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Nikkor 105 mm f/1,4 : le prix du flou

27/07/2016 | Laurent Katz

Poursuivant le développement d’une famille de focales fixes ouvrant à f/1,4, ce petit (par la focale !) téléobjectif rejoint les 24 mm, 35 mm, 50 mm, 58 mm et 85 mm existants, pour un tarif élevé.

Présentation

Outre l’ouverture importante, ce 105 mm partage avec cette gamme d’optiques l’absence de stabilisateur. Pour le coup, Nikon indique avoir voulu limiter le poids et l’encombrement. Dont acte. Il est vrai qu’avec les performances d’un D5, d’un D500, d’un D750 ou d’un D810 il sera permis de porter les Iso à ébullition. Et à f1/4, les photons ne seront pas trop bridés pour assaillir le capteur.

L’optique cumule les technologies familières employées par Nikon. Usage de trois lentilles ED pour limiter les aberrations, motorisation SWM discrète pour l’autofocus, traitement des lentilles avant et arrière à la fluorine qui diminue l’accroche des saletés, traitement Nano Crystal contre le flare ou encore contrôle électromagnétique du diaphragme. L’objectif est jointoyé, pour affronter les environnements poussiéreux ou pluvieux.

JPEG - 88.6 ko
Un magnifique bokeh.
D810 à 320 Iso, f/1,4, 1/100s, document Nikon

Nikon revendique des performantes élevées au banc de mesure FTM, supérieures à celles du Nikkor AG-S 85 mm f/1,4 G lancé il y a six ans. Et bien sûr en grande progression sur le Nikkor AI-S 105 mm f/2,5 de 1981 et l’AF 105 mm f/2 datant de 1993. Tout cela histoire d’affronter la montée affolantes en définition des capteurs, quand Nikon reste scotché à 36 Mpxl (on ne dira pas seulement, car cette valeur est déjà remarquable) alors que la concurrence est passée à 42 ou 50 Mpxl et que les 80-100 Mpxl semblent en ligne de mire.

Ce qui va être intéressant est l’obtention d’un bokeh qualitatif, en photo de nuit, avec les taches lumineuses en arrière-plan, ou pour faire ressortir un sujet de son environnement. Jean-Marie Sepulchre est dans les starting-blocks pour un test. Quant aux photographes intéressés, ils mettent déjà les euros de côté pour fin août… 2 299 précisément.

- Le site de Nikon

Fiche technique Nikkor AF-S 105 mm f/1,4 E ED

  • Prix : 2 299 €
  • Type : téléobjectif à portrait
  • Focale : 105 mm
  • Monture : F, compatible 24x36 mm
  • Protection : poussières, ruissellement
  • Formule optique : 14 lentilles (3 ED) en 6 groupes, traitement Nano Crystal
  • Bague de mise au point : oui
  • Motorisation : SWM
  • Stabilisation : -
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diaphragme : 9 lamelles, circulaire
  • Distance minimale de mise au point : 1 m
  • Accessoires fournis : pare-soleil, étui souple, bouchons
  • Diamètre du filtre : 82 mm
  • Dimensions (L x ø)  : 106 x 94,5mm
  • Poids : 985 g

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  • C’est bien mais y en a des tas qui attendent (en vain ?) l’arrivée d’un grand angle lumineux pour les apsc.....
    raison pour laquelle de nombreux nikonistes ont switché vers Fuji.
    Neanmoins, pour la légèreté, je préfère le 85 mm, ou le 105 macro pour le vr. Je comprends qu’on s’émerveille devant cette optique , elle a intérêt à être bien meilleure que le 85 f1.8 qui est de loin le meilleur petit télé de chez Nikon.... Quand on sait qu’un 85 coûte moins de 400 euros...

  • C’est probablement une optique d’exception au vu des courbes MTF publiées ; j’attends avec impatience le test de JMS, qui devrait être bleu foncé partout :-( !
    Le prix est certes énorme (et suit malheureusement la tendance récente de Nikon) ... mais c’est surtout celui de la rareté (!)
    La gamme f/1.8 ne s’adresse pas au même public ; je garderais mon 85 AFS quoiqu’il arrive, c’est le meilleur rapport qualité/prix à ce jour et de loin.
    Note : on ne le trouve pas à moins de 400€ contrairement à ce qui est écrit dans le précédent commentaire (plutôt à moins de 500 € ou alors c’est du marché "gris").

