des pros qui savent faire des belles photos, mdr....

  • Ahhh les apôtres de la bien-pensance qui a la moindre initiative sortent du guet !
    @3 il est vrai que la photographie se doit d’être désintéressée...le photographe professionnel ne vit que de photo, d’amour et d’eau fraiche (avec un peu de pain sec pour agrémenter le tout). Monsieur Mercantilisme... vade retro satanas... photographes professionnels... vous gagnez trop d’argent !!
    Ahhh les reacs me font bien rire...
    @4 ahhh le Gyloup et son grand savoir... réfléchissez un peu si c’est possible (j’en doute)....l’article ne veut pas faire croire que seuls les pros savent faire de belles photos mais ce sont les seuls qui peuvent facturer légalement un client !

  • Pour Esteban :Je ne sais pas lequel de nous deux peux réfléchir...Mais autant d’agressivité alors que l’on ne se connait pas, voilà qui montre bien à qui l’on a affaire.
    En fait, j’étais photographe pro, maintenant à la retraite, je connais un peu le milieu, pas toujours au top de la qualité qu’on serait en droit d’en attendre. Et pour une raison bien simple : n’importe qui peut se déclarer photographe pro, contrairement à d’autres pays (l’Allemagne par exemple, où j’ai travaillé 2 ans dans un labo : si t’as pas le diplôme, tu ne peux ouvrir ton petit commerce, ce qui peut être une garantie minimum de qualité)
    Mais mon propos était surtout de réagir à cette forme d’assistanat (valable dans de plus en plus de domaine par ailleurs) qui voudrait à la fois faire croire qu’il faut toujours avoir un recours à un "spécialiste" pour réussir quelque chose. Et particulièrement en photo, où le regard perso, la découverte, l’émerveillement pourquoi pas, sont (pour moi) primordiaux. Donc pas besoin de quelqu’un qui me tienne la main, je peux faire tout seul.

  • @5
    Mr Esteban, je rejoins la réponse d’ @6 (Gyloup) d’autant plus que je suis également un photographe qui vit encore de cette passion, certes très modestement mais bien avec passion ; c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle les éditeurs profitent un peu trop de nous... Par contre, je ne serai jamais à la retraite tant que l’arthrose ou autre chose ne me cloueront pas dans un fauteuil...
    Nous n’avons donc rien contre les professionnels mais il faut bien reconnaitre que très souvent certains photographes qui revendiquent ce statut, n’en n’ont que le titre qu’il s’arroge sans en posséder les compétences, les qualités ou tout simplement le talent...
    Ce genre d’offres de services comme celles pour apprendre à faire des portraits, de la macro ou pour "mater le cul d’une blonde" est souvent leur béquille... Bien souvent ils font des images grâce au numérique sans maîtriser les bases élémentaires de la photographie et prétendent pouvoir distiller leur maigre savoir à certains crédules moyennnant finances puisque depuis cette nouvelle ère les opportunistes peuvent profiter de tout et de tous.
    Si vous voulez, je peux vous apprendre à faire les crêpes ; je propose des forfaits très abordables mais je ne fourni ni la farine ni les oeufs - :)

  • @7 : Ah non, les crêpes c’est moi ! Non seulement je passe toutes mes vacances en Bretagne, mais avant de devenir photographe, j’ai vendu des crêpes (mais pas très longtemps..) :)

  • Il faudra bien un jour comprendre qu’un photographe "professionnel" aujourd’hui, c’est l’analogue d’un écrivain "professionnel" : tout le monde sait écrire et faire une photo.
    Et en tirer les conséquences.

  • @9 : Pas du tout. Photographe est un vrai métier et si tout le monde peut faire des photos (et tant mieux), tout le monde ne sait pas faire ou ne pourra jamais faire une "bonne" photo, et c’est ainsi pour tous les arts. On peut tous apprendre à jouer du piano, mais après, le talent, c’est autre chose.
    L’appareil ne fait pas le photographe, c’est là la confusion.
    Combien de mariages photographiés par le "tonton photographe" sont archi nuls, (au désespoir des mariés : et pourtant il fait des belles photos mon tonton) ?
    Il y en a.....

