Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Nikon Coolpix P900 : zoom 24-2000 mm

02/03/2015 | Pascale Brites

Certains constructeurs travaillent à améliorer la qualité d’image de leurs bridges, en augmentant la taille du capteur par exemple. Chez Nikon, c’est la taille du zoom qui augmente à chaque génération pour atteindre aujourd’hui le coefficient record de 83x, avec un équivalent 24-2000 mm.

Présentation

L’an dernier, Nikon annonçait le Coolpix P600, remplacé en début d’année par un P610 qui a conservé le zoom 60x équivalent 24-1440 mm. Ce n’était pas le plus impressionnant puisqu’il était dépassé par Canon avec son SX60HS, doté d’un équivalent 21-1365 mm en 24x36, ou encore Kodak avec le AZ651 et son zoom 24-1560 mm, tous deux présentant un facteur de zoom de 65x.
Le Coolpix P900 dévoilé aujourd’hui par la marque jaune vient donc placer la barre encore plus haut, affichant un imposant zoom 83x équivalent 24-2000 mm à l’ouverture glissante f/2,8-f/6,5.

Doté de la technologie Dynamic Fine Zoom, une fonction de zoom numérique aux algorithmes de calculs optimisés, le cadrage peut même être resserré jusqu’à l’équivalent d’un 4000 mm. L’objectif comprend seize éléments optiques, répartis en douze groupes, dont un élément en verre Super ED et cinq en verre ED. L’élimination du flou de bougé reprend les concepts du P610, associant stabilisation optique et réduction électronique du flou résiduel, dont le gain pourrait, selon la marque, atteindre cinq vitesses d’obturation. Le fût de l’objectif présente un poussoir qui complète la commande électrique de zooming du boîtier et peut également servir à piloter la mise au point en mode manuel. À côté d’elle, un bouton de retour rapide au grand-angle permet la rétractation rapide du zoom. Ce bouton pourra également être paramétré pour permettre d’atteindre automatiquement une focale donnée.

Au cœur de l’appareil, le capteur ne présente pas vraiment de surprise. Il s’agit d’un Cmos BSI de 1/2,3" de 16 Mpxl. Bien qu’associé à un processeur Expeed C2, on ne peut s’attendre à des miracles en termes de qualité d’image et surtout de montée de bruit en haute sensibilité. La visée s’effectue soit par l’intermédiaire du viseur électronique, un peu petit, 0,2", mais correctement défini puisqu’il affiche 921 000 points. Décollez l’œil du viseur et l’affichage basculera automatiquement sur l’écran orientable de 3", de 921 000 points également. Ce dernier est équipé de la technologie Clear View, d’un traitement anti-reflet et d’une bonne luminosité puisqu’il s’agit d’une technologie d’affichage RGBW affichant des points blancs en plus des habituels rouge, vert et bleu.
En vidéo, l’appareil autorise l’enregistrement de séquences en Full HD 60p. Son micro possède une fonction zoom, couplée à celle de l’objectif et permettant de limiter les bruits parasites lors de captures en longues focales.
Une fonction Timelapse est présente, ainsi que les Picture Control, un mode de mise au point manuelle avec focus peaking et des modes scènes dont les nouveau mode Lune et Observation oiseaux.
L’appareil possède également un GPS et une connexion WiFi NFC qui permettra de piloter et de récupérer les images de la carte en passant par l’application Wireless Mobile Utility de Nikon.

Disponible dès le 19 mars, son prix est annoncé à 599 €

- le site de Nikon

Fiche technique

  • Capteur : Cmos BSI, 16 Mpxl
  • Objectif : Zoom 83x, équivalent 24-2000 mm f/2,8-6,5
  • Macro : 1 cm
  • Stabilisateur : Optique
  • WiFi : Transfert de fichiers et contrôle à distance
  • GPS : Oui
  • Sensibilité : 100-6 400 Iso
  • Rafale : nc
  • Modes d’exposition : modes scènes, PASM
  • Vidéo  : Full HD, 60p
  • Moniteur : 3", RGBW, 921 kpts, orientable
  • Stockage : SD-SDXC
  • Alimentation : Accu Li-Ion EN-EL23
  • Dimensions : 139,5 x 103,2 x 137,4 mm
  • Poids : 899 g (avec accu et SD)
  • Prix : 599 €

Premier avis


Difficile de s’enthousiasmer à la vue de ce P900 qui semble avoir pour principal argument de faire plus gros et plus long que les précédents. Si les bridges ont toujours eu une place à part en raison de leur polyvalence, on assiste à une course déraisonnée au plus gros zoom, comme ce fut le cas il y a quelques années avec la définition des capteurs.
Et même si ce 24 – 2000 mm présente une large ouverture de f/2,8 à sa plus courte focale, celle-ci bascule ensuite rapidement à des valeurs critiques qu’un petit capteur de 1/2,3" ne saura compenser en augmentant la sensibilité.
Bien entendu, seul un test approfondi du Coolpix P900 nous permettra de juger de ses qualités intrinsèques et de ses aptitudes dans différents domaines de la prise de vue et nous ne saurions nous arrêter sur la prise en main peu encourageante que nous avons pu faire d’un modèle non définitif.
Néanmoins, il est certain qu’il faut arrêter de faire croire aux utilisateurs que cet appareil sera aussi à l’aise en macro qu’en sport, en scène d’intérieur qu’en astrophotographie ou encore en portrait qu’en reportage. Si les bridges possèdent bien l’avantage de leur polyvalence, il y a sans doute des limites à ne pas dépasser. Et à 83x, on est peut-être allé au delà.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



CEWE