  • @2
    vous avez raison pour le,prix, mea-culpa ! Il tourne aux environ de 530 euros mais comme il y a souvent des promos chez Nikon, on arrive à l’avoir souvent entre 450 et 500 euros, d’occasion entre 275 et 325 euros, ce qui est imbattable vu qu’il est meilleur que le f1.4

  • @l.katz
    des capteurs qui vont monter à 42 et 50 mégapixels
    ok mais combien d’optiques vont elles être capables d’être suffisamment définies pour affronter ces capteurs et combien d’auto focus seront ils assez précis pour ne pas créer du flou de mise au point ?? Déjà le d800 est sans pitié, que dire alors des futurs capteurs ? QUand on voit les tests de beaucoup d’optiques, on se dit que très peu vont tenir la route.... Enfin, certains tests d’appareils pourvus d’un capteur de 50 mégapixels dévoilent que les photos en réalité posent des problèmes de netteté (micro contraste) et que des capteurs moins gourmands sont plus performants. Pour terminer, ne soyons pas dupes, tout cela fait que le,marché évolue vers le très haut de gamme avec des boîtiers dépassant largement les 3000 euros, et des optiques qui pour être à la hauteur représenteront un investissement de minimum 1500 à 2000 euros par optique. La,photo de qualité va donc devenir de plus en plus un loisir de riches....

  • je ne pense pas que la photo de qualité dans futur sera fait pour les riches vous prenez n’importe objectifs même bas gamme vous fermez à f/8 il n’y a pas bcp de différence avec un haut gamme à la même ouverture j’ai 50mm f-1,4 je fais presque tout avec... paysages portraits, macro proxy photo de rue je lai payé 450 euros... le 105mm est un objectif professionnel ils ont besoin du piqué dès la pleine ouverture pour des travaux spéciaux

  • Le problème voyez vous, c’est que parfois on doit travailler à d’autres ouvertures que f8.
    c’est un peu comme si vous disiez qu’avec une dacia, je dois rouler à 50 km/h pour ne pas user ma voiture alors qu’à cent à l’heure je n’oserai jamais une Porsche ....
    Une bonne optique bien corrigée des aberrations chromatiques, des distorsions, etc, cela,se paie. D’accord les logiciels vont corriger les défauts, en tout cas une partie des défauts, et c’est un peu là dessus que les fabricants comptent pour masquer à l’évidence les manquements optiques. Regardez Sony qui fait de beaux boîtiers mais qui n’arrive pas à construire des optiques convenables, même les zeiss ont essuyé des critiques sévères. C’est le,logiciel de l’appareil qui en jpeg va corriger les horribles vignettages, etc.
    D’autre part, même pas 1 % des utilisateurs de matériel photo a besoin d’une définition dépassant 20 à 24 mégapixels. Cette course à la,définition est déprimante : elle,nous pousse à toujours acheter de l’informatique plus puissante, à perdre du temps lors du traitement des images, à acheter des optiques plus performantes, etc.
    En effet, personne ne contestera qu’avec le d800 par exemple, la,moindre erreur de MAP, la,moindre faiblesse optique se verra comme un gros bouton sur le,bout du nez....
    je plaide pour ma,part pour des boîtiers performants mais avec des capteurs ne dépassant pas maximum 20 mégapixels. Ce sont d’ailleurs ces capteurs là qui équipent les boîtiers professionnels (pour des raisons autres, la,vitesse) mais soit, c’est largement suffisant.....

  • Encore une réponse du berger à la bergère !
    En proposant un 105/1.4 AFS E, Nikon s’attaque au créneau de l’objectif à portrait de luxe.
    Le 85/1.4 AFS G était déjà une réponse honnête mais un peu courte par rapport à son principal concurrent proposant
    un 85/1.2 L USM. Ne pouvant porter l’ouverture de son 85 à f/1.2 pour des raisons techniques (sauf en retaillant la lentille arrière, bricolage inacceptable pour Nikon !), Nikon prend l’initiative de développer un 105/1.4 afin d’obtenir des flous d’arrière plan plus diffus que sur le 85/1.4 (à G équivalent)...voire le 85/1.2.
    Quant à la différence de pDC à G équivalent, elle est tout bonnement invisible dans la "réalité".
    On peut donc dire que ce 105/1.4 AFS E est la première réplique sérieuse à Canon sur ce créneau depuis 27 ans.
    Mieux vaut tard que jamais...

