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Nikon D3400 : sous le signe du partage

17/08/2016 | Benjamin Favier

Le remplaçant du D3300 est un reflex d’entrée de gamme classique. Comme les récentes productions de la marque, il est compatible avec l’application SnapBridge. Pour le reste, il ressemble beaucoup à son prédécesseur…

Présentation

Sur le segment amateur, les modèles se suivent et se ressemblent. Dévoilé plus d’un an et demi après le D3300, le D3400 n’apporte que très peu d’évolutions par rapport à son prédécesseur. La plus significative étant la compatibilité avec SnapBridge, service apparu sur le D500. Ainsi, le D3400 bénéficie une connexion Bluetooth « low energy »… mais pas de WiFi, présent sur le D500. Du coup, les possibilités sont plus limitées sur le petit dernier.

Il sera bien sûr possible d’envoyer des images vers un périphérique connecté, mais d’une définition limitée à 2 Mpxl, quand il est possible de partager les fichiers originaux sur le D500. Pas scandaleux vu la cible du reflex, qui souhaitera d’abord publier sur les réseaux sociaux, cette définition étant alors largement suffisante. Plus gênante est l’impossibilité de commander le boîtier à distance via SnapBridge, en l’absence de WiFi… Chaque possesseur d’un appareil Nikon bénéficie de 20 Go de stockage sur le Cloud Nikon Image Space (2 Go pour n’importe quel utilisateur).

Quant aux autres différences entre les D3300 et D3400, elles tiennent en quelques lignes. Si la définition du capteur demeure à 24 Mpxl – ce dernier étant toujours dépourvu de filtre passe-bas –, il sera cette fois possible de monter nativement jusqu’à 25 600 Iso, contre 12 800 Iso auparavant. Nous ne savons pour l’instant pas s’il existe une extension au-delà. Le mode Rafale est toujours bloqué à 5 im/s, mais il sera possible d’enchaîner seize vues d’affilée en Raw, contre onze sur le D3300. Le poids est légèrement revu à la baisse, le D3400 pesant 445 g, contre 460 g pour son prédécesseur (avec accu et SD). Enfin, le plus important sans doute, l’autonomie annoncée par Nikon progresse de manière spectaculaire, avec une capacité de 1200 vues, alors qu’elle était seulement de 700 sur le précédent reflex, avec le même accu, l’EN-EL14a.

Le reste des caractéristiques du D3400 est identique à celles du D3300. Le processeur Expeed 4 reste à la manœuvre. Hélas, l’écran de 3 pouces et 921 kpts n’est ni orientable, ni tactile. Le flash intégré ne pilote pas de flashs sans fil, le micro est toujours monophonique et la vidéo limitée à la Full HD (50 im/s).

Sortie prévue le 15 septembre, au prix, nu de 499 €. Un kit avec l’AF-P 18-55 mm f/3,5-5,6 VR sera proposé. Dans le même temps, Nikon dévoile deux zooms téléobjectif, en remplacement du 55-300 mm.

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La version stabilisée de l’AF-P 70-300 mm.

Il s’agit des AF-P 70-300 mm f/4,5-6,3G ED, l’un étant stabilisé (VR), l’autre non. Chacun bénéficie du moteur pas-à-pas « pulse », optimisé pour la vidéo. Le modèle VR sera vendu 399 €, celui dénué de stabilisation, 349 €. Malheureusement, étui et pare-soleil sont optionnels.

- Le site de Nikon
- Article mis à jour le 20/09/2017 à 14h35 (suppression de la mention d’une prise micro)

Premier avis

Nikon nous fait gentiment patienter jusqu’à la Photokina avec ce sympathique, mais limité, reflex d’entrée de gamme. Alors qu’il fallait passer par un dongle optionnel pour bénéficier d’une connexion avec le D3300, le D3400 fonctionne d’emblée avec SnapBridge. Cependant, il faut pondérer cette évolution, puisque l’ensemble des solutions offertes ne sera pas disponible, notamment le pilotage à distance de l’appareil, à cause de l’absence de WiFi. En outre, en 2016, l’absence de fonction tactile (le fait que le LCD ne soit pas orientable passe encore, puisqu’il ne faut pas « tuer » la série D5000) est difficilement compréhensible, le public visé étant a priori plutôt habitué à photographier avec des smartphones.

La qualité d’image devrait satisfaire le plus grand nombre, mais on ne peut ignorer la concurrence sur ce segment. Le Canon EOS 1300D ne devrait pas faire trop d’ombre au D3400, la plupart des caractéristiques étant en retrait. Par contre, l’offre en matière d’hybrides en dessous des 500 € constitue une sérieuse menace, même si la plupart sont vieillissants, comme le Panasonic GM5, l’Olympus E-PL7 ou le Sony A5100. Sauf si la visée reflex demeure une priorité. Nous attendons maintenant la rentrée avec impatience, en espérant du lourd du côté du plein format chez Nikon…

Fiche technique

  • Capteur : Cmos APS-C, 24 Mpxl, format 3/2
  • Protection du boîtier : -
  • Stabilisateur : -
  • Antipoussière : -
  • Wi-Fi, GPS : -
  • Bluetooth : oui
  • Définition maximale : [3/2] 6000 x 4000 pxl [pano] 1632 x 9600 pxl
  • Vidéo : 1080p (24, 25, 30, 50 ou 60 im/s, H.264), son mono
  • Sensibilité : Auto, 100 - 25 600 Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Raw + Jpeg, Mov
  • Monture : Nikkor F sans moteur
  • Mise au point : Détection de phase sur 11 zones (1 en croix) avec choix auto ou manuelle ; détection de contraste en visée LCD avec détection de visages, suivi 3D
  • Mode d’exposition : PSAM, scènes (6), auto, sans flash, filtres, guide
  • Type de mesure : Matricielle 3D II sur 420 zones, pondérée centrale, moyenne, ponctuelle
  • Vitesses : 1/4 000 à 30s, synchro X 1/200s
  • Rafales : 5 im/s (16 Raw)
  • Balance des blancs : Auto, préréglée, manuelle
  • Flash intégré : NG NC
  • Visée : Reflex optique par pentamiroir (95 %), grossissement 0,85x
  • Moniteur : LCD 3 pouces / 921 kpts
  • Stockage : SD - SDXC
  • Interfaces : USB/AV, HDMI, Microphone, Wi-Fi, griffe flash TTL
  • Alimentation : Accu Li-Ion EN-EL14a
  • Dimensions : 124 x 98 x 75,5 mm
  • Poids : 445 g (avec accu et SD)

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