  • Et 89 balles pour une heure avec Sebastião Salgado ?
    Moi, je prends. Mais pas faire de la photo. Simplement pour l’écouter.

  • @11 : Je préférerai pour ce prix-là acheter un de ses livres. Quant à l’écouter, voir You tube, il y a des dizaines de vidéos, certaines bien faites, et c’est gratuit. Mais je ne dis pas que cela pourrait remplacer une vraie rencontre.

  • Pour savoir si un photographe est ou non professionnel, la seule solution est de s’adresser aux services fiscaux.
    Il y a quelques "talents" parmi les pros, et (proportionnellement peut-être un peu moins) parmi les non-pros.
    La maîtrise du processus et du matériel argentiques justifiait le "pro" ; ceci a disparu avec le numérique.
    Les "pros" cherchent donc les revenus par tous les moyens, y compris débiles comme ici.

  • @Gyloup Je préfère manger des crêpes que d’aller sur Youtube.

  • Certaines études ont montré que de plus en plus de touristes choisissent leurs vacances en fonction des photos qu’ils ont vu sur instagram. Maintenant, tous les spots ne sont pas des lieux touristiques et le vacancier passera peut être à coté de ces destinations. Je pense que c’est une proposition dans l’ère du temps.
    Puis c’est aussi une rencontre avec un photographe de la région, c’est toujours enrichissant. Et si il fait bien son travail, tu arriveras aux bonnes heures pour faire les photos, il te prodiguera peut être quelques conseilles que tu pourras appliquer lors de ton prochain voyage.
    Et au final, ca fait arrondir les fins de mois pour un photographe qui en a peut être besoin.

  • @13 : Le numérique n’a rien supprimé d’essentiel : cadrage, composition, qualité de la lumière et déclenchement au bon moment. Ce sont dans ces paramètres qui existaient déjà au temps de l’argentique que le pro fera principalement la différence.

  • @14 : Moi aussi si les crêpes sont bonnes..Mais l’un n’empêche pas l’autre :)

  • @Gyloup Il n’y a aucune agressivité dans mes propos juste une certaine irritation à lire les mèmes rengaines...toujours voir le verre à moitié vide et mettre tout le monde dans le même sac. Le meilleur exemple est le diplôme...
    "si t’as pas le diplôme, tu ne peux ouvrir ton petit commerce, ce qui peut être une garantie minimum de qualité" si je comprends bien sans diplôme on a peu de chance de faire des photos de qualités ? Tous les photographes autodidactes dont je fait partie apprécierons... Ahh oui je fais de la photo depuis plus de 35 ans avec passion et j’en fais une activité pro depuis un certain temps et je ne sors pas d’une école... j’ai un peu bourlingué et jamais je n’ai porté de jugement sur un photographe parce qu’il n’appartient pas à un groupe ou à une "caste"...si chers aux français.
    "Donc pas besoin de quelqu’un qui me tienne la main, je peux faire tout seul"...tant mieux pour vous mais ce n’est peut être pas le cas de tout le monde. Donc s’il y a un besoin cette plateforme aura du succès...sinon elle fermera comme tant d’autres...c’est la loi de l’offre et de la demande.

    "Nous n’avons donc rien contre les professionnels mais il faut bien reconnaitre que très souvent certains photographes qui revendiquent ce statut, n’en n’ont que le titre qu’il s’arroge sans en posséder les compétences, les qualités ou tout simplement le talent..." J’ai quelques amis photographes amateurs et pros qui ont un grand talent et qui sont très très bons pédagogues...ils maîtrisent parfaitement les bases de la photographie et ils n’ont pourtant aucun diplôme en photographie.
    On ne dévient pas pro parce qu’on a les compétences pour... mais comme je l’ai déjà écrit cela permet de facturer un client. Le talent n’a rien à voir... si on devait se référer à la notion de talent qui est tant subjective...il y aurait quasiment aucun professionnel cqfd.
    "Bien souvent ils font des images grâce au numérique sans maîtriser les bases élémentaires de la photographie"...quand vous regardez une photo vous regardez le pédigrée de celui qui l’a prise avant de dire "Wahouuu c’est beau ou je n’aime pas du tout " ?
    Concernant le cours pour apprendre à faire les crêpes... pourquoi pas si c’est pour partager un bon moment. A la la "PARTAGER"... terme inconnu pour beaucoup de photographes...

