Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Nikkor AF-S 24-70 mm f/2,8 E ED VR, Prise en main

19/02/2016 | Jean-Marie Sépulchre

2 499 € -Dès sa sortie en 2007, le 24-70 mm f/2,8 était jugé un peu en retrait des autres zooms pro 14-24 et 70-200 mm. Après 8 ans de bons et loyaux services, le nouveau modèle stabilisé est annoncé comme beaucoup plus performant par son constructeur.

Deux centimètres plus long et 20 % plus lourd, le nouveau transstandard pro Nikon est aussi très nettement plus cher puisque l’ancien modèle était proposé à 1 849 €… avant de faire l’objet de récentes promotions de fin de série. La version précédente avait connu quelques ennuis de jeunesse avec un peu de dispersion dans la construction, mais on ne pouvait guère lui reprocher qu’un manque d’homogénéité certain aux plus courtes focales sur capteur haute définition, le rendant plus apte au reportage qu’au paysage à 24 mm et 35 mm, sauf à pas mal fermer le diaphragme. De ce point de vue, nous avions noté le 24-120 mm f/4 VR plus convaincant, certes moins lumineux, mais stabilisé. Le nouveau 24-70 mm f/2,8 intègre désormais le stabilisateur qui était de mise sur la série « pro léger » f/4 tout en inaugurant une nouvelle formule optique très sophistiquée destinée à offrir un haut niveau de piqué.

Prise en main et formule optique

L’objectif fait l’objet d’une finition haut de gamme et d’une construction robuste sur fût en métal avec une protection contre les intempéries. La bague de zooming est très large, celle de retouche du point un peu moins, mais d’un maniement agréable. Des commutateurs latéraux permettent de régler l’autofocus et le stabilisateur, Ce dernier dispose d’une position normale et d’une position active (par exemple depuis un véhicule en mouvement), mais ne dispose pas de la nouvelle fonction sport implantée dans le 200-500 mm. Nikon annonce quatre crans gagnés selon la norme CIPA, selon nos essais gagner le quatrième cran n’est pas toujours garanti, mais en choisissant 1/8s à 70 mm nous avons obtenu tous les clichés nets. La formule optique comporte 20 lentilles en 16 groupes, dont 3 asphériques, 2 verres ED, et grandes premières de la marque 1 asphérique supplémentaire en verre ED et un élément optique HRI (high refractive index) destiné à limiter les aberrations sphériques. L’objectif est traité nano-crystal pour éviter les réflexions parasites et la lentille frontale reçoit une couche de fluorine qui empêche les gouttes d’eau de s’y maintenir. Le diaphragme à commande électrique compte 9 lames arrondies pour des flous arrières plus réguliers et un grand pare-soleil est fourni, très efficace, car fixé au fût de l’objectif : le groupe optique avance à 24 mm et recule en longue focale, bénéficiant alors d’une protection très longue.

JPEG - 82.7 ko
Ci-dessus :le schéma de la formule optique du Nikkor AF-S 24-70 mm f/2,8 E ED VR

Caractéristiques & formule optique :

- formule optique : 20 lentilles en 16 groupes
- distance minimale de mise au point : 41 cm
- filtre : 82 mm
- motorisation : oui
- stabilisateur : oui
- joints d’étanchéité : oui
- dimensions : 88 x 154,5 mm
- poids : 1 070 g
- accessoires : bouchons, pare-soleil, sac
- fabriqué au Japon
- monture : Nikon
- Prix Public Conseillé : 2 499 €

- Site officiel du fabricant : http://www.nikon.fr

- La fiche technique sur le site officiel du fabricant

MDLP N°83, Mars 2016
- Retrouvez l’intégralité du test du zoom Nikkor AF-S 24-70 mm f/2,8 E ED VR dans notre numéro quatre-vingt trois du MondedelaPHOTO.com, actuellement en kiosque, et en vente sur le site (paiement par CB 100% sécurisé) :
- Lire le sommaire du N° 83 de MDLP
- Commander le N°83 de MDLP
ABONNEMENT : OFFRE EXCEPTIONNELLE
- Réalisez 35% d’économie - MDLP vous propose une offre d’abonnement exceptionnelle : Payez 56 € et recevez pendant 1 an les magazines LemondedelaPHOTO.com (10 Numéros) et Workflow (4 Numéros), soit 14 magazines : Maîtrisez la prise de vue et la post-production au travers de nos deux publications complémentaires.
Voir les modalités de l’offre ICI