    Les performances ?
    Certainement meilleures que le 85/1.2 L II USM sans pelure d’oignon dans les taches lumineuses défocalisées
    (C’est peut-être pour cette raison que Nikon a renoncé à introduire des lentilles asphériques dans ses dernières optiques à portrait )
    Une aberration de sphéricité vraisemblement mieux corrigée (à en juger par la formule optique particulièrement musclée par rapport à la concurrence)...et dont on sait aussi que c’est le gros point faible sur le Canon.
    Un rapport de grandissement un poil meilleur (0.13 x Vs 0.11 x )
    Un AF avec motorisation ultrasonique à prise directe (ce que Canon est toujours incapable de faire sur son 85/1.2 !!!)
    Et enfin le traitement "N" dont l’efficacité a déjà été démontrée sur les objectifs ultralumineux (ce que le Canon concurrent n’a toujours pas )

    Le tarif ? Au risque d’en choquer certains, est "normal" compte tenu du créneau qu’il représente et du volume de vente limité de cet objectif.Les verres ED de ce diamètre ne sont pas gratuits...
    Au japon, il est 10% plus élevé que le Canon concurrent, ce qui est "raisonnable" pour une nouveauté.

    Il est néanmoins beaucoup moins cher que l’Otus 85/1.4 tout en disposant de l’AF/SWM
    (presque 4000 boules chez mon épicier du coin !)

    Les autres 85/1.4 ne jouent pas dans la meme catégorie...

    Le poids ?
    C’est à peine celui du canon concurrent... avec même 40g en moins tout en disposant d’une pupille d’entrée légèrement plus grande.
    L’encombrement ? 22 mm de plus que le Canon mais relativement plus compact qu’un 85/1.4 en terme de coefficient télé ;on est dans les clous...

    Conclusion : Nikon reprend enfin le leadership technologique sur ce créneau optique à une époque où il ne lui en reste plus beaucoup. On peut également parier que Canon ne mettra pas longtemps à répondre compte tenu des technologies supplémentaires dont il dispose en exclusivité (BR, asphériques de grand diamètre, meilleure DO,ASC, IS macro).

    Les efforts de Nikon pour redresser la barre "optique" sont louables mais insuffisants.
    Songez qu’on n’ a pas vu une seule innovation optique notoire chez Nikon depuis le traitement "N" de 2004
    quand son principal concurrent les aligne comme des perles...

  • @4
    Il faut relativiser le gain réel en définition apporté par les derniers capteurs de 42 et 50 mégapixels ; ce n’est jamais que 16% et 38% de pixels en plus respectivement que le 36 Mp et encore moins ramené en gain linéaire sur un tirage. Donc ce n’est pas si critique que cela pour les optiques.
    - C’est vrai par contre que le réglage de l’autofocus sera plus pointu pour en tirer le maximum.
    - Le d800 est sans pitié ... aussi à cause de l’amortissement de son miroir qui est perfectible ; mon D810 est beaucoup plus tolérant sur ce plan-là, y compris à des vitesses lentes et sans stabilisateur.
    - Même si le marché évolue effectivement vers le haut de gamme, la photo de qualité ne va absolument pas devenir de plus en plus un loisir de riches ... on fait d’excellentes photos avec le matériel actuel, avec un niveau de qualité inimaginable quand j’ai commencé la photo en 1980 :-).

    C’est d’ailleurs un des gros problèmes des constructeurs : le niveau de qualité atteint par le matériel est tel que son renouvellement sera inévitablement plus lent, en particulier pour le matériel pro et semi-pro qui a une durée de vie élevé (d’autant plus quand il est utilisé par des amateurs comme nous). Ils n’ont pas d’autres choix que de pousser vers le haut de gamme et de créer de nouveaux besoins : libre au consommateur de suivre ou pas.