  • Pour Esteban : Je vous rejoins tout à fait sur ce point : le diplôme ne signifie pas toujours la compétence et la qualité. Mais j’ai vu par 2 fois : 1) Des vendeurs (en famille) d’horloges ouvrir un labo (du temps de l’argentique) et créer un tort considérable au marché photo de la région avec des résultats pitoyables. 2) Un vendeur en immobilier ouvrir son magasin photo, faire des reportages, mariages, etc..franchement nuls. Très mauvais pour l’image de marque des vrais photographes (pros ou talentueux). Et les éventuels clients se disent avec raison se dire qu’ils peuvent en faire autant, sinon mieux.Les diplôme pourraient en partie au moins éviter cela.
    J’ai de mon coté pratiqué la photo depuis 50 ans, (j’ai commencé comme apprenti)et je continue pour mon plaisir qui reste intact. Comme vous, je n’ai aucun diplôme, donc voilà, on se rejoint sur ce point-là....
    Et je peux rajouter que j’ai aussi travaillé pendant près de 20 ans dans un labo ayant une clientèle exclusivement "pros" (magasins ou studio) : pas bcp de bons, et je ne parle pas des rattrapages d’erreurs de PV faites à l’époque par le labo : expo, cadrage, etc...
    Je reste quand même quelque peu persuadé qu’il faudrait justifier d’un minimum de connaissance avant de vendre son travail.

  • Aucun diplôme n’est exigé pour devenir photographe professionnel.
    Et oui, un plombier peut très bien devenir photographe professionnel... ou même sexologue (aucun diplôme n’est également exigé pour cette dernière spécialité sur la tuyauterie).
    Il me semble que la quantité de photographies disponible est telle (pinterest, instagram, Flicker...) que cela doit se ressentir sur le chiffre d’affaire des pros. Aussi ce genre d’activité est compréhensible. Il faut bien vivre...

  • Ah oui comme Eric Bouvet qui vendait des Fuji X pour arrondir ses fins de mois :)

  • @20
    en Belgique si.
    on ne peut être photographe professionnel sans diplôme.
    Sauf après expérience professionnelle avérée et avis positif de l’association des photographes professionnels.
    ceci dit, professionnel, veut juste dire qu’on gagne sa vie avec ça, que c’est un métier. Ce n’est pas toujours un gage de qualité .

  • @22 : je n’ai pas connaissance que le titre de photographe soit un titre protégé en Belgique.

    Je découvre même un texte de l’association Smart (texte datant de 2014, il est vrai) indiquant :
    "Photographe autodidacte ou diplômé : 22% des photographes francophones et 20% des néerlandophones déclarent n’avoir suivi aucune formation, autrement dit cela traduit le fait qu’un diplôme n’est pas nécessaire pour avoir accès à a la profession de photographe."

    Avez vous une source légale ou règlementaire à nous soumettre ?

  • Faudra quand même qu’un jour quelqu’un, un penseur français, un législateur belge, un humoriste suisse, un suicidaire sénégalais, un forcené bruxellois, ou autre, songe à expliquer aux bons peuples ce qu’est un photographe professionnel, sa vie, son oeuvre, son arrière-boutique, ses arrière-pensées, etc...

  • Bientôt les photographes n’exiteront plus puisque qu’années après années ont cherche à faire disparaitre le droit d’auteur

  • @24 : C’est comme un mécanicien auto : c’est celui qui a appris (autodidacte ou par des cours/apprentissage) comment réparer ta voiture et qui est capable de détecter rapidement d’où vient la panne, faire correctement la réparation avec un juste prix. Pas toujours facile à trouver.
    Un photographe pro devrait être un bon photographe, qui a appris, et qui vend ses photos. Mais un bon ou très bon photographe n’est pas obligatoirement un pro. De même un pro n’est pas toujours un bon photographe, loin de là.
    Mais on peut bien sur avoir un avis différent.

  • Un bon photographe c’est comme un bon chasseur, demandez aux inconnus... MDR