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Le tarif officiel de l’ancienne version était sans doute sous évalué de manière à séduire la clientèle pro partie chez canon
    avant la sortie du D3.
    Le tarif officiel pour un transtandard f/2.8 d’une grande marque tourne autour de 2000 €.
    Je rappelle que le 28-70/2.8 AFS a été commercialisé officiellement fin 1998 pour 1980 € (source CI)
    Compte tenu de l’inflation ( 1% par an au Japon), celà nous donnerait aujourd’hui un 28-70/2.8 AFS à 2370 €.

    Le tarif officiel du 24-70/2.8 AFS a été réévalué à sa juste valeur par Nikon (voir le site Nikon Jp) à 260.000 JPY HT
    Le tarif officiel du 24-70/2.8 AFS VR est fixé par Nikon jp à 287500 JPY HT.

    À titre indicatif, le tarif du 24-70/2.8 L 1 était de 220.000 JPY HT fin 2002 (2200 € en France),
    et le récent Sony 24-70/2.8 GM a vu son tarif fixé à 2400 € ;

    le tarif du 24-70/2.8 AFS VR est donc "normal" et , comme d’habitude, Nikon réévaluera ses tarifs en fonction des SP.

  • Le tarif aurait été normal s’il était au moins meilleur que celui qu’il remplace et excellent sur un capteur 36Mpx sachant que s’il reste 7 ans au catalogue il servira sur des capteurs avec plus de Mpx.

    D’ailleurs, à la lecture des tests de JMS des 24-70 2,8 Nikkor, le meilleur choix pour ce qui est du piqué reste finalement l’ancien. Sauf erreur de ma part, et si JMS a la possibilité de confirmer

  • Vous avez déjà vu Nikon brader ses objectifs sous prétexte d’un mauvais acceuil de la part des médias ?
    (Au niveau des SP, il a toutefois perdu 200 $ mais je ne suis pas sûr que celà soit suffisant pour réconciliere la clientèle
    habituelle avec ce type de produit...)
    Cet objectif connaît effectivement des "problèmes de jeunesse" que Nikon finira bien par résoudre un jour ou l’autre.
    C’est dans son propre intérêt. Il a été dit que ce zoom souffrait d’un défaut de conception mécanique.
    Wait and see...

  • Relativisons, pour ma part, un 24 F1.8 et un 85 F1.8 font le même travail si on est un peu attentif au cadrage et ça coûte bcp moins cher !!

  • @2
    L’ancien n’etait pas bon non plus dans les angles aux focales extrêmes et il souffrait aussi d’un,probleme "mécanique" .....

  • @4 :

    Relativisons, pour ma part, un 24 F1.8 et un 85 F1.8 font le même travail si on est un peu attentif au cadrage et ça coûte bcp moins cher !!


    Pour ma part j’ai absolument besoin de zooms, quand il me faut 65 mm le 24 ou le 85 ne vont pas. De plus changer d’objectif fait perdre du temps, d’où on rate certains sujets fujitifs.

  • Bref au vu de ce test, que je suis bien content d’avoir un Fujifilm X-T1 (440g) avec son zoom XC 16-50mm stabilisé (195g), ce bestiau de 24-70mm pesant 1070g ! (s’il était excellent OK, mais là !).

    Sans parler de l’Olympus Zuiko 12-40 mm f:2,8, bien meilleur, bien moins cher, bien plus léger et discret !

    Nikon veut se suicider ou quoi ? Supers boitiers (D610 etc.), mais côté zoom trans-standard ça coince, dommage (j’ai eu un D80, un D90 puis un D7000)

  • Ah, revoilà nos MFTistes !
    Et comme d’habitude, vous comparez des objectifs qui ne sont pas comparables.
    Le 12-40/2.8 MZD équivaut en réalité à un 24-80/5.6 (capacité à collecter la lumière et PDC).
    À ce compte, on pourrait aussi aborder les zooms ultralumineux f/1.8-2.8 des compacts 1"...