  • @8
    On fait encore également d’excellentes photos avec du matériel argentique ; la qualité d’une photographie ne se détermine pas avec des courbes et des pixels...
    Certains d’entre nous préfèrent toujours ce mode traditionnel pour son rendu, son support matérialisé par un négatif qui peut être aussi numérisé offrant ainsi un archivage vraiment pérenne.
    La majorité des expositions présentant des photographies d’auteurs ayant travaillés en argentique obtiennent un succès incomparable et sont le plus souvent fréquentées pour la force qu’elles dégagent plutôt que pour les prouesses technologiques misent en oeuvre.
    Faire toujours plus net, lisse, dynamique n’a pas beaucoup de sens sauf à vouloir faire de le reproduction...

  • @9
    Vous rencontrez encore beaucoup de photographes pro en argentique, vous ???
    J’ai beau chercher les argentistes à la loupe dans les stades ou dans les studios, je n’en vois pas beaucoup...
    Je veux bien concéder quelques rares avantages restant (appareil plus simple, éventuellement totalement manuel,
    meilleur rendu des couleurs-amha-moins de vignettage pour certaines optiques, totale compatibilité des optiques avec les films modernes,...), pour le reste la messe est dite.

    Contrairement avec ce que LMDP/Laurent Katz suggèrent, les nouvelles optiques sont avant tout dessinées dans le but d’améliorer leur compatibilité avec les capteurs numériques modernes.
    Or, plus ces derniers sont fins, plus les défauts optiques sont visibles !
    De plus, le manque de sensibilité des films argentiques permettait d’effacer naturellement certains optiques (AC, aberration de sphéricité, coma dans une certaine mesure ).

    Il devenait donc impératif pour les opticiens de redessiner les "optiques problématiques" (en gros les GA/UGA ainsi que les objectifs ultralumineux.) afin d’effacer au mieux ces défauts désagréables.

    Il n’est pas certain en revanche que la différence de performance soit flagrante avec les optiques d’anciennes générations dans les ouvertures moyennes (f/5.6 et au delà).

    Pour ce qui est des résultats obtenus, personne ne se plaindra qu’on puisse aujourd’hui utiliser un f/1.4 dès la PO
    pratiquement sans arrière pensées (Voir par exemple les samples DPR pour les récents 35/1.4 FE & 50/1.4 FE qui parlent d’eux-mêmes)dans les conditions lumineuses les plus variées.
    On ne pouvait pas en faire autant à l’époque de l’argentique.

    Pour ce qui est de la "pixelrace", beaucoup de gens sont prêts à la suivre, histoire de tirer le meilleur parti de leurs optiques...mais aussi pour atteindre des performances réservées autrefois aux chambres 4"x 5" !
    Aujourd’hui, on peut obtenir de meilleurs résultats avec un 5DsR+300/2.8 LIS II que n’importe quelle chambre argentique...

  • Vous ne savez parler que de chiffres, de formules tandis que je vous parle de photographie d’auteur.
    Vous ne lisez pas correctement autrui tant vous êtes préoccupé par votre verbiage.
    Depardon, vient de sortir un film accompagné d’un livre, le tout réalisé avec du film mais c’est bien connu, cet homme n’est pas un "pro" comme vous dites...
    Vous êtes enfermés dans vos certitudes, vous êtes le nombril du monde.
    Pour votre instruction, je vous conseille de lire ceci car manifestement à part la technologie, le reste vous dépasse :
    http://www.lemondedelaphoto.com/Raymond-Depardon-Le-voyage-m-a,12293.html
    Extrait :
    "Sur Les Habitants, pendant le tournage, je m’ennuyais un petit peu et je voyais qu’autour de moi, il y avait des photos à faire. J’ai utilisé un film Kodak qui a la particularité d’avoir un rendu Tungstène, très doux. Au cours de mon projet sur la France à la chambre 20 x 25, j’ai confié à une chef opératrice française que six heures par jour, six mois par an, la France est tungstène. Elle m’a répondu que ce n’était pas possible, mais je lui ai dit que si, d’octobre à mars, six heures par jour, on est dans le tungstène, on a une lumière froide, plus douce. J’ai donc chargé mon Leica avec ce film, le même qu’il y avait dans la caméra."