  • @eric-p :

    Le 12-40/2.8 MZD équivaut en réalité à un 24-80/5.6 (capacité à collecter la lumière et PDC).


    Pour la PDC OK (mais moi au contraire j’ai besoin de beaucoup de PDC), par contre pour la luminosité, par exemple :
    - Nikkor 24mm f:2,8 sur D610 : je photographie un sujet à 1/125e de s à f:2,8
    - pour le même sujet avec un 12 mm f:2,8 M43 sur un E-M5 je devrais donc être au 1/30e de s à f:2,8 pour la même luminosité (car 2 IL entre 2,8 et 5,6) ?! Quel est donc cet étrange phénomène ?

  • @7 @8
    Je crois que ce qui s’exprime là est un constat : nikon (et peut être bien canon aussi) n’arrive pas à répondre aux demandes de certains photographes. Voyez déjà le frein énorme des canonikon au développement d’optiques grandangulaires lumineuses alors que ce marché est de très loin le plus important (85 %). C’est pourquoi les amateurs se tournent vers d’autres formats plus modestes mais bien plus compétitifs d’une certaine manière en offrant du matériel à la.fois lumineux (c’est tout relatif) et compact. C’est bien le refus de canonikon d’investir dans la.production de ces optiques (argument majeur avec l’encombrement) qui chasse les clients vers Fuji ou panolympus ....

  • Au sujet de la "perte de lumière" sur un Micro 4.3 le phénomène n’existe tout simplement pas...si à 100 ISO vous êtes à 1/125 f/2.8 ...vous serez toujours à 1/125 f/2.8 que ce soit sur un moyen format, un 24 x 36, un APS, un Micro 4.3 ou un compact...ou encore un argentique 100 ISO. Pour avoir en archives des milliers de mesure sur mire on peut voir d’un appareil à l’autre des variations d’exposition à même ouverture autour de 1/3 d’IL, jamais plus sauf appareil en panne ;o)
    En revanche question cadrage si vous cadrez à même distance le même sujet d’une part avec un 12 mm à 2.8 sur Micro 4.3 et d’autre part avec un 24 x 36 de 24 mm de focale, la profondeur de champ de votre 12 mm à 2.8 équivaut à celle du 24 à 5.6.

  • Monsieur JMS,

    Un 12-40/2.8 MFT ne collecte pas la même quantité de lumière qu’un 24-70/2.8 FF
    à ouverture identique ET couverture angulaire identique pour la bonne raison que le diamètre des pupilles d’entrée
    n’est pas le même.
    Il en résulte que l’image obtenue sur MFT est plus bruitée que sur FF pour une même sensibilité iso.
    DxO ne dit pas autre chose dans ses tests avec le fameux paramètres "low light"
    (sensibilité isos pour un rapport S/B =35 dB) qui est à peu près proportionnel
    à la surface du capteur (à technologie égale bien entendu) :

     390 isos pour du 1" FSI (Sony RX 100 i & II)
     540 isos pour du 1" BSI (Canon G3X)
     800 isos pour du MFT Exmor "high end" (Panasonic GX8)
     1400 isos pour de l’APSC "high end" FSI (Nikon D5500)
     3280 isos pour le FF "high end" (Nikon Df en attendant les D5 & 1D-X Mk II)

  • @12 :

    Un 12-40/2.8 MFT ne collecte pas la même quantité de lumière qu’un 24-70/2.8 FF


    Ca n’a rien à voir avec l’objectif ; c’est tout simplement que le capteur MFT est beaucoup plus petit que le 24X36, donc évidemment moins bon en basses sensibilités etc.
    Ce que vous voulez dire j’imagine c’est que pour avoir les même performances en basse sensibilité avec un MFT il faut un objectif ouvrant de 2 ou 3 diaphs de plus par rapport à un 24x36, pour être à maximum 800 ISO en MFT alors qu’en 24x36 on est aussi bon à 3200 ISO voire plus.

  • @eric-p :
    Vous vouliez dire : "capacité DU CAPTEUR à collecter la lumière", qui évidemment est moins bonne en MFT qu’en 24x36.
    Les tests montrent bien qu’un E-M5 MKII est "bon" jusqu’à environ 1600 ISO, contre 6400 ISO voire plus pour un bon 24x36.

  • Sur la quantité de lumière cela n’est pas lié à l’objectif mais au capteur : si un capteur micro 4/3 dispose de photosites de même taille qu’un capteur MF, le bruit sera le même à technologie égale. Evidemment, la définition du micro 4/3 sera bien plus basse à Ropt (résolution optique) identique. C’est exactement le même raisonnement qu’en argentique entre un 24 x 36 et une chambre 4x5" avec la même émulsion : à 100 ISO à exposition identique le grain est invisible sur le 4 x 5 " pour un agrandissement A2 alors qu’il est bien dessiné à partir du négatif 24 x 36.

  • @LD 31

    Le nombre total de photons récoltés pour un objectif de focale F mm à F/n (de couverture angulaire X)pour un temps de pause T
    est 4x plus petit que celui récolté par un objectif de focale 2xF /n (de même couverture angulaire )pour une exposition de durée identique.

    Dit d’une autre manière, un objectif de focale 100/2.8 de couverture angulaire X récolte la même quantité de photons pour
    une durée d’exposition T qu’un 200/5.6 de même couverture angulaire mais étalé sur un capteur de surface 4x plus grande.
    On doit donc monter la sensibilité isos sur le grand format mais in fine le rapport S/B est le même dans les 2 cas.

    Donc un 35-100/2.8 en MFT fait exactement le même travail qu’un 70-200/5.6 en 24x36.
    Il y a quand même une différence en faveur du 24x36 :
    Votre 70-200/5.6 en 24x36 nécessite en principe moins de lentilles pour corriger les aberrations géométriques qu’un
    35-100/2.8 sur MFT et les gains de poids vantés par le MFT ne sont pas du tout évidents :

    Le site DxO permet d’ailleurs de comparer (par exemple !)
    le 55-200/4.5-5.6 USM canon basique à 230 $ , formule optique à 13 lentilles(aujourd’hui discontinué) avec le 35-100/2.8 Lumix beaucoup plus complexe, 18 lentilles et annoncé à 1300 $ !!!
    (que JMS vient de d’ailleurs de tester ).

    Eh bien, malgré la présence de verres spéciaux sur le Lumix, celui-ci a du mal à prendre l’avantage sur le canon !!!
    Pour le poids et l’encombrement, c’est kif-kif !

    Si Canon le voulait (mais évidemment ils ne le feront pas !), ils pourraient très bien remettre ce zoom au goût du jour en y ajoutant 1 ou 2 lentilles UD, et il reprendrait nettement l’avantage sur le Lumix...

  • @eric-p

    Votre 70-200/5.6 en 24x36 nécessite en principe moins de lentilles pour corriger les aberrations géométriques qu’un 35-100/2.8 sur MFT et les gains de poids vantés par le MFT ne sont pas du tout évidents :


    Vous oubliez un "petit" détail : sur un hybride (comme sur un Leica M), l’absence de miroir permet d’avoir les lentilles tout près du capteur. Comparez les usines à gaz (retrofocus etc.)que sont les optiques grand angle en 24X36 reflex par rapport aux équivalents en hybride.
    Par exemple citez moi un équivalent 24x36 (donc un 15-36 mm) du Fujinon XF 10-24 mm f:4 stabilisé, qui est très bon, peu encombrant et ne pèse que 410g ? (et il ne coûte pas 2000 € !)
    (je n’ai ni un 24x36 ni un MFT, j’ai un Fujifilm X-T1, donc je ne "milite" pas)

  • @LD 31

    Ah mais Monsieur LD31 ne sait pas tout !
    Les gains de poids et d’encombrement sur les Leica M, c’était valable en argentique et uniquement pour les GA !
    Si vous comparez le 90/2 cron asph M avec le 90/2 cron Asph R pour reflex, c’est le même poids : 500g (Pardon 512g pour le reflex).C’est un peu normal, ils partagent la même formule optique !