  • Un artiste, je dis un artiste cherche un rendu personnel il ne cherche pas une photo parfaite, les défauts de l’objectif ou de l’appareil photo sont souvent des qualités recherchées exemple j’ai un mode haut lumière sur mon appareil qui donne un coté argentique aux photos que j’adore les appareils instantanés donnaient un rendu que beaucoup appréciaient maintenant ont recherche la photo parfait à force de chercher ont tue la photo quand voie les sites de photos connus le constat est là

  • @9 Votre commentaire me fait penser à ceux qui ne jure que pas le 33T en musique, dans le genre "néo-rétro".

    "On fait encore également d’excellentes photos avec du matériel argentique" > Bien sûr, encore heureux ! j’ai utilisé des boîtiers argentiques pendant 23 ans ... mais de là à dire que les photos argentiques sont de meilleures qualitativement, c’est évidemment faux.

    "Certains d’entre nous préfèrent toujours ce mode traditionnel pour son rendu" > Bien sûr, c’est un choix artistique qui se défend, mais qui n’est pas adapté à tous les sujets.

    "Son support matérialisé par un négatif qui peut être aussi numérisé offrant ainsi un archivage vraiment pérenne." > Absolument faux. Je prend de grandes précautions pour conserver mes négatifs et diapositives et je constate des dégradations même après 15 ans sur mes originaux. Du coup j’ai commencé à numériser mes meilleurs films depuis des années (ce qui demande du temps pour faire un travail correct). Heureusement que le numérique est là (!)

    "La majorité des expositions présentant des photographies d’auteurs ayant travaillés en argentique obtiennent un succès incomparable et sont le plus souvent fréquentées pour la force qu’elles dégagent plutôt que pour les prouesses technologiques misent en oeuvre." > C’est une appréciation très subjective et applicable aussi à des photos numériques. Notez que l’on peut aussi obtenir un bon rendu "argentique" à partir de numérique en utilisant DxO FilmPack, c’est assez bluffant !

    Pour revenir au sujet de l’article, cette nouvelle optique Nikon devrait repousser des limites technologiques et permettre de faire des photos différentes, aussi bien sur un boitier numérique qu’argentique. Ceci étant, je ne suis pas sûr que je gain en piqué sera 100% visible en argentique, même sur une Velvia 50 :-) !

  • @13
    Votre réponse n’est pas très pertinente :
    j’utilise aussi les formats numériques qui sont complémentaires dans certains cas ;
    Je n’ai jamais dit que l’argentique était meilleur ni qu’il soit adapté à tous les sujets ;
    Je n’ai jamais prétendu que l’argentique se prêtait à tout.
    A propos de la conservation des films, il y a des règles à respecter comme par exemple l’utilisation de boîte exemptes de colle pour l’entreposage ainsi que des conditions hygrométriques à respecter.
    "Notez que l’on peut aussi obtenir un bon rendu "argentique" à partir de numérique en utilisant DxO FilmPack, c’est assez bluffant !"
    Quel superbe paradoxe ;)
    Comme de nombreuses autres personnes vous ne lisez pas correctement puis vous interprétez...
    J’attirai seulement l’attention de "8" sur le fait que la qualité d’une photographie ne relève pas que d’un résultat chiffré.

  • @14
    "Comme de nombreuses autres personnes vous ne lisez pas correctement puis vous interprétez... J’attirai seulement l’attention de "8" sur le fait que la qualité d’une photographie ne relève pas que d’un résultat chiffré."
    Bravo, je vois effectivement que vous lisez aussi très attentivement les réponses ... vous n’avez même pas noté que @8 et @13 est la même personne (au moins je signe mes commentaires).

    "A propos de la conservation des films, il y a des règles à respecter comme par exemple l’utilisation de boîte exemptes de colle pour l’entreposage ainsi que des conditions hygrométriques à respecter." > Evidemment, c’est pour cela que j’ai indiqué que je prenais de grande précautions pour stocker mes films et diapo (mais puisque vous lisez très attentivement les réponses) ... ce n’est évidemment pas pour les stocker dans des boites basiques (d’ailleurs le problème n’est pas la colle mais la présence d’acide) ; c’est aussi le cas de mes tirages dans des boites Stouls et mes diapos sont stockées en paniers de projection pour laisser un film d’air tout autour. En général un photographe qui a 35 ans d’expérience essaye de ne pas faire de bêtise de conservation, vous ne croyez pas ?