    Pour ce qui est du numérique, la comparaison reste valable pour les capteurs spéciaux utilisés sur les Leica M9 et suivants grâce à quelques astuces :
    - Pas de filtre AA
    - Filtre IR directement intégré au capteur
    - réseau de microlentilles décalé pour améliorer la réception des faisceaux incliné à 35º dans les coins du capteur
    - traitement spécial par voie logicielle du décalage des couleurs et du vignettage pour chaque objectif GA Leica
    (Les objectifs GA Leica ont tous un code spécifique lu par le boîtier.)


    En ce qui concerne les optiques mirrorless, les téléobjectifs et les objectifs standards sont plus longs et plus lourds
    que les équivalents pour reflex à une exception près (Le récent 70-200/2.8 GM Sony est aussi long/léger que les modèles équivalents reflex...au prix d’une plus grande complexité technique-présence d’unasphérique dans la formule optique du Sony-).

    En ce qui concerne les GA /zooms GA, l’absence de miroir n’a pas apporté
    tous les gains escomptés en terme de poids /encombrement.

    2 exemples : 35/1.4 Zeiss Sony FE Vs 35/1.4 L II EF Canon

     130 mm d’encombrement total (depuis le plan focal ) pour le Zeiss
     150 mm d’encombrement (depuis le plan focal) pour le Canon

    Physiquement parlant, le canon mesure 105.5 mm Vs 112 mm pour le Zeiss/Sony

    Le poids ? 630g pour le Zeiss/Sony Vs 760g pour le Canon.

    Les performances ? Elles sont à l’avantage du Canon (aussi bien à PO que dans les ouvertures moyennes)
    DxO évalue le piqué du Canon à 37 p-Mpix sur 5DsR (La meilleure finesse du capteur Canon n’explique pas tout)
    Vs 23 P-Mpix.

    Notez que le Zeiss/Sony est beaucoup plus lourd/encombrant qu’un 35 Lux asphérique voire un 35/1.4 ZM.

    Pourquoi Le Zeiss Sony 35/1.4 FE est-il si lourd et si encombrant par rapport aux modèles équivalents chez Leica ?
    Pour plusieurs raisons :

    1-Sony n’utilise pas les mêmes technologies que Leica sur ses capteurs car celles-ci sont bien évidemment brevetées.
    Sony est donc obligé d’utiliser des capteurs classiques pour reflex qui supportent mal des rayons inclinés de plus de 20º (contre 35º).
    Ce petit détail a son importance ; il oblige les opticiens à concevoir des GA dont la pupille de sortie sera située à
     60-65mm du plan focal (Leica peut se contenter d’une pupille de sortie située à 30mm du plan focal)
    d’où la nécessité d’un effet rétrofocus plus poussé et donc une optique plus encombrante ...et lourde.

    2-Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les technologies utilisées par Leica ne sont pas sans inconvénients.
    On note en particulier des effets redshift en bordure d’image dans certaines conditions de PDV.
    Sony préfère les éviter...

    3-Faire un choix de rayons moins inclinés a aussi quelques avantages sur le vignettage (sur les optiques GA Leica,
    il reste toujours > 1 IL de vignettage dans les angles (du fait de la loi de Lambert), même en vissant et la correction logicielle n’est qu’un pis aller.
    Pour des rayons inclinés de 20º le vignettage dû à la loi de Lambert est relativement négligeable ( 1/3 d’IL).
    Il a également des avantages en terme d’homogénéité,les rayons inclinés ayant tendance à provoquer plus d’astigmatisme que les rayons qui sont moins inclinés (ceux des reflex).

    4-Les formules non rétrofocus ne sont plus en honneur de sainteté chez les opticiens et on leur préfère de plus en plus des formules rétrofocus ou semi-rétrofocus (y compris chez Leica !!!) parce que celles-ci sont plus efficaces.

    2ème exemple : 16-35/ 4 OSS Sony FE Vs 16-35/4 LIS EF Canon

    518g pour le Sony, 615g pour le canon

    Une formule simplifiée pour le Sony Zeiss (12/10 Vs 16/12 pour le canon).