    La conservation des films EST un vrai problème, malgré toutes les précautions que l’on peut prendre, en particulier pour des amateurs comme nous qui n’avons pas de stockage idéal (en particulier pour l’hygrométrie comme vous l’avez mentionné). Certes il a l’avantage du support physique, par opposition aux photos numériques dématérialisées, mais contrairement à une opinion rependue ce n’est absolument pas une garantie ultime. C’est bien pour cela que les banques d’images font aussi des duplications et des numérisations en parallèle.

    Je n’ai évidemment rien contre la photo argentique (je ressort mon vieux Pentax 6x7 de temps en temps rien que pour le plaisir), mais il ne faut pas prêter à la photo argentique des vertues qu’elle n’a pas.

  • @11

    PhilippeC a pratiquement tout dit.
    Contrairement à ce que vous dites, je ne m’en tiens pas qu’aux chiffres et aux analyses ; j’apprécie également le travail
    que les photographes obtenaient en argentique.
    Vous parlez de Depardon...tout en oubliant de dire qu’il s’agit d’un vieux Monsieur qui a pignon sur rue et qui n’a plus rien à prouver.
    D’autres grands noms de la photographie argentique sont passés au numérique depuis longtemps (Salgado,YAB,...)
    Pour les jeunes photographes, la concurrence est rude et il faut beaucoup de travail pour se faire remarquer...et donc
    le numérique devient incontournable (même s’ils peuvent utiliser l’argentique en complément).

    Pour les photographes adeptes des chambres ( Jock Sturges,....), ils utilisent aussi le numérique en complément mais font de la chambre car leur réputation n’est plus à faire.
    C’est AMHA le seul secteur où l’argentique peut encore résister mais pour combien de temps ?
    En début d’année un industriel américain a présenté une chambre 9" X 11" numérique CMOS de... 12 MP !
    Ce n’est qu’un début...

    Tout récemment, Polaroïd a annoncé la fin des plaques instantanéees pour le 20"x 24" faute de demande.
    ça sent le sapin !

  • @ PhilippeC
    Oui, le 33T est supérieur ; vous avez sans doute du cérumen dans les oreilles.
    Non, 8 et 13 sont bien deux personnes distinctes.
    Non, nous ne prêtons pas à la photo argentique des vertues qu’elle n’a pas. Arrêtez de penser pour les autres.
    Oui, la photographie présente des problèmes de conservation mais avec les deux formats ; ils sont juste différents.

    @ EricP
    Salgado abandonna l’argentique à cause de nombreux soucis qu’il rencontrait dans les aéroports au passage des portiques (voir l’historique) et non par goût.
    Salgado fait aussi des copies argentiques en 4x5" d’après ses fichiers numériques car nombreux sont les collectinneurs et les galeristes qui restent attachés au film.
    Le monde des photographes professionnels ne se réduit pas à la seule existence de photographes connus, des photo-reporters, des photographes animalier & de paysages, de mariage, etc. ; nombreux sont ceux qui pour leur production d’auteur continuent à exercer avec des films parallèlement au numérique.
    Ces deux formats sont complémentaires et ne vous déplaise, l’argentique est toujours utilisé par des professionnels connus ou méconnus pour de multiples raisons même si la majorité des amateurs préfèrent appuyer de manière compulsive sur le bouton de leur dernier joujou numérique.
    Il n’y a pas qu’une vérité mais bien plusieurs et libre à chacun de choisir son format, son mode d’expression pour faire de l’image et encore parfois de la photographie.

  • Il serait vraiment souhaitable que MDLP rende l’affichage d’un pseudo obligatoire dans les commentaires : une partie de l’ambiguïté de cette discussion vient de là.

    "Oui, la photographie présente des problèmes de conservation mais avec les deux formats ; ils sont juste différents." > On est d’accord. Ce sujet a déjà été abordé dans MDLP et Workflow et mériterais sûrement un approfondissement et des idées à prendre.
    "Non, 8 et 13 sont bien deux personnes distinctes." > Désolé, relisez bien (2, 8, 13, 15, 19). Sujet clos pour ma part.