    On pourrait également croire que l’absence de miroir apporte des gains mais il n’en est rien ;
    ces gains de poids et d’encombrement ont été obtenus au détriment des performances optiques du Sony Zeiss :

    - Plus de distorsion à 16mm et 35mm pour le Sony /Zeiss

    - Un piqué en retrait par rapport au canon :
    DxO a évalué ce zoom à 16 P-MPix le zoom Sony Zeiss
    Vs 23 P-Mpix pour le Canon.

    Notez également que le Canon offre moins d’AC (moyenne de 6 microns Vs 13 microns pour le Sony /Zeiss).

    Accessoirement, le Sony /Zeiss est plus cher.
    Bref,le reflex , y’a moins bien mais c’est plus cher ! ;-)

    Pour ce qui est du 10-24/4 OIS Fuji que vous évoquiez, le problème est toujours le même :
    Fuji propose des zooms étendu...en profitant de l’opportunité de la correction logicielle de la distorsion intégrée au boîtier, ce que les acteurs du reflex se refusent à faire (pour éviter l’inconfort engendré par la visée optique ...mais aussi par les pertes d’homogénéités engendrées par la correction logicielle.
    On comprendra ainsi que Canikon se refusent à produire des zooms GA démarrant à 15mm et se terminant à 35mm,..

  • @JMS

    Pour vous démontrer l’efficacité in-dis-cu-table de la meilleure sensibilité du FF Vs APSC ou MFT, je vous propose un test très simple : Le test des étoiles !

    Vous prenez un PanaGX8+25/1.4, un X Pro-2 +35/1.4 et un Canon 5d Mk III+ 50/1.4 et vous photographier à PO un même champ
    d’étoiles sur Le pic du midi (ou une région épargnée par la pollution lumineuse) à 100 isos durant disons 10" (le ciel bouge peu sur un tel temps de pose).

    Selon mes toutes dernières prévisions astrologiques, vous observerez :

    N étoiles sur le cliché réalisé au MFT,
    2.7 X N étoiles sur le cliché réalisé avec l’APSC
    et 8 X N étoiles sur le cliché réalisé au FF !!!

    Le FF, c’est sûr, c’est bôkou meilleur ! ;-)

  • @eric-p :

    Pour vous démontrer l’efficacité in-dis-cu-table de la meilleure sensibilité du FF Vs APSC ou MFT, je vous propose un test très simple : Le test des étoiles !


    C’est bien ce que JMS et moi essayons de vous dire :
    1. Le 24x36 est plus sensible que les capteurs plus petits (à génération égale), évidemment, pas la peine de test des étoiles.
    2. Et je comprends enfin ce que vous vouliez dire en 8. par "capacité à collecter la lumière" : c’est parce que, comme vous le savez, le "trou" d’un objectif pour capteur 24x36 est plus grand qu’un objectif pour capteur plus petit.
    Par exemple :
    - un 100mm f:4 a un trou (en simplifiant) de 100/4 = 25 mm de diamètre,
    - alors que son équivalent (en angle et en luminosité) en micro 4/3, un 50mm f:4, a un trou de 50/4 = 12,5 mm de diamètre.

  • @eric-p :
    Evidemment le 24x36 c’est plus sensible etc. mais je vous mets au défi de me trouver l’équivalent 24x36 en poids et en qualité de l’équipement ci-dessous que j’emporte en montagne (il me faut la stabilisation, et un (bon) viseur 100% avec horizon (niveau) et quadrillage) :
    - boitier Fujifilm X-T1 : 440 g
    - zoom XC Fujinon 16-50 mm : 195 g
    - zoom XC Fijinon 50-230 mm : 375 g
    Total 1010 g pour couvrir les focales de 24 à 350 mm en équivalent 24x36.
    En prime ces zooms me sont revenus neufs à 300 € les DEUX ! (achat d’un kit X-M1 puis revente du boitier seul).
    Aucun des boitiers "légers" (vers les 600g) en 24x36 n’a de viseur 100% avec quadrillage et niveau.

  • Fastoche !
    Je prends un 6D + 28-300 PZ Tamron= 760g +540g =1300g !
    On concède la focale 24mm éq 24x36 ainsi que 45mm en longue focale mais ne me dites pas 290g est un obstacle insurmontable pour partir en montagne !