  • Tout ces commentaires pour la sortie d’un Nikon 105 f1.4, oulala.....
    l’image évolue et nous aussi..... C’est aussi simple que cela. Peu importe la technique. J’ai vu des portraits en noir et blanc fait avec du numérique et exposés en très grand format : personne ne pouvait dire si c’était fait avec de la pellicule ou avec du digital. Conclusion : utilisez la,technique que vous voulez, si le résultat est là.....
    ceci dit, je confirme, les disques vinyl ont un rendu acoustique et mélodique bien meilleur que les cd.....

  • @8
    en effet, les chiffres parlent d’eux mêmes. Seuls 7 % des acheteurs Nikon achètent du FF haut de gamme. 85 % achètent du Nikon DX, 5 achètent du DX pro et seuls 3 % achètent du FF "amateur". Avec des quantités pareilles, jamais Nikon ne baissera les prix de ses boîtiers FF. on est aussi très très loin de ce qu’eric P nous annonçait, à savoir que le,FF allait tuer le DX. On peut donc conclure :
    1. Malgré le manque d’optiques lumineuses en grand angle, les,gens’achetent’du DX
    2. Le FF reste cher donc il est moins vendu
    3. Qui va tuer le DX ? Sugg.estion : pas le FF mais bien les micro 4/3
    4. Oui, il est possible de trouver des optiques moins chères que les f1.4 etc mais cela reste quand même à un niveau élevé. Un simple 28 mm coûte quand même pour beaucoup une semaine de salaire.
    5. Le 105 f1.4 est une merveille technologique, il y en a d’autres’ Éric P a oublié le 300 f4 PF ! Mais il,faut reconnaître que canon a pris une sérieuse avance avec ses grand-angulaires stabilisés, pour ne citer qu’un exemple. Voyons sînikon nous proposera à la Kina un 19 à décentrement....

  • Ah, ça y est, ça recommence !
    Tout d’abord, je me demande d’où vous tenez vos chiffres.
    Sachez tout de même que le FF a largement évolué au cours de ces 4 dernières années pasant globalement de 2-3 %
    à 10 % de PDM . Quel progrès !
    Ensuite, si les PDM stagnent en FF, c’est dû tout simplement à l’incapacité technique de ramener le coût du capteur
    FF à 3x celui de l’APSC ; quand ce sera le cas, ils proposeront un reflex FF amateur à 1000 € et les PDM du FF repartiront
    à la hausse !
    C’est juste une question technique...et de volonté politique.
    Pour le moment, le reflex et le marché photo subissent une baisse de volume des ventes pour diverses raisons.
    Celà n’incite pas forcément les fabricants à investir.
    De plus, personne ne peut dire aujourd’hui si le marché reflex est capable de se maintenir face au mirrorless...

    Pour ce qui est des conséquences de la mutiplicité des formats, elles ne servent pas franchement les intérêts des industriels qui ont plutôt intérêt à travailler avec un seul format.

    Actuellement, Nikon en est à 3 formats et il est évident qu’il ne pourra courir après 3 lièvres à la fois jusqu’à la
    Saint Glin-glin ...

    En ce qui concerne le marché compact, tout le monde aura noté l’augmentation lente mais régulière du format des compacts. On est passé du 1/1.8" au 1" pour les compacts "experts" et on évoque à nouveau le retour de l’APSC pour
    un compact G1X chez Canon...

  • la photo et le portrait à F 1,4 c’est exceptionnel à chaque focale

    le seul bémol de ce 105mm pour le prix c’est la fabrication en Chine tout plastique.... le 85mm F1,4 est fabriqué au Japon, le f1,8 en chine l’un est en beau métal, l’autre en plastique.
    ceux qui n’ont pas l’usage du f1,4 ne peuvent comprendre...
    la focale de 105 est super, on a le choix entre ce 105, les 105 micro (un ais n’est pas cher et développe de belles images)
    les 180mm
    200mm

  • je ne pense pas que la photo de qualité dans futur sera fait pour les riches vous prenez n’importe objectifs même bas gamme vous fermez à f/8 il n’y a pas bcp de différence avec un haut gamme à la même ouverture j’ai 50mm f-1,4 je fais presque tout avec... paysages portraits, macro proxy photo de rue je lai payé 450 euros et c’est déjà pas cher pour une telle qualité ... le 105mm est un objectif professionnel ils ont besoin du piqué dès la pleine ouverture pour des travaux spéciaux...