    Les arguments que vous utilisez sont conjoncturels.
    Canon pourrait très bien mettre un capteur 24x36 dans son petit boîtier 100D et il pèserait moins de 400g.
    Ils ne l’ont pas encore fait car leurs unités de production FF seraient sans doute incapables de suivre la demande.

    Quant à votre 50-230, c’est loin d’être un foudre de guerre.
    Il n’ouvre qu’à f/6.7 à 230mm...
    Là encore Canon pourrait s’amuser à proiduire ce genre d’objectifs en 24x36 en réduisant encore l’ouverture.
    Ils le font déjà malgré tout en APSC avec leur 55-250/4-5.6 IS STM ; ses performances sont aussi bonnes,le poids est le même que votre Fuji...mais il ouvre 1/2 diaph de plus à la focale maxi !
    Cherchez l’erreur...
    En ce qui me concerne, lorsque j’ai besoin d’une longue focale, je prends un 500 /6.3 cata (T8) : C’est petit, léger (630g) et il fait le job en poussant l’accentuation (à condition de faire une MAP aux petits oignons).
    Si vou voulez l’équivalent en APSC, il faudra chercher un 300/4 (en réalité un 330/4) pour retrouver le même champ et la même sensation en PDC. Il existe chez Nikon mais il est plus lourd et sensiblement plus long (ne rentre pas à la verticale d’un sac photo contrairement au Tamy) ou se sontenter des 300/4 courants dont le poids est double de celui du Tamy...

  • @21
    Sinon il y a aussi les mirrorless 24x36.
    Un A7 + 24-240=474g+780g=1254g, on se cassera pas une vertèbre pour autant et on aura un zoom tout en 1 !

  • @eric-p (23) :
    Bien vu ; votre proposition Sony Alpha 7 + Sony 24-240 tient la route.
    D’autant plus qu’en mode crop APS-C, le 240 devient un 360 mm, et évite les bords moins bons à cette focale (http://www.lemondedelaphoto.com/TEST-Sony-FE-24-240-mm-f-3-5-6-3,11491.html).
    En plus ce zoom ne coûte pas une fortune contrairement à d’autres zooms Sony.
    Et avoir un seul zoom c’est sympa ; j’ai raté pas mal de photos d’isards ou vautours car je ne randonne pas avec une longue focale en permanence sur le boitier. Avec ce 24-240 il suffit de tourner une bague.

  • @eric-p :
    Hélas le Sony 24-240 (et le Sony Alpha 7) doit être utilisé en RAW sinon bonjour l’aberration chromatique ! Je n’ai pas le temps de traiter des RAW, il me faut donc des JPEG direct (comme avec mon X-T1 sauf rares cas difficiles).

    Voici ce qu’écrit JMS dans son test des briques :
    "les angles perdent de la qualité à la plus courte et à la plus longue focale, notamment du fait des aberrations chromatiques très agressives à 24 mm et pleine ouverture".

    Je crains qu’un zoom bon de 24 à 240 mm (pour du paysage => angles bons aussi) ça n’existe pas ; il faut au moins 2 zooms pour une telle ampiltude.

  • @eric-p (22)
    Négatif, le Canon 6D ne me convient pas car il n’affiche pas l’horizon en cadrage vertical (!), or c’est là que je m’en sers le plus.

  • Tu parles d’un drame !
    Moi, pour mes tofs d’architecture, j’utilise...un niveau à bulle ! C’est facile, c’est pas cher et...

  • @eric-p :

    Tu parles d’un drame !
    Moi, pour mes tofs d’architecture, j’utilise...un niveau à bulle ! C’est facile, c’est pas cher et...


    Ah cette réponse je l’attendais !

    Je fais (c’est mon métier => souvent) des photos panoramiques stéreo à main levée en haute montagne dans des endroits délicats où j’arrive après 3 ou 4 heures de montée à pied ou à ski de randonnée => pas de pied.
    Moralité je DOIS voir l’horizon et le quadrillage DANS le viseur, pour pouvoir prendre un repère et reprendre la même série de photos (panoramique) après m’être décalé de quelques mètres.

    Cf. mon précédent bouquin : http://doldi.himal.free.fr/livrtls.htm
    http://www.amazon.fr/Toulouse-en-3D-Laurent-Doldi/dp/2